Odefsey est approuvé pour le traitement du VIH au Canada : Ce qu’il faut savoir

Actualités internationales –27 mars 2017   Information crédible
Revue de presse de l’actualité VIH/VHC/ITSS
(Par : CATIE) 21-03-2017

En février 2017, Santé Canada a approuvé l’utilisation et la vente d’une combinaison à doses fixes de trois médicaments anti-VIH portant le nom de marque Odefsey. Fabriqué par Gilead Sciences, Odefsey devrait être prêt pour les commandes des grossistes et des pharmacies dans la dernière semaine de mars.

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Pourquoi bpifrance mise sur l'antirétroviral d'Abivax contre le sida

Actualités internationales – 12 janvier 2017    Crédibilité à vérifier
Revue de presse de l’actualité VIH/VHC/ITSS
(Par : L'Echo) 09-01-2017

Fondée fin 2013 par son président, Philippe Pouletty, la société Abivax décroche un financement de 8,4 millions d’euros de bpifrance pour accélérer le développement de sa plate-forme antivirale.».

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Que faire après une prise de risque ?

FAQ

Que faire après une prise de risque ?

Consultez un médecin le plus rapidement possible. Il évaluera le risque de transmission du VIH et, au besoin, il prescrira une prophylaxie post-exposition (PPE). Le service Info-Santé, accessible partout au Québec en composant le 811, peut vous indiquer où trouver un médecin sans rendez-vous.

La prophylaxie post-exposition (PPE) est un traitement combinant plusieurs antirétroviraux. Les médicaments doivent être pris à heures fixes, pendant quatre (4) semaines. La PPE peut empêcher l’infection au VIH après l’exposition au virus. Mais pour être efficace, elle doit être commencée le plus tôt possible, dans les 72 heures suivant l’exposition au virus. Le traitement doit être pris fidèlement jusqu’à la fin des quatre semaines. La PPE peut avoir des effets secondaires (vomissements, diarrhée, grande fatigue, etc.).

Où puis-je avoir accès à la PPE ?

Au Québec, la PPE peut être prescrite dans les urgences des hôpitaux et les cliniques spécialisées. Certains médecins sont encore réticents à prescrire la PPE pour une exposition non-profesionnelle. Mais les mentalités changent. Selon la combinaison des médicaments utilisée, le coût mensuel peut varier entre 1 100 et 1 500$ environ. À l'heure actuelle, ces traitements sont couverts par le régime public d'assurance médicament du Québec (RAMQ), pour une contributon maximale d'environ 86$. 

Pour trouver une clinique qui prescrit la PPE, nous vous invitons à consulter les ressources de votre région (bottin).

 

Quand passer un test de dépistage ?
Les plus récents tests de dépistage du VIH effectués à partir d’une prise de sang (tests standards) peuvent détecter la présence du VIH de 16 à 40 jours après une prise de risque. Ces tests détectent les anticorps du VIH ainsi que l’antigène P24. Toutefois, un test négatif après une période aussi courte n’est pas fiable à 100 %. Il est recommandé de passer un test de confirmation trois mois (12 semaines) après la prise de risque.

Les tests de dépistage rapide du VIH effectués en prélevant quelques gouttes de sang au bout du doigt (tests rapides) atteignent leur fiabilité maximale après une période de trois mois (12 semaines) après la prise de risque.

Vous voulez passer un test de dépistage du VIH ?

Dernière mise à jour : 11 juillet 2017

Pour en savoir plus

Antirétroviraux : médicament qui combat les rétrovirus, les virus à A.R.N. Le VIH est un rétrovirus.

Peut-on guérir du VIH/sida

FAQNon. À l’heure actuelle, il est impossible d’éradiquer complètement le VIH et de guérir le sida.Toutefois, les personnes vivant avec le VIH peuvent être traitées à l’aide d’une combinaison d’antirétroviraux. Dans la plupart des cas, le traitement contrôle efficacement la réplication du virus. Il réduit la quantité de virus qui circulent dans le corps (charge virale). Avec l’arrivée en 1996 des trithérapies, une combinaison de trois antirétroviraux, l’infection au VIH est devenue une maladie chronique. L’espérance de vie des personnes vivant avec le VIH est désormais comparable à celles des personnes non infectées.

Les antirétroviraux doivent être pris fidèlement tous les jours selon un horaire strict. À l’heure actuelle, une personne qui commence un traitement le poursuivra jusqu’à la fin de ses jours. Ces traitements sont coûteux. Les effets secondaires des antirétroviraux sont nombreux, et l'on ne connaît pas toujours l’effet de leur utilisation sur une très longue période. À cause de leur coût élevé, ces médicaments ne sont pas accessibles dans plusieurs régions du monde.

Les antirétroviraux disponibles actuellement ne permettent pas de guérir l’infection par le VIH. Le virus peut être toujours présent dans certains réservoirs du corps. On sait qu’il y persiste très longtemps. Le virus peut se réactiver si le traitement est interrompu ou s’il perd son efficacité. Bien utilisés, les antirétroviraux réduisent la réplication du virus. Ils permettent ainsi la reconstruction du système immunitaire. Ils améliorent la qualité de vie des personnes qui vivent avec le VIH et réduisent les risques de transmissions du VIH.

Le Patient de Berlin
En 2006, Timothy Brown, un homme séropositif atteint de leucémie, a reçu une greffe de moelle osseuse. Le donneur était porteur d’une mutation génétique rare (la mutation delta-32). Les porteurs de la mutation delta-32 ne possèdent pas le gène du récepteur CCR5, auquel le VIH doit s’accrocher pour infecter une cellule. Depuis cette greffe, Timothy Brown, que les médias ont rebaptisé le « Patient de Berlin » contrôle le VIH sans médication. Plusieurs années plus tard, le VIH demeure indétectable dans son sang et dans ses différents tissus (moelle osseuse, cerveau, côlon). Certains chercheurs ont cependant trouvé des traces d’ARN viral résiduel dans certains tissus de Timothy Brown. On ne sait donc pas s’il est réellement guéri. La thérapie utilisant les gènes est trop complexe pour être utilisée à grande échelle. Mais l’histoire du Patient de Berlin a ouvert de nouvelles pistes de recherche autour du récepteur CCR5.

Pierre-Yves, coordonnateur diffusion de l’information et soutien éducatif
Portail VIH/sida du Québec
Juillet 2012

Antirétroviraux : médicament qui combat les rétrovirus, les virus à A.R.N. Le VIH est un rétrovirus.