Témoignage: Comment dévoiler votre séropositivité à vos enfants

Actualités internationales – 28 septembre 2016 Témoignage ou opinion
Revue de presse de l’actualité VIH/VHC/ITSS
(Par : CATIE) 26-09-2016

« Jamais, pas question, jamais au grand jamais. » C’est là la réaction de Mary quand on lui a demandé si elle avait déjà songé à dire à ses trois enfants qu’elle vit avec le VIH. Mary et sa fille aînée Lydia ont quitté l’Afrique subsaharienne pour immigrer au Canada lorsque Lydia était encore bébé. Pour Mary, apprendre au début des années 2000 qu’elle était séropositive a été un moment extrêmement difficile dans sa vie mais elle était par contre très soulagée d’apprendre que son bébé n’avait pas contracté l’infection.

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Une personne séropositive peut-elle avoir des enfants ?

FAQOui. Il est possible pour une personne séropositive d’avoir des enfants. Elle doit cependant recevoir le soutien d’une équipe médicale.

Du côté des femmes séropositives
Plusieurs méthodes peuvent permettre à une femme séropositive de devenir mère sans transmettre le VIH à son partenaire. Lorsque la femme est traitée et que sa charge virale (quantité de virus dans le sang) est indétectable, certains couples, en concertation avec leur médecin, choisissent d’avoir des rapports non protégés lors des périodes d’ovulation. Mais pour réduire encore plus les risques de transmission, il est recommandé d’utiliser une insémination à la maison (au moyen du sperme du partenaire).

De nos jours, le risque de transmission mère-enfant (également appelée transmission verticale) se situe à moins de 1 % au Canada. Pour réduire les risques de transmission du VIH à son enfant, la femme séropositive enceinte doit bénéficier d’un suivi médical. Elle doit débuter un traitement avant de devenir enceinte ou avant la fin du premier trimestre de la grossesse, de façon à maintenir une charge virale la plus faible possible. Pendant l’accouchement, la femme reçoit également des antirétroviraux par voie intraveineuse. Dans certains cas, un accouchement par césarienne est recommandé, mais cette façon de faire n’est plus systématique. Après l’accouchement, le bébé prend des antirétroviraux pour une courte période. Le lait maternel est l’un des liquides biologiques qui peuvent transmettre le VIH. Dans certaines cultures, le fait de ne pas allaiter peut-être mal perçu. Mais pour protéger l’enfant, il n’est pas recommandé aux femmes séropositives d’allaiter leur enfant.

Du côté des hommes séropositifs
Un homme séropositif peut également devenir père sans transmettre le VIH à sa partenaire. Lorsque l’homme séropositif est traité et que sa charge virale est indétectable, le couple, en concertation avec leur médecin, peut choisir d’avoir des rapports non protégés lors des périodes d’ovulation. Toutefois, chez les hommes séropositifs traités et ayant une charge virale indétectable, le VIH peut être retrouvé dans le sperme dans environ 5 % des cas. Il y a donc toujours un risque de transmettre le VIH à une partenaire lors d'un rapport non protégé. Un homme séropositif ne souhaitant pas risquer de transmettre le VIH à sa partenaire peut avoir recours au « lavage de sperme ». Cette technique consiste à séparer le liquide séminal (qui peut contenir le VIH) et les spermatozoïdes (qui ne peuvent être infecté par le VIH). Ce service peut être offert au PVVIH dans certaines cliniques de fertilité. Il est offert à l’hôpital Saint-Luc (CHUM) et sera offert au Centre d’assistance à la procréation médicalement assistée au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine d’ici la fin de 2012. Le lavage de sperme est un service qui n’est pas couvert par le nouveau programme de procréation assistée du Québec. Les coûts sont d’environ 400,00 $ pour le lavage seulement. Des coûts peuvent s’ajouter pour les consultations, la conservation ou l’insémination.

Pierre-Yves, coordonnateur diffusion de l’information et soutien éducatif
Portail VIH/sida du Québec
juillet 2012

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