OMS: La résistance aux antibiotiques oblige à actualiser les recommandations sur le traitement de la chlamydia, gonorrhée et Syphilis

Actualités internationales – 27 septembre 2016  Information crédible
Revue de presse de l’actualité VIH/VHC/ITSS
(Par : OMS) 30-08-2016

L’Organisation mondiale de la Santé a publié de nouvelles directives pour le traitement de 3 infections sexuellement transmissibles (IST) courantes en réponse au problème de plus en plus préoccupant de la résistance aux antibiotiques.

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ITSS : gare à l'antibiorésistance

Actualités internationales – 13 septembre 2016 
Revue de presse de l’actualité VIH/VHC/ITSS
(Par : L'observatoire de la santé) 30-06-2016

Chlamydiose, syphilis, gonorrhée, trichomonase… Selon les dernières estimations, près de 357 millions de personnes contractent chaque année l’une de ces infections sexuellement transmissibles. Si de nombreux traitements existent, attention pourtant à l’antibiorésistance…

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La gonorrhée, la chlamydia et la syphilis de plus en plus résistantes aux antibiotiques

Actualités internationales – 08 septembre 2016   Crédibilité à vérifier
Revue de presse de l’actualité VIH/VHC/ITSS
(Par : Radio Canada) 30-08-2016

L'agence onusienne de la santé s'inquiète de trois infections transmises sexuellement courantes qui sont de plus en plus résistantes aux antibiotiques.

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Les risques du sexe oral

Actualités internationales – 06 juin 2016  Crédibilité à vérifier
Revue de presse de l’actualité VIH/VHC/ITSS
(Par : La Presse) 02-06-2016

Il n'existe pas de données fiables pour quantifier le nombre d'infections transmises sexuellement après une simple relation sexuelle orale au Québec. Or, plus les médecins cherchent la chlamydia, la gonorrhée ou la syphilis dans la gorge, plus ils la trouvent. Explications et nuances.

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La gonorrhée poursuit sa recrudescence en Ontario

Actualités internationales – 20 janvier 2016 Crédibilité à vérifier
Revue de presse de l’actualité VIH/VHC/ITSS
(Par : Sympathico.ca) 31-12-2015

Le nombre de cas d'infection à la gonorrhée continue d'augmenter en Ontario. La province a dénombré près de 6000 cas en 2014, une augmentation de plus de 40 % comparé à 2012. Selon le médecin responsable de la prévention et de la lutte aux maladies transmissibles de Santé publique Ontario, Dr Doug Sider, la tendance se poursuit en 2015.

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Gonorrhée

Neisseria gonorrhoeaeLa gonorrhée (infection gonococcique) est une infection transmissible sexuellement. La bactérie qui cause la gonorrhée peut infecter les parties génitales, la gorge ou l'anus (plus rarement d'autres parties du corps comme les yeux). Plusieurs personnes atteintes n'ont aucun symptôme. Il n'existe aucun vaccin contre la gonorrhée et une personne peut l'attraper  plusieurs fois.

Consultez la mise à jour (juillet 2013) : Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement : infections gonococciques

 
Description

L’infection gonococcique (gonorrhée) est d’origine bactérienne (Neisseria gonorrhoeae).

Il est possible d’être infecté à la gonorrhée lors :

  • D’une  pénétration du pénis dans la gorge, le vagin ou l’anus;
  • D’un contact de la bouche avec le pénis, la vulve, le vagin ou l’anus;
  • Du partage de jouets sexuels.
  • De l’accouchement, de la mère infectée à l’enfant

La période fenêtre pour pouvoir dépister une infection à la gonorrhée est de minimum 48 heures, la période optimale garantissant le résultat étant de 7 jours.

Il n'est pas nécessaire qu'il y ait éjaculation ou production de liquide pré-éjaculatoire pour que se transmette la gonorrhée.

Symptômes et complications

85 % des personnes infectées par le gonocoque sont des hommes. Seule une femme infectée sur deux présentera des symptômes.

Entre 2 jours à 5 semaines après l’exposition, peuvent apparaître des :

  • Pertes vaginales ou écoulements par le pénis ou l’anus
  • Picotements ou sensation de brûlure en urinant
  • Douleurs à la gorge, aux testicules ou dans le bas du ventre
  • Douleurs pendant les relations sexuelles
  • Saignements vaginaux après les relations sexuelles et entre les menstruations

Chez les nouveau-nés infectés, les symptômes sont :

  • Écoulement ou rougeur aux yeux (infection des yeux);
  • Septicémie (infection généralisée).

 AttentionCes symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la gonorrhée, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement.

 

Il est possible de transmettre la gonorrhée malgré l’absence de signes apparents.

Une gonorrhée non traitée peut entraîner, entre autres complications, une infertilité, une grossesse ectopique (grossesse dans les trompes de Fallope), des douleurs chroniques dans le bas du ventre, une infection de l’épididyme (canal spermatique), d’un testicule ou de la prostate.

Le risque de cécité pour les nouveau-nés infectés et non traités est élevé.

 
Prévention

Le condom, le préservatif féminin et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l’infection gonococcique lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Il n’existe aucun vaccin contre la gonorrhée qui est une infection bactérienne.

Le dépistage régulier (de 1x/an aux 3 mois), selon la fréquence des relations sexuelles permet de détecter l’infection malgré l’absence de symptômes.

 
Dépistage et traitement

Le dépistage diffère selon la présence ou non de symptômes.

En cas de symptômes apparents, un médecin doit effectuer des prélèvements à l’anus, au niveau du col de l’utérus chez les femmes, et faire un échantillon d’urine chez les hommes pour établir le diagnostic.

En cas d’absence de symptômes, un test par échantillon d’urine, prélèvement dans la gorge, l’utérus et l’anus sont nécessaires pour le dépistage.

Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaitre l’infection.

Le gonocoque a au fil du temps développé une résistance aux antibiotiques de plusieurs catégories. Seules les céphalosporines par injection intramusculaire seraient encore capables de venir à bout de l’infection.

Devant la difficulté des antibiotiques à pouvoir guérir l’infection, la prise des médicaments se fait de plus en plus par injection intramusculaire dépendamment de la partie du corps qui est infecté. Le meilleur outil contre la propagation de l’infection est alors l’utilisation du condom.

 

AttentionIl est préférable de ne pas avoir de contact sexuel pendant le temps de traitement (pendant 7 jours même dans le cas d’un traitement unidose ou par injection intramusculaire), pour ne pas transmettre la bactérie, et ainsi prévenir une seconde infection.

 
VIH et gonorrhée

Une gonorrhée non traitée facilite la transmission du VIH, en provoquant une inflammation des muqueuses (intérieur de la bouche, de la gorge, de l’anus, du pénis, du vagin), fragilisant ainsi les défenses naturelles (la peau).

Au niveau immunitaire, la gonorrhée amène le système à envoyer massivement les CD4+ sur la zone de l’infection pour combattre la bactérie.

Chez une personne séronégative au VIH infectée à la gonorrhée, le risque de contracter le VIH est alors jusqu’à 5 fois plus élevé.

Chez une personne séropositive au VIH, la gonorrhée accentue la charge virale du VIH des liquides génitaux ou anaux  jusqu'à 10 fois, augmentant ainsi le risque d’infectiosité de la zone concernée. L’infection sollicite plus fortement le système immunitaire, les exposants plus particulièrement aux complications.

 
Bon à savoir

Il ne faut pas uriner ou éjaculer deux heures avant de passer le test de dépistage ou de diagnostic, le passage des fluides nettoierait l’urètre des bactéries qui s’y seraient développées.

Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition ou non de symptômes.

Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une gonorrhée. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

Il est important lorsqu’on est porteur d’une infection telle la gonorrhée d’en informer le plus vite possible ses partenaires des 60 derniers jours, afin qu’ils puissent se traiter, se faire dépister et réduire la transmission de l’infection à d’autres.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué, ou encore par le Programme d’Intervention préventive auprès des personnes atteintes d'une ITSS et de leurs partenaires sexuels.

 
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