Gonorrhée

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DESCRIPTION

La gonorrhée (infection gonococcique) est une infection transmissible sexuellement. La bactérie qui cause la gonorrhée peut infecter les parties génitales, la gorge ou l’anus (plus rarement d’autres parties du corps comme les yeux). Plusieurs personnes atteintes n’ont aucun symptôme. Il n’existe aucun vaccin contre la gonorrhée et une personne peut l’attraper plusieurs fois.

Consultez la mise à jour (juillet 2013): Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement : infections gonococciques.

TRANSMISSION

​L’infection gonococcique est d’origine bactérienne (neisseria gonorrhoeae).

Il est possible d’être infecté à la gonorrhée lors :

– D’une pénétration du pénis dans la gorge, le vagin ou l’anus.

– D’un contact de la bouche avec le pénis, la vulve, le vagin ou l’anus.

– Du partage de jouets sexuels.

– De l’accouchement, de la mère infectée à l’enfant.

Il n’est pas nécessaire qu’il y ait éjaculation ou production de liquide pré-éjaculatoire pour que se transmette la gonorrhée. Il est possible de transmettre la gonorrhée malgré l’absence de signes apparents.

transmission gonorrhée
symptômes

SYMPTÔMES ET COMPLICATIONS

Statistiquement, il y a un écart élevé entre les hommes et les femmes porteurs de la bactérie, celle-ci touche beaucoup plus les hommes.

L’infection est souvent asymptomatique (aucun symptôme) chez la femme et symptomatique (présence de symptômes) chez l’homme. En effet, seule 1 femme infectée sur 2 présentera des symptômes.

Généralement, il faudra entre 2 à 7 jours pour que des symptômes apparaissent (s’il y a des symptômes), mais cela peut aller jusqu’à 5 semaines après l’exposition.

Les symptômes sont :

– Pertes vaginales ou écoulements vert-jaunâtre par le pénis ou l’anus.

– Picotements ou sensation de brûlure en urinant.

– Douleurs à la gorge, aux testicules ou dans le bas du ventre.

– Douleurs pendant les relations sexuelles.

– Saignements vaginaux après les relations sexuelles et entre les menstruations.

Chez les nouveau-nés infectés, les symptômes sont :

– Écoulement ou rougeur aux yeux (infection des yeux).

– Septicémie (infection généralisée).

picto-attention

Attention ! Ces symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la gonorrhée, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement.

Une gonorrhée non traitée peut entraîner, entre autres complications : une infertilité, une grossesse ectopique (grossesse dans les trompes de Fallope), des douleurs chroniques dans le bas du ventre, une infection de l’épididyme (canal spermatique), d’un testicule ou de la prostate. Le risque de cécité pour les nouveau-nés infectés et non traités est élevé.

PRÉVENTION

​Le condom interne ou externe et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l’infection gonococcique lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Il n’existe aucun vaccin contre la gonorrhée qui est une infection bactérienne. Il est donc possible pour une personne de contracter la gonorrhée plus d’une fois.

Le dépistage régulier (de 1 fois/an aux 3 mois), selon la fréquence des relations sexuelles permet de détecter l’infection malgré l’absence de symptômes.

moyens de protections
dépistage

DÉPISTAGES ET TRAITEMENTS

La période fenêtre pour pouvoir dépister une infection à la gonorrhée est de minimum 48h, la période optimale garantissant le résultat étant de 7 jours.

​Le dépistage diffère selon la présence ou non de symptômes. En cas de symptômes apparents, un médecin doit effectuer des prélèvements à l’anus, au niveau du col de l’utérus chez les femmes, et faire un échantillon d’urine chez les hommes pour établir le diagnostic.

En cas d’absence de symptômes, un test par échantillon d’urine, prélèvement dans la gorge, l’utérus et l’anus sont nécessaires pour le dépistage.

Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaître l’infection. Le gonocoque a au fil du temps développé une résistance aux antibiotiques de plusieurs catégories. Seules les céphalosporines par injection intramusculaire seraient encore capables de venir à bout de l’infection. Devant la difficulté des antibiotiques à pouvoir guérir l’infection, la prise des médicaments se fait de plus en plus par injection intramusculaire dépendamment de la partie du corps qui est infectée.

Le meilleur outil contre la propagation de l’infection est alors l’utilisation du condom.

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Attention ! Il est préférable de ne pas avoir de contact sexuel pendant le temps de traitement (pendant 7 jours même dans le cas d’un traitement unidose ou par injection intramusculaire), pour ne pas transmettre la bactérie, et ainsi prévenir une seconde infection.

gonorrhée et vih

VIH ET GONORRHÉE

Une gonorrhée non traitée facilite la transmission du VIH, en provoquant une inflammation des muqueuses (intérieur de la bouche, de la gorge, de l’anus, du pénis, du vagin), fragilisant ainsi les défenses naturelles (la peau).

Au niveau immunitaire, la gonorrhée amène le système à envoyer massivement les CD4+ sur la zone de l’infection pour combattre la bactérie. Chez une personne séronégative au VIH infectée à la gonorrhée, le risque de contracter le VIH est alors jusqu’à 5 fois plus élevé.

Chez une personne séropositive au VIH, la gonorrhée accentue la charge virale du VIH des liquides génitaux ou anaux jusqu’à 10 fois, augmentant ainsi le risque d’infectiosité de la zone concernée. L’infection sollicite plus fortement le système immunitaire, les exposants plus particulièrement aux complications.

BON À SAVOIR

Il ne faut pas uriner ou éjaculer 2 heures avant de passer le test de dépistage ou de diagnostic, le passage des fluides nettoierait l’urètre des bactéries qui s’y seraient développées. Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition ou non de symptômes.Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une gonorrhée. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

Il est important lorsqu’on est porteur d’une infection telle la gonorrhée d’en informer le plus vite possible ses partenaires des 60 derniers jours, afin qu’ils puissent se traiter, se faire dépister et réduire la transmission de l’infection à d’autres. Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué. Vous pouvez aussi remplir notre formulaire en ligne pour que nous notifions vos partenaires par messagerie texte.

ressources et liens

LIENS & RESSOURCES UTILES

​Vous trouverez ci-dessous une liste de ressources fiables sélectionnées par nos soins, pour vous aider à aller plus loin sur le sujet :

– Où se faire dépister pour les ITSS au Québec ?

Consultez notre carte interactive et mise à jour.

– Que faire après un diagnostic d’ITSS ?

Télécharger la brochure : Entre caresses et baiser une ITSS s’est faufilée : Il faut en parler

– Diagnostic de chlamydia, de gonorrhée, de syphilis ou de l’infection par le VIH :

Télécharger le Feuillet de notification du MSSS

– Le site du Ministère de la Santé du Québec concernant la Gonorrhée.