Gonorrhée

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DESCRIPTION

La gonorrhée (infection gonococcique) est une infection bactérienne causée par la Neisseria gonorrhoeae. La bactérie qui cause la gonorrhée peut infecter les parties génitales, la gorge ou l’anus – plus rarement, d’autres parties du corps comme les yeux. 

On remarque une augmentation constante d’infection à la gonorrhée depuis la fin des années 1990. En 2018, ce sont 7 520 diagnostics qui ont été faits.

Il n’existe aucun vaccin pour cette ITSS et il est possible de contracter cette bactérie plusieurs fois.

TRANSMISSION

Il est possible de contracter la gonorrhée lors :

– D’une relation sexuelle avec pénétration non-protégée ou sans l’utilisation adéquate d’un condom interne ou externe.

– De relations sexuelle orales (contact de la bouche avec les parties génitales ou l’anus) non-protégée ou sans l’utilisation adéquate d’une digue dentaire.

– Du partage de jouets sexuels.

– De l’accouchement, du parent à l’enfant.

Il n’est pas nécessaire qu’il y ait éjaculation ou production de liquide pré-éjaculatoire pour que la gonorrhée se transmette. Il est possible de transmettre la gonorrhée malgré l’absence de signes apparents.

transmission gonorrhée
symptômes

SYMPTÔMES ET COMPLICATIONS

L’infection à la gonorrhée est souvent asymptomatique. Malgré l’absence de symptômes, il est possible de transmettre la gonorrhée lorsque la bactérie est présente chez une personne.

Lorsqu’il y a des symptômes, ceux-ci apparaissent entre 2 à 7 jours après la transmission. Les symptômes seraient les suivants :

– Pertes vaginales ou écoulements d’un vert-jaunâtre par le pénis ou l’anus.

– Picotements ou sensation de brûlure en urinant.

– Douleurs à la gorge, aux testicules ou dans le bas du ventre.

– Douleurs pendant les relations sexuelles.

– Saignements vaginaux après les relations sexuelles et entre les menstruations.

 

Chez les bébés ayant la gonorrhée, les symptômes sont :

– Écoulement ou rougeur aux yeux (infection des yeux).

 

– Septicémie (infection généralisée).

picto-attention

Attention ! Ces symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la gonorrhée, il faut consulter un·e professionnel·le de la santé rapidement.

Une gonorrhée non traitée peut entraîner, entre autres complications : une infertilité, une grossesse extra-utérine (grossesse dans les trompes de Fallope), des douleurs chroniques dans le bas du ventre, une infection de l’épididyme (canal spermatique), d’un testicule ou de la prostate. Le risque de cécité pour les bébés infectés et non traités est élevé.

PRÉVENTION

Le condom interne ou externe et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l’infection gonococcique lorsqu’ils sont utilisés correctement et changés à chaque pénétration, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Il n’existe aucun vaccin contre la gonorrhée, qui est une infection bactérienne.

 

Le dépistage régulier est recommandé au moins 1 fois par année et, si possible, aux 3 mois, selon la fréquence des relations sexuelles. Les tests permettent de détecter l’infection malgré l’absence de symptômes.

moyens de protections
dépistage

DÉPISTAGES ET TRAITEMENTS

La période fenêtre pour pouvoir dépister une infection à la gonorrhée est de minimum 48h, la période optimale étant de 7 jours.

En cas de symptômes apparents, un·e médecin doit faire un diagnostic. Qu’il y ait la présence de symptômes ou non, des prélèvements seront faits selon les pratiques sexuelles. Le·la professionnel·le procédera à des prélèvements, au niveau de l’anus, du col de l’utérus, de la gorge ou par un échantillon d’urine pour établir le diagnostic.

Le traitement par antibiotiques est gratuit pour les personnes ayant accès à la RAMQ et permet de faire complètement disparaître l’infection. 

Au fil du temps, le gonocoque a développé une résistance aux antibiotiques de plusieurs catégories. Devant la difficulté des antibiotiques à pouvoir guérir l’infection, la prise des médicaments peut se faire par injection intramusculaire. Il est important d’avoir une bonne observance à son traitement pour éviter les résistances.

 

Le meilleur outil contre la propagation de l’infection est alors l’utilisation du condom interne ou externe ou encore de la digue dentaire.

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Attention ! Il est préférable de ne pas avoir de contact sexuel pendant le temps de traitement (pendant 7 jours, même dans le cas d’un traitement unidose ou par injection intramusculaire), pour ne pas transmettre la bactérie et ainsi prévenir une seconde infection.

gonorrhée et vih

VIH ET GONORRHÉE

Une gonorrhée non traitée facilite la transmission du VIH, en provoquant une inflammation des muqueuses (intérieur de la bouche, de la gorge, de l’anus, du pénis, du vagin), fragilisant ainsi les défenses naturelles (la peau).

Au niveau immunitaire, la gonorrhée amène le système à envoyer massivement les CD4+ sur la zone de l’infection pour combattre la bactérie. Chez une personne ne vivant pas avec le VIH et infectée à la gonorrhée, le risque de contracter le VIH est alors jusqu’à 5 fois plus élevé.

Chez une personne vivant avec le VIH, la gonorrhée accentue la charge virale du VIH des liquides génitaux ou anaux jusqu’à 10 fois, augmentant ainsi le risque d’infectiosité de la zone concernée. L’infection sollicite plus fortement le système immunitaire, les exposants plus particulièrement aux complications.

BON À SAVOIR

Il ne faut pas uriner ou éjaculer 2 heures avant de passer le test de dépistage ou de diagnostic : le passage des fluides risquerait de nettoyer l’urètre des bactéries qui s’y seraient développées. 

Les personnes ayant eu un contact avec un·e partenaire porteur·euse peuvent se faire prescrire le traitement antibiotique gratuitement, sans attendre l’apparition potentielle de symptômes. Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une gonorrhée. Il est donc possible de la contracter à nouveau.

Il est important, lorsqu’on est porteur·euse d’une infection à la gonorrhée, d’en informer le plus vite possible ses partenaires des 60 derniers jours afin qu’iels puissent se faire traiter préventivement, se faire dépister et réduire la transmission de l’infection à d’autres. Vous pouvez remplir notre formulaire en ligne pour que nous notifiions vos partenaires par message texte.

ressources et liens

LIENS & RESSOURCES UTILES

Vous trouverez ci-dessous une liste de ressources fiables sélectionnées par nos soins, pour vous aider à aller plus loin sur le sujet :

– Où se faire dépister pour les ITSS au Québec ?

Consultez notre carte interactive et mise à jour.

– Que faire après un diagnostic d’ITSS ?

Télécharger la brochure : Entre caresses et baiser une ITSS s’est faufilée : Il faut en parler

– Diagnostic de chlamydia, de gonorrhée, de syphilis ou de l’infection par le VIH :

Télécharger le Feuillet de notification du MSSS

 

– Le site du Ministère de la Santé du Québec concernant la Gonorrhée.

Références

  1. CATIE. (2016). La gonorrhée. Repéré à https://www.catie.ca/fr/feuillets-info/its/gonorrhee

  2. CATIE. (s.d.). Ce que vous devez savoir sur la gonorrhée. Repéré à https://www.catie.ca/fr/feuillets-info/its/gonorrhee/messages-cles-gonorrhee

  3. Gouvernement du Canada. (2011). Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Neisseria gonorrhoeae. Repéré à https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/biosecurite-biosurete-laboratoire/fiches-techniques-sante-securite-agents-pathogenes-evaluation-risques/neisseria-gonorrhoeae.html

  4. Gouvernement du Canada. (2013). Section 5-6 : Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement – Prise en charge et traitement d’infections spécifiques – Infections gonococciques. Repéré à https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies-infectieuses/sante-sexuelle-infections-transmissibles-sexuellement/lignes-directrices-canadiennes/infections-transmissibles-sexuellement/lignes-directrices-canadiennes-infections-transmissibles-sexuellement-34.html

  5. Gouvernement du Canada. (2019). Gonorrhée. Repéré à https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/gonorrhee.html

  6. Institut national de santé publique du Québec. (2019). Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) au Québec. Repéré à https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2612_infections_transmissibles_sexuellement_sang.pdf