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Description 

 L’herpès est une infection causée par le virus de l’Herpes simplex. Il en existe deux types. 

  • Le type 1, également appelé VHS-1 ou communément « feu sauvage », infecte principalement la bouche, mais peut aussi se transmettre aux organes génitaux et à l’anus.
  • Le type 2, également appelé VHS-2, se manifeste principalement aux organes génitaux. Il est très rare qu’il se transmette à la bouche.

Selon les chiffres de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans le monde, 3.7 milliards de personnes sont porteurs du type 1 ainsi que 417 millions de personnes du type 2. 
Les femmes, les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes et les personnes séropositives au VIH sont les plus touchées.

 

Transmission

L’herpès de type 1 ou de type 2 se transmet :

  • au cours de relations sexuelles orales, vaginales, anales avec ou sans pénétration 
  • lors d’un contact intime (peau à peau) avec une personne infectée présentant des lésions ou non
  • lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant dans de rare cas

Pour qu'il y ait une probabilité de transmission, il faut que 1. le virus soit actif au niveau de la peau de la personne porteuse et 2. une porte d'entrée au niveau de la personne non-infectée (petite lésion, plaie ouverte, muqueuse). 

Les probabilités de transmission sont plus élevées pendant les éruptions cutanées. Il peut aussi avoir une transmission du virus dans les 24h à 48h avant une pousée ou lors de la période d'excrétion asymptomatique. La période d'excrétion asymptomatique est le moment où le virus est présent au niveau de la peau, mais pas assez pour causer des symptômes perceptibles. Cette période ne peut être prédite dans le temps, mais surviendrait entre 3% et 1% du temps selon la durée de l'infection.  

 
Symptômes

Il est possible qu'il n'y ait aucun symptôme et que l'infection passe inaperçue.

Lors de l’apparition des symptômes, en majorité il y aura plus de récidives dans les cas de VHS-2 que de VHS-1.

L'herpès se caractérise par des éruptions (poussées ou épisodes) plus ou moins fréquentes. La première poussée accompagnée de symptômes est souvent diffuse, douloureuse et longue. Elle peut toutefois passer inaperçue chez certaines personnes. La présence de vésicules s’accompagne souvent de fièvre (réaction à l’infection par un virus), avec courbature et maux de tête.

Les poussées suivantes prennent parfois la forme de :

  • petites lésions (vésicules, cloques, ulcères ou petits cratères) douloureuses sur ou près des organes génitaux (pénis, testicules, pubis, vulve, vagin, anus), des cuisses ou des fesses
  • bouton de fièvre douloureux au niveau de la bouche, dans le cas du VHS-1
  • sensations de brûlure en urinant
  • douleurs 
  • fièvre
  • courbatures
  • maux de tête

Bien que ces symptômes peuvent être présents lors des récurrences, les épisodes suivants sont généralement moins longs, moins douloureux et les vésicules moins diffuses.

À la suite de la transmission, le virus rejoint un ganglion nerveux au niveau de la colonne vertébrale où il y est latent. Il se réactive lors des épisodes en cheminant vers la surface de la peau.

Dans certains cas, on observera jusqu’à plus de 6 poussées par an, et dans d’autres quelques épisodes dans toute une vie.

Les lésions sont annoncées par des signes avant-coureurs :

  • des picotements
  • des rougeurs
  • des brûlures
  • des cloques
  • des démangeaisons
  • des sensations de choc électrique

Ensuite apparaissent des douleurs locales, des vésicules puis des croûtes.

Attention ! Les femmes enceintes doivent signaler à leur médecin la présence du virus de l'herpès. Un suivi adéquat pourra ainsi être effectué. 

Environ 12 semaines après une première exposition, la personne développe des anti-corps et devient moins sujette à le propager vers d’autres parties du corps.

 
Prévention

Dès les premiers symptômes d’un épisode d’herpès, le risque de transmission augmente fortement. Certains facteurs favorisent l’arrivée des épisodes :

  • le stress ou le mode de vie
  • l’exposition au soleil
  • de la fièvre, ou autres problèmes affectant le système immunitaire
  • les règles menstruelles
  • des plaies ou blessures
  • la chirurgie dentaire

 

Il convient d’être vigilant et de pouvoir consulter son médecin rapidement. Un traitement antiviral par voie orale peut être donné en prévention afin de favoriser la guérison des lésions, diminuer le nombre de récurrences et minimiser les probabilités de transmission.

Le port du condom, du préservatif féminin, l’utilisation de la digue dentaire sont recommandés lors des rapports sexuels, particulièrement lors d’une crise d’herpès. La transmission opère lorsque la zone touchée est en contact avec la peau lésée (micro lésion, plaie, muqueuse), donc il convient de limiter les zones de contact (cuisses, pubis, fesses, scrotum, périnée). 

Lors d’un premier contact avec des lésions dues à l’herpès génital, il est possible d’adopter des réflexes pour limiter la transmission :

  • Éviter de se toucher les yeux après un contact (herpès oculaire)
  • Se laver les mains au savon et bien les sécher
  • Toujours maintenir sèche la zone de peau qui présente des lésions
  • Laisser les zones de lésions à l’air libre plutôt que recouvertes d’un pansement pour favoriser la guérison
  • Si le soin nécessite des contacts (changer une couche, par exemple), il est conseillé de recouvrir temporairement d’un pansement la zone d’éruption cutanée pour limiter la contamination
  • En cas d’herpès labial, ne pas partager de brosse à dents, éviter de se maquiller

Pour éviter la transmission lors de l’accouchement, une césarienne peut être préconisée. Un suivi médical rigoureux et la prise d'antiviraux aident à diminuer les probabilités de transmission.

On ne contracte pas le virus de l’herpès par les ustensiles de cuisine, par une poignée de main, dans l’eau du bain, par l’utilisation d’une même serviette de bain ou du siège des toilettes.

 
Dépistage et traitement

Le dépistage systématique de l’herpès n’est pas préconisé. Il convient d’en faire la recherche par prélèvement dans les 24h à 48h suivant l’apparition des symptômes pour en faire le diagnostic. Une prise de sang peut confirmer le résultat dans certain cas.

Il n’existe aucun traitement curatif ni vaccin contre l’herpès. Les traitements ont pour but d’enrayer les poussées cutanées, de limiter la fréquence des épisodes et les probabilités de transmission.

Le traitement préventif contre l’herpès peut s’étendre sur plusieurs mois. Il sera rarement prescrit si le ou la patiente présente moins de 6 récurrences par an. Cela est toutefois discutable avec votre médecin. 

La prise de médicament a pour objectif principal de diminuer l’intensité et l’inconfort des poussées d’herpès, d’en diminuer la fréquence et de limiter la transmission.

Le traitement régulier d’antiviraux empêchera la multiplication du virus dans l’organisme, mais ne peut le faire disparaître des ganglions nerveux. Il est possible que l’arrêt du traitement provoque une poussée d’herpès.

 
VIH et Herpès

L’herpès peut jouer un rôle important dans la transmission du VIH.

Les lésions cutanées (ulcération, vésicules, plaies croûtées) sur les organes génitaux sont des portes de sortie et d’entrée pour le virus du VIH ou d’autres infections.

Une personne infectée par le VHS-2 est de deux à huit fois plus exposée à une infection au VIH, dépendamment de la fréquence et de l'intensité des lésions.
Comme lors de toute infection ou lésion, des cellules immunitaires, dont les CD4, sont envoyées dans la zone atteinte. On observe alors un afflux des cellules porteuses du VIH ou susceptibles de se faire infecter.

Dans le cas d’une personne séropositive au VIH, le contact des cellules infectées avec les protéines du VHS a pour effet d’augmenter leur vitesse de réplication. La charge virale augmente alors dans les fluides génitaux ou anaux concernés par la zone lésée.

La probabilité qu’une personne co-infectée au VIH et VHS-2, sans symptômes, transmette le VIH est estimée 5 fois plus importante qu’une personne séropositive au VIH non infectée par l’herpès.

Une personne co-infectée par le VIH et le VHS-2 est exposée à des poussées cutanées d’herpès plus intenses et plus fréquentes.

 
Bon à savoir

Les personnes atteintes par l’herpès de type 1 ou de type 2 sont porteuses pour la vie.

Si deux partenaires sont porteurs du même virus  (VHS-1 ou VHS-2), il n’y a pas de risque de surinfection.

Même sans symptômes apparents, il est possible de transmettre l’herpès.

L’herpès a des impacts directs sur la relation de couple, et des effets psychologiques, affectifs, sociaux et sexuels, qui influent sur les comportements. N’hésitez pas à en parler avec votre professionnel de la santé, la prévention et la prise en charge précoce diminuent fortement l’impact de l’infection à l’herpès sur la vie quotidienne. Les services du projet Info-Herpès sont accessibles afin d'obtenir du soutien et de l'information. 

Des symptômes d’herpès (bouton de fièvre, feu sauvage, par exemple) chez un partenaire ne révèlent pas une infidélité. Le virus peut être latent pendant parfois plusieurs années avant de se réactiver au niveau de la peau.

 
Liens

 

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