FAQ

Que signifie le terme indétectable?

Le terme « indétectable » est utilisé lorsque la quantité de virus présents dans le sang (la charge virale) est très faible.

Les appareils de laboratoire actuels peuvent détecter le VIH à partir d'un certain seuil (20 ou 30 copies de virus par millilitre de sang, selon le test). En bas de ce seuil, on dit que la charge virale est indétectable. Dans certains contextes ce seuil peut atteindre les 200 copies.

La mesure de la charge virale est effectuée à l’aide d’une prise de sang. Elle fait partie du suivi régulier d’une personne vivant avec le VIH. L’objectif du traitement antirétroviral est d’atteindre une charge virale indétectable. Cela indique que le VIH est moins actif dans sa réplication. Et ce ralentissement de l’activité du virus permet au système immunitaire de se reconstruire.

Une personne dont la charge virale est indétectable demeure porteuse du VIH ainsi que des anticorps du VIH. Elle est donc toujours séropositive. Le VIH est toujours présent, même si c’est en quantité plus faible, dans le sang et dans certains réservoirs du corps (les ganglions ou les intestins, par exemple).

 

Abcdaire Indetectable

Charge virale indétectable et transmission du VIH

Plus la quantité de virus dans le sang est importante, plus les risques de transmission du VIH sont élevés. Une charge virale indétectable élimine les risques de transmission.

Selon un position du Ministère de Santé et Services Sociaux du Québec, un traitement antirétroviral efficace qui abaisse la charge virale à un niveau indétectable réduit de manière significative le risque de transmission du VIH. Le risque de transmission lors des relations sexuelles orales, vaginales ou anales non protégées par un condom passe d’un niveau élevé à un niveau négligeable (ce qui signifie qu’il y a pas de risque) lorsque les deux  conditions suivantes sont respectées :

  • lorsque la personne vivant avec le VIH prend un traitement antirétroviral comme prescrit et

  • que sa charge virale, mesurée par des analyses consécutives de laboratoire tous les quatre à six mois, se maintient à moins de 200 copies par millilitre de sang.

Un consensus accueilli par l’ensemble de la communauté scientifique

En juillet 2018 l’ensemble de la communauté scientifique s'est réuni à Amsterdam lors de la 23e Conférence internationale sur le SIDA. Dans le cadre de cette conférence, les experts ont présenté les résultats de plusieurs études qui démontrent qu’il n’y peut pas y avoir de transmission pendant les relations sexuelles orales, vaginales ou anales sans condom si la personne prend ses traitements et a une charge virale indétectable depuis 6 mois.

 

Océane, chargée de projet en documentation et rédaction
Portail VIH/sida du Québec
Dernière mise à jour : 25 octobre 2018

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