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Chlamydia - Gonorrhée - Hépatite A/B - Hépatite C - Herpès - LGV - Syphilis - VIH - VPH

La Chlamydia

Description

La chlamydia est une infection bactérienne qui se transmet :

  • Lors d’une relation sexuelle avec pénétration sans protection du pénis dans le vagin ou l’anus
  • Lors de relations orales répétées et suivies avec plusieurs partenaires
  • Lors du partage de jouets sexuels
  • Durant l’accouchement, de la mère à l’enfant.

Une infection à la chlamydia facilite la transmission du VIH.

Symptômes-Complications

Il est possible de transmettre la chlamydia malgré l’absence de signes apparents. Entre 2 à 5 semaines après l’exposition, peuvent apparaître les symptômes suivant :

  • Pertes vaginales anormales
  • Écoulement par l’urètre (pénis) ou l’anus
  • Sensation de piqure ou de brulure en urinant
  • Douleurs dans le bas du ventre (pubis)
  • Douleurs pendant les rapports sexuels
  • Saignements anormaux du vagin après des relations sexuelles
  • Douleur ou démangeaisons aux testicules

 

Attention !

Ces symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la chlamydia, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement.

Une infection à chlamydia non traitée peut entraîner des complications irréversibles.

Prévention

Le condom, le préservatif féminin et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l'infection à la chlamydia lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Attention !Il n’existe aucun vaccin contre la chlamydia.

Le dépistage régulier permet de détecter l’infection malgré l’absence de symptômes.

Dépistage et Traitement

48 heures après l'infection, il est possible de se faire dépister.

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En cas de symptômes apparents, un médecin doit faire un diagnostic. Selon les pratiques sexuelles concernées, il procédera à des prélèvements, au niveau de l’anus, du col de l’utérus chez les femmes, par un échantillon d’urine chez les hommes pour établir le diagnostic.

En cas d’absence de symptômes, le dépistage se fait selon les pratiques sexuelles concernées. Des prélèvements peuvent se faire au col de l’utérus, dans l’urètre ou dans l’anus.

Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaitre l’infection.

Attention !Pour ne pas transmettre l'infection ou l'attraper à nouveau, il est préférable de ne pas avoir de contact sexuel pendant 7 jours après le traitement.

Bon à savoir

Il ne faut pas uriner ou éjaculer deux heures avant de passer le test de dépistage ou de diagnostic.

Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition ou non de symptômes.

Attention !Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une infection à chlamydia. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

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La Gonorrhée

Description

La gonorrhée est causée par une bactérie qui se transmet :

  • Lors d’une pénétration du pénis dans la gorge, le vagin ou l’anus;
  • Lors d’un contact de la bouche avec le pénis, la vulve, le vagin ou l’anus;
  • Lors du partage de jouets sexuels.
  • Alors de l’accouchement de la mère infectée à l’enfant.

La gonorrhée facilite la transmission du VIH.

Symptômes-Complications

La gonorrhée n’a souvent aucun symptôme. Mais entre 2 à 5 semaines, peuvent apparaitre des :

  • Écoulements par le pénis, le vagin ou l’anus
  • Picotements ou sensation de brûlure en urinant
  • Douleurs à la gorge, aux testicules ou dans le bas du ventre
  • Douleurs pendant les relations sexuelles
  • Saignements vaginaux après les relations sexuelles et entre les menstruations

Attention !Ces symptômes ne suffisent pas à faire un diagnostic, il faut consulter un médecin ou un infirmier rapidement. Non traitée, l’infection peut s’aggraver et les complications être irréversibles.

Prévention

Le condom, le préservatif féminin, le gant en latex et la digue dentaire sont les meilleures protections contre la gonorrhée, lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

En l'absence de symptômes, le dépistage régulier permet de détecter l'infection.

Dépistage et Traitement

48 heures après l’infection, il est possible de se faire dépister.

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Le dépistage se fait par prélèvement à l’anus, au col de l’utérus ou par échantillon d’urine selon les pratiques sexuelles ayant eu lieu. En cas de symptômes, un médecin doit être consulté pour faire un diagnostic.

Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition ou non de symptômes.

Le traitement par antibiotiques permet de guérir complètement la gonorrhée.

Attention !Pour ne pas transmettre l’infection ou l’attraper à nouveau, il est préférable de ne pas avoir de contact sexuel pendant 7 jours après le traitement.


Bon à savoir

Il ne faut pas uriner ou éjaculer deux heures avant de passer le test de dépistage.

Attention !Il n'y a pas d'immunisation après une infection à la gomorrhée. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

 
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Les Hépatites A et B

Description

Les hépatites sont des inflammations du foie, causées par une infection virale ou par une intoxication (abus de médicaments, alcool, produit chimique, etc.). En plus de réagir à l’infection virale, le système immunitaire détruit les cellules du foie pour le protéger.

Les virus des hépatites A et B présentent de nombreux points communs sur leur mode de prévention, transmission et guérison.


Hépatite A

Sa période d’incubation, varie de 30  à 180 jours, une 50aine en moyenne.

Considérée comme la forme d’hépatite la moins grave, le VHA se transmet :

  • Par contact sexuel

Lors d’un rapport oral – anal, lors d’un partage de jouet sexuel ayant été introduit dans l’anus, et lors de contact oral avec des selles d’une personne contaminée.

  • Par voie orale

Par la consommation d’eau, de glaçons, d’aliments, la manipulation de matériel infectés par les matières fécales d’une personne contaminée.

Attention !L’hépatite A ne se transmet pas par le sang.


Hépatite B

La période d’incubation de l’hépatite B est en moyenne de 60 à 90 jours.

Présent dans les liquides biologiques, le VHB se transmet :

Par les liquides génitaux

  • Lors d’un rapport sexuel non-protégé vaginal ou anal
  • Lors d’un rapport sexuel oral
  • Lors du partage de jouets sexuels sans précaution
  • Par contact d’une muqueuse avec le sperme ou les sécrétions vaginales infectées

 

Par le sang

  • Lors de la grossesse ou à l’accouchement
  • Lors de tatouage ou perçage par du matériel contaminé
  • Lors de partage coupant, abrasif ou tranchant (ex : coupe-ongles, rasoir, brosse à dents)
  • Lors de l'utilisation de matériel de consommation de drogue par inhalation déjà utilisé et infecté (ex. : paille, pipe à crack ou à crystal-meth)
  • Lors de l’utilisation de matériel de consommation de drogue par injection déjà utilisé et infecté (ex : seringue, stéricup, tampon d’alcool, acidifiant, garrot, filtre, eau)
  • Par contact du sang contaminé avec une plaie, une muqueuse, une morsure ou piqure
  • Par la salive infectée, en cas de morsure entraînant une lésion cutanée

Sauf en cas de présence de sang, les larmes, lait maternel, selles, sueur ou urine ne transmettent pas le VHB.

Attention ! Il n’y a aucun risque de contamination aux hépatites par le simple toucher, se faire la bise, tousser, éternuer, utiliser la même vaisselle, être en contact avec la sueur …


Symptômes-Complications

Dans la majorité des cas, les hépatites ne présentent aucun symptôme. La majorité des hépatites se résorbent d’elles-mêmes, après quelques semaines, si elles durent plus de 6 moi, on parle d’hépatite chronique.


Hépatite A

La durée de l’infection est de 2 à 4 semaines, en moyenne. Durant cette période apparait :

  •  De la fièvre, des courbatures et maux de tête
  • Une fatigue inhabituelle, durable, que le repos n’atténue pas
  • Perte d'appétit et de poids
  • Jaunissement du blanc des yeux et de la peau
  • Selles pâles et urines foncées

 

Les complications de l’hépatite A sont : 

  • Une hépatite chronique, décrite au-delà de 6 mois d’infection
  • Une cirrhose, c'est-à-dire une dégradation importante des cellules du foie
  • Une hépatite fulminante, qui peut nécessiter une greffe du foie.

 


Hépatite B

Dans la majorité des cas, il n’y aura pas de symptômes à l’infection à l’hépatite B. On observe différentes évolutions de l'infection :

La phase aiguë

  •  Jaunisse des yeux et de la peau
  • Fatigue persistante
  • Douleurs articulaires et musculaires
  • Diarrhées, selles pâles, urines foncées
  • Rarement, éruptions cutanées

 

La phase chronique

Environ 5 à 10% des personnes infectées au VHB deviendront chroniques après 6 mois.


Attention !Sans symptômes, il est possible d’être porteur très longtemps d’une hépatite, et donc de contaminer des partenaires sexuels.


Prévention

Une vaccination très efficace est disponible contre les hépatites A et B.
Les vaccins contre les hépatites A et B sont efficaces à 95%. L’immunité s’acquiert suite à la vaccination.
L’utilisation du préservatif est recommandée dans toute relation avec pénétration, particulièrement anale.
L'utilisation de la digue dentaire est conseillée pour toute relation orale-anale et orale-vaginale.
Le lavage systématique des mains est le meilleur geste de prévention contre l’hépatite A.
La prévention contre l’hépatite B passe par l’utilisation systématique de matériel stérile pour toute consommation de drogue, tatouage, perçage, hygiène des ongles, rasoirs, brosses à dents.

Attention !Il n’est pas possible de contracter une seconde fois l’hépatite A et la B si la personne a été guérie. La personne est immunisée.

Dépistage et Traitement


Attention !Il est indiqué de se faire dépister même sans symptômes, le virus pouvant être dormant durant plusieurs années. Le dépistage des hépatites se fait par prise de sang, l’examen physique étant peu concluant.

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Il n’y a pas de nécessité à traiter l’hépatite A, qui guérit d’elle-même. Sauf dans le cas d’hépatite chronique, l’hépatite B ne nécessite pas non plus de traitement.


Bon à savoir

Le vaccin contre l’hépatite B peut être administré à l’entourage familial dans les 8 jours suivant les premiers symptômes chez le sujet infecté. Cela peut réduire les risques de transmission.

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L'hépatite C

Description

L’hépatite C (VHC) est une infection qui peut causer l'inflammation du foie. D'origine virale, elle est une infection transmissible sexuellement et par le sang (ITSS).

Ces contacts peuvent être :

Par voie sexuelle

  • Lors de pénétration non protégée avec présence de sang porteur du virus  (ex. par de petites coupures, plaies ou menstruation)
  • Lors d’insertion de doigts, objets provoquant des lésions cutanées.

 

Par voie sanguine

  •  Lors de l’utilisation de matériel déjà utilisé pour causer des brèches dans la peau  (ex. : aiguilles à percer ou à tatouage)
  • Lors de l’utilisation de matériel de consommation de drogue par inhalation déjà utilisé et infecté (ex : paille, pipe à crack ou à crystal-meth)
  • Lors de l’utilisation de matériel de consommation de drogue par injection déjà utilisé et infecté (ex : seringue, stéricup, tampon d’alcool, acidifiant, garrot, filtre, eau)
  • Lors du partage de matériel coupant, abrasif ou tranchant (ex : coupe-ongle, rasoir, brosse à dent)
  • Lors de la grossesse ou de l’accouchement, de la mère infectée à l’enfant.
  • Lors d’une morsure au sang, une piqure, une coupure, une plaie cutanée ou de muqueuse en contact avec du sang infecté par le VHC.

Dans 15 à 20 % des cas, l’hépatite C va guérir d’elle-même, et passer inaperçue. 6 mois après l’infection, en l’absence de traitement antiviral, l’hépatite peut devenir chronique, et la guérison spontanée n’est plus possible.

Symptômes-Complications

Attention !Dans 90 % des cas, la personne infectée à l’hépatite C n’aura aucun symptôme, et ce pendant plusieurs années.

Les premiers symptômes qui peuvent apparaitre sont :

  • Fatigue plus ou moins importante et persistante
  • Nausées et fièvres
  • Fatigue musculaire et articulaire
  • Jaunisse des yeux et de la peau
  • Selles pâles et urines foncées
  • Perte d’appétit, troubles digestifs

 

Prévention

Il n’existe aucun vaccin contre le virus de l’hépatite C.

Pour prévenir l’infection, on doit :

  • Utiliser systématiquement du matériel neuf ou convenablement stérilisé pour le tatouage, le perçage, l’acupuncture et le matériel pour consommer de drogues récréatives.
  • Ne pas partager du matériel de la vie quotidienne avec une personne infectée, ou si l’on est infecté (coupe-ongles, brosse à dent, rasoirs, fil dentaire, etc.)
  • Utiliser du lubrifiant et des gants en latex pour toute pénétration digitale dans le vagin ou l’anus afin d’éviter tout contact avec du sang.
  • Le port du condom masculin ou féminin lors des rapports sexuels avec pénétration limite les contacts avec du sang ou des lésions cutanées qui ne seraient pas directement visibles.

 

Attention !L’hépatite C étant une inflammation du foie, il est fortement conseillé d’éviter l’ingestion d’alcool, de médicaments et de nourriture trop grasse, qui le ferait plus travailler.

Dépistage et Traitement

Le dépistage de l’hépatite C se fait par une prise de sang. Si le résultat est positif, la personne est porteuse de l’hépatite C.

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Il existe plusieurs combinaisons de traitements très efficaces dépendamment du génotype du virus et si l’on est porteur du VIH ou non.

Les traitements durent 3 mois (12 semaines), ne contiennent pas d'interféron et n'entrainent pratiquement pas d'effets secondaires.

Eligibilité au traitement : Pour le moment, les patients avec un score de fibrose (= état du foie malade) F2, F3 et F4 sont éligibles au traitement. Les patients coinfectés avec le VIH sont éligibles en tout temps. Les patients F1 avec un facteur de   comorbidité (autre maladie du foie) le sont aussi. Il est prévu que les patients F0 soient acceptés en juillet 2018.

Bon à savoir

L’eau de Javel peut supprimer le VHC à la surface des objets, mais pas à l'intérieur d'une aiguille d'injection, par exemple. Le virus peut rester vivant jusqu'à 8 semaines dans une seringue souillée.

Le traitement contre l'hépatite C nécessite de plus d'être pris à des heures régulières, pour ne pas que le virus puisse développer des résistances. Cela engage d'être personnellement prêt pour le traitement, qui ne doit pas systématiquement être commencé dès l'infection.

Attention !La guérison de l’hépatite C ne crée pas d’immunité, il est donc possible de la contracter à nouveau.

Liens

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  • Téléchargez gratuitement l'application mobile Sexposer (en français et anglais) incluant un calculateur de risque, des fiches pratiques sur les ITSS et le référencement des sites de dépistage au Québec : Sexposer
  • Posez vos questions par service de message texte anonyme et gratuit (en françaisSext'Info  (514-400-9301)
  • Posez vos questions par service de message texte anonyme et gratuit (en anglaisSextEd  (514-700-4411)
  • Consultez le Guide du Ministère de la Santé et de la prévention du Québec (2014, 239 p.) : Guide québécois de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang
  • Consultez le e-Dossier complet de CATIE : Hépatite C : guide détaillé
  • Consultez la carte des ressources VIH/VHC au Canada : VIH411
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L'herpès

Description

L’herpès est une infection causée par le virus de l’Herpes simplexIl en existe deux types :

  • Le type 1, soit l’herpès labial ou buccal, également appelé VHS-1 ou communément « feu sauvage », infecte principalement la bouche, mais peut se transmettre aux organes génitaux et à l’anus.
  • Le type 2, soit l’herpès génital, également appelé VHS-2, se manifeste principalement aux organes génitaux. Il est très rare qu’il se transmette à la bouche.

L’herpès de type 1 ou de type 2 se transmet :

  • au cours de relations sexuelles avec ou sans pénétration du pénis dans la bouche, le vagin ou l’anus
  • lors d’un contact intime (peau à peau) avec une personne infectée présentant des lésions ou non
  • lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant, ce qui peut lui être fatal

Attention ! L’herpès est constamment contaminant, même en dehors de toute poussée.

La contamination est cependant maximale pendant les éruptions cutanées.

Symptômes-Complications

L'herpès se caractérise par des éruptions (poussées, ou crises) plus ou moins fréquentes. La première poussée passe souvent inaperçue, et s’accompagne toutefois de fièvre (réaction à l’infection par un virus), avec courbatures et maux de tête.

Les poussées suivantes prennent parfois la forme de :

  •  petites lésions (vésicules ou petites cloques, ulcères ou petits cratères) douloureuses et très contagieuses sur ou près des organes génitaux (pénis, vulve, vagin, anus), des cuisses ou des fesses
  • bouton de fièvre douloureux et contagieux au niveau de la bouche, dans le cas du VHS-1
  • sensations de brûlure en urinant
  • pertes vaginales ou écoulement par le pénis
  • douleurs ou écoulement de l’anus

La crise est annoncée par des picotements, des brûlures, des cloques et des démangeaisons. Ensuite apparaissent des douleurs locales, des rougeurs, des vésicules puis des croûtes.

Prévention

Dès les premiers symptômes d’une crise d’herpès, le risque de contamination augmente fortement.

Certains facteurs favorisent l’arrivée des crises :

  •  le stress
  • l’exposition au soleil
  • la consommation d’alcool
  • la fièvre
  • les règles menstruelles
  • des plaies ou blessures
  • le port de vêtements serrés, de sous-vêtements synthétiques qui favorisent l’humidité

 

Le port du condom, du préservatif féminin, l’utilisation de gant en latex et de digue dentaire sont recommandés lors des rapports sexuels, particulièrement lors d’une crise d’herpès.

La contagion opère lorsque la peau saine est en contact avec la peau lésée, donc il convient de limiter les zones de contact (cuisses, pubis, fesses, scrotum, périnée).

Attention !Il n’existe aucun vaccin contre l’herpès.

 

Dépistage et Traitement

Le dépistage systématique de l’herpès n’est pas préconisé. Il convient d’en faire la recherche par analyses biologiques lors de l’apparition de symptômes pour en faire le diagnostic. Une prise de sang peut confirmer le résultat.

Attention !Il n’existe aucun traitement curatif contre l’herpès génital ou labial.

Les traitements ont pour but d’enrayer les poussées cutanées et de limiter les crises pour diminuer les symptômes et les risques de contamination. La prise de médicaments a pour objectif principalement de diminuer l’intensité et l’inconfort des poussées d’herpès, d’en diminuer la fréquence et de limiter la contamination.


Bon à savoir

Les personnes atteintes par l’herpès de type 1 ou de type 2 sont infectées pour la vie. Même sans symptômes apparents, il est possible de transmettre l’herpès.

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La LGV

Description

La lymphogranulomatose vénérienne (LGV) est une infection causée par une bactérie de la famille du Chlamydia trachomatis.

La LGV se transmet par contact sexuel :

  • au cours d’une pénétration du pénis dans la bouche, le vagin ou l’anus
  • au cours d’un contact de la bouche avec le pénis, le gland, la vulve, le vagin ou l’anus
  • au cours du partage de jouets sexuels par pénétration orale, vaginale ou anale
  • lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant.

La bactérie responsable de l’infection se transmet facilement par contact d’une peau qui présente une lésion infectieuse à une peau saine et ne présente généralement pas de symptômes.

Symptômes-Complications

La durée de l’incubation de la LGV va de 2 à 60 jours, et ne présente généralement pas de symptômes.

La LGV évolue en 3 phases :

  • La phase primaire

Entre 3 et 30 jours après la transmission, se développe une plaie dans des zones peu visibles, où la bactérie a pénétré dans le corps.

Attention !Ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes après quelques jours, mais ne sont pas signes de guérison. La personne infectée reste contagieuse.

  • La phase secondaire

Entre 2 à 6 semaines après la transmission vont apparaître les symptômes suivant :

  •  Fièvre, frissons
  • Douleurs aux muscles ou aux articulations
  • Brulures à l’urètre avec écoulement ou inflammation du col de l’utérus
  • Ganglions douloureux dans l’aine, le cou
  • Constipation
  • Écoulements avec du sang ou du pus au niveau de l’anus

Chez la femme la phase secondaire est souvent asymptomatique.

  • La phase tertiaire

Cette phase a des symptômes plus importants :

  •  Un rétrécissement ou une perforation du vagin, du rectum ou du colon, causé par une inflammation chronique.
  • Un gonflement des organes génitaux (pénis, vulve, anus) causé par une obstruction des vaisseaux lymphatiques.

Des écoulements de pus, des inflammations des muqueuses, des saignements peuvent accompagner ces signes graves de complication de la LGV.

Attention !Ces symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la LGV, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement. Il est possible de transmettre la LGV malgré l’absence de signes apparents.

Prévention

Le condom, le préservatif féminin, le gant en latex et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l’infection à la LGV lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Attention !Il n’existe aucun vaccin contre la LGV, qui est une infection bactérienne.

Dépistage et Traitement

Attention !Le dépistage systématique de la LGV n’est pas préconisé. Il n’est donc pas effectué lors des consultations de routine de dépistage.

Une prise de sang permet de mettre en évidence l’infection. En cas de présence de symptôme, des prélèvements peuvent être effectués par un médecin à l’anus, dans le rectum, l’urètre ou le col de l’utérus. Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaître l’infection.

La durée du traitement est d’environ 3 semaines.

Un diagnostic de LGV nécessite fréquemment un dépistage du VIH, à confirmer 3 mois plus tard si négatif.

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Bon à savoir

Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une LGV. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

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La Syphilis

Description

La syphilis est une infection d’origine bactérienne causée par Treponema pallidum. Elle se transmet :

  • Par voie sexuelle
    • Lors d’une pénétration du pénis dans le vagin ou l’anus
    • Lors du contact de la bouche avec le pénis, la vulve, le vagin ou l’anus
    • Lors du partage de jouets sexuels
  • Par contact avec le sang
    • En cas de lésion, par le contact de la peau infectée avec la peau saine
    • Rarement, lors du partage de matériel d’injection, d’inhalation ou de préparation de drogue
    • Lors de la grossesse, et lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant

 

Symptômes-Complications

En l’absence de traitement post-exposition, en moyenne 3 semaines après l’infection peuvent apparaître les premiers symptômes, qui évoluent en 3 phases distinctes :

  • La phase primaire

Un bouton rouge apparaît à la surface de la peau à l'endroit où le microbe a pénétré dans l’organisme. Il présente une forte concentration de la bactérie tréponème, responsable de l’infection. Il forme un chancre, un petit ulcère superficiel et indolore, qui fait environ 1 cm de diamètre et passe très souvent inaperçu.

Attention !Les symptômes de la phase primaire disparaissent d’eux-mêmes après 1 ou 2 mois, même en l’absence de traitement. Cela n’est toutefois pas le signe d’une guérison, la personne infectée reste contagieuse.

  • La phase secondaire

En l’absence de diagnostic et de traitement, le tréponème du chancre poursuit son évolution et se répand dans l’organisme. On peut alors observer les symptômes suivant :

  • Une fatigue importante, de la fièvre, des maux de tête
  • Des douleurs musculaires et aux articulations
  • Une perte de cheveux, partant de la région derrière les oreilles
  • Une apparition de rougeurs sur les muqueuses et la peau
  • Des ganglions enflammés et douloureux
  • Une inflammation de l’œil

Dans la deuxième année qui suit l’infection, après la phase secondaire, s’installe une phase de latence, qui peut durer jusqu’à 30 ans, pendant laquelle il n’y a aucune manifestation de la maladie et la personne n’est plus contagieuse dès la troisième année.

  • La phase tertiaire

La forme la plus lourde de l’infection ne touche que de 15 à 30% des personnes qui ne sont ni diagnostiquées ni traitées. A la phase tertiaire se développent :

  • Des troubles cardio-vasculaires ou articulaires
  • Des troubles neurologiques (accident vasculo-cérébral, méningites, migraines importantes, modification de la personnalité, surdité, démence, etc.)
  • Des naissances prématurées, des avortements spontanés
  • Une destruction des tissus des organes internes

 

Prévention

Attention !Il n’existe aucun vaccin contre la syphilis, qui est une infection bactérienne.

Le condom, le préservatif féminin, le gant en latex et la digue dentaire sont les meilleures protections contre la syphilis lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Dépistage et Traitement

Le dépistage de la syphilis se fait par prise de sang, la confirmation du résultat se fait par le prélèvement par un médecin des zones infectées.

La syphilis en phase primaire, secondaire ou latente se soigne efficacement par simple injection d’antibiotiques, généralement la pénicilline. En cas d’allergie, d’autres molécules sont disponibles par voie orale.

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Bon à savoir

Attention ! Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une Syphilis.

Il est donc possible d’être infecté à nouveau. La longueur de l’incubation et des délais entre les phases nécessitent de prévenir largement les partenaires sexuels au moins 3-6 mois avant le diagnostic, selon le stade de l’infection.

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Le Virus de l'Immuno-Déficience Humaine (VIH)

Description

Le virus de l’immunodéficience humaine, le VIH, est responsable du syndrome de l'immunodéficience acquise, le sida.

La transmission du VIH est possible lorsqu’il y a :

  • Une porte de sortie du virus (saignement, éjaculation, production de liquide pré-éjaculatoire, allaitement, utilisation de matériel d’injection)
  • Une porte d’entrée du virus dans un organisme non porteur (plaie ouverte, lésion de la peau, muqueuse buccale, anale, vaginale, injection, ingestion, tatouage, perçage)
  • Un porteur (messager) du virus entre ces deux portes (liquide biologique comme le sperme, le liquide pré-éjaculatoire, les sécrétions vaginales, anales, le lait maternel, le sang).
  • NB : Une personne vivant avec le VIH qui suit son traitement et qui a une faible concentration du virus (une charge virale faible ou indétectable) a beaucoup moins de chances de transmettre le virus.

Le VIH ne se transmet pas via les gestes de la vie courante, tels se serrer la main, un éternuement, se faire la bise, partager un repas, les toilettes ou boire dans le même verre.

Symptômes-Complications

Une infection au VIH se décline en 4 phases :

  • La primo-infection

Durant cette phase, le virus se multiplie rapidement et la charge virale élevée augmente fortement les risques de transmission. La primo-infection passe parfois inaperçue.

Attention !Les symptômes de la primo-infection peuvent être communs, et ne permettent pas de diagnostiquer à eux seuls une infection au VIH.

Seul un test de dépistage peut amener ce diagnostic.

  • La phase asymptomatique

Pendant cette phase le virus est actif mais ne provoque pas de symptômes. Elle peut durer plus de dix ans, pendatn laquelle le virus demeure transmissible.

  • La phase symptomatique

Fatigue chronique, sueurs nocturnes, fièvre, diarrhée, une perte de poids importante sont des exemples de manifestations de l’affaiblissement du système immunitaire.

Sans traitement antirétroviral, le taux des lymphocytes CD4 peut chuter, la charge virale augmenter et des symptômes liés à la phase sida ou des infections opportunistes peuvent apparaître.

  • Le sida

L’apparition d’infections opportunistes causées par des bactéries, des virus ou des champignons ou encore l’apparition de certains types de cancers désigne la phase sida.

Les infections spécifiques au VIH profitent d’un système immunitaire affaibli et certaines sont potentiellement mortelles si aucun traitement antirétroviral n’est amorcé.

Attention !Une personne peut donc être porteuse du VIH et ne pas avoir le sida, on dit qu’elle est séropositive pour le VIH.

 

Prévention

Attention !Il n’y a aucun vaccin contre le VIH.

Il faut éviter tout contact avec le sang ou des liquides biologiques qui contiennent le virus (sperme, liquide pré-éjaculatoire, lait maternel, sécrétions vaginales ou anales) avec des plaies ou des muqueuses (bouche, anus, vagin, prépuce, gland).

Le port du condom masculin ou féminin, le gant en latex et la digue dentaire sont recommandés lors des rapports sexuels.

Le dépistage des ITSS et leur traitement réduisent la vulnérabilité à la contraction du virus. Il est pertinent d’évaluer son risque d’exposition au VIH pour mieux prévenir une infection au VIH.

Attention !En cas d’activité à risque élevé de transmission du VIH, il est possible de prendre une médication d’urgence, la Prophylaxie Post-Exposition (PPE) pour prévenir l’infection. Elle doit être prise le plus rapidement possible (72 heures maximum) après exposition au virus.

 

Dépistage et Traitement

La période fenêtre est de 6 semaines minimum.

Le test de dépistage détecte la présence des anticorps dans le sang ou la présence du virus lui-même :

  • Le test standard (ELISA)

C’est le plus couramment utilisé, il est fiable à plus de 99% si la recherche des anticorps anti-VIH se fait au moins 3 mois après la possible exposition du virus.

  • Le test rapide de recherche des anticorps

Le résultat de ce test est immédiat. S’il est effectué au moins 3 mois après l’exposition, il est fiable à plus de 99%. Tout résultat positif serait confirmé par un test standard.

  • Le test de dépistage du virus (P-24)

Il détecte la présence de l’antigène P-24, marqueur du VIH associé à une infection récente. Ce test couteux peut être effectué quelques semaines après l’exposition probable, mais devra être confirmé dans les 3 mois.

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Les traitements actuels ne guérissent pas l’infection par le VIH, mais sont très efficaces s’ils sont pris tous les jours, de façon régulière pour :

  • Réduire la présence du virus dans le sang
  • Reconstruire le système immunitaire pour diminuer le risque de développer des maladies opportunistes
  • Prolonger la survie de la personne vivant avec le VIH, et améliorer sa qualité de vie
  • Prévenir la transmission du VIH, par la diminution de sa charge virale.

Les effets secondaires (indésirables) touchent environ 10% des patients qui suivent le traitement anti-VIH.

Bon à savoir

La prise d’antirétroviraux, qui réduit la concentration de virus dans les fluides biologiques, ce qu’on appelle la charge virale indétectable, diminue la possibilité de transmettre le VIH.

Certaines ITSS comme l’herpès et la gonorrhée facilitent la reproduction du VIH. Une personne séropositive pour le VIH aura plus de difficultés à combattre une ITSS.

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Le Virus du Papilloma Humain (VPH)

Description

Le Virus du Papilloma Humain (VPH) existe sous plus de 150 souches différentes. Seul une quarantaine est responsable des condylomes génitaux (verrues génitales), qui est l'Infection Transmissible Sexuellement et par le Sang la plus répandue.

Les condylomes génitaux se transmettent facilement, notamment :

  • Lors de rapports sexuels avec contact entre le pénis et le vagin ou l’anus
  • Lors de contacts intimes entre une peau saine et une zone de peau infectée
  • Lors d’une relation sexuelle orale (bouche avec pénis, vulve, anus)
  • Lors du partage d’objets sexuels
  • Lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant.

 

Attention !Les jeunes de 14 à 24 ans sont particulièrement touchés par cette infection qui se transmet surtout dans la première année d’activité sexuelle.

Symptômes-Complications

Les symptômes les plus courants sont les condylomes génitaux, qui se retrouvent :

Chez la femme :

  • Sur la vulve
  • Sur le col de l’utérus
  • Dans l’urètre
  • Autour de l’anus
  • Sur le périnée
  • Dans la bouche
  • Plus rarement sur les cuisses

 

Chez l’homme :

  • Dans l’urètre
  • Sur le pénis, le frein ou le scrotum
  • Sur le périnée
  • Autour de l’anus
  • Dans la bouche
  • Plus rarement sur les cuisses

Parfois minuscules et donc invisibles à l’œil nu, les verrues génitales peuvent avoir la texture du chou-fleur, être légèrement surélevées, avec une coloration comme la peau, ou rose, blanche ou grise. Leur taille peut évoluer.

Attention !Certains types du virus VPH évoluent vers des formes précancéreuses de cellules, qui peuvent provoquer des cancers du pénis, du col de l’utérus, de la vulve ou de l’anus.

Prévention

La prévention est destinée à éviter l’apparition des condylomes et des cellules précancéreuses, en influant soit sur les risques de transmission du virus, soit sur l’évolution de l’infection.

L’utilisation du condom limite la possibilité de transmettre le VPH. Toutefois, l’infection peut se transmettre de peau à peau par toutes les parties non couvertes par le condom (anus, périnée, vulve, cuisses, scrotum).

Le vaccin préventif est gratuitement proposé aux filles âgées de 9 à 18 ans, dans le cadre scolaire, et aux femmes de 18 à 26 ans. Les hommes peuvent également se faire vacciner, quoique le vaccin ne soit pas gratuit.

Les personnes transexuel(les) devraient en parler à leur médecin pour se renseigner sur les possibilités d’accès au vaccin.

Attention !Le vaccin protège contre les verrues génitales et les cellules précancéreuses lorsqu’il est administré à une personne n’ayant jamais été infectée par le VPH. En cas d’infection antérieure, il limite l’évolution du virus et prévient les complications.

L’efficacité optimale du vaccin est observée pour une période allant jusqu’à plus de 6 ans, chez les femmes n’ayant jamais eu d’activité sexuelle.

Chez la femme et les transexuelles, le test de Pap (frottis, cytologie) est un examen effectué par un médecin ou un infirmier spécialisé. Ce test conseillé tous les 3 ans cherche à prévenir l’apparition de cellules précancéreuses ou cancéreuses par des prélèvements au niveau du col de l’utérus.

Chez l’homme et les transexuels, l’examen génital complet vise à détecter la présence de condylomes dans l’urètre, l’anus, dans toute la zone génitale.

Dépistage et Traitement

L’apparition de verrues génitales amène à faire diagnostiquer par un médecin les symptômes, par un examen clinique.

Les condylomes non-traités disparaitront d’eux-mêmes dans les 18 mois après leur apparition dans 80% des cas. La personne peut cependant rester infectée.

Attention !Il est possible de traiter les symptômes du VPH, et non le virus lui-même. Ils peuvent donc réapparaitre après le traitement.

Pour prévenir les complications, il est possible de traiter les verrues, par des crèmes, produits chimiques, brûlure par le froid (cryothérapie) ou au laser.

Bon à savoir

On estime que 70% de la population canadienne est concernée par l’infection au VPH, mais que 20 à 40% seulement des gens continueront à être porteurs du virus actif.

Les condylomes peuvent avoir des impacts directs sur l’activité sexuelle, sur l’intimité du couple.

Attention !La présence de verrues génitales chez un partenaire stable sain n’est pas le signe d’infidélité, le virus peut se trouver à l’état latent pendant une longue période avant l’apparition de symptômes.

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