Le VIH

et le Sida

le virus du vih est présent dans le sang
description

DESCRIPTION

Le virus de l’immunodéficience humaine, le VIH, est responsable du syndrome de l’immunodéficience acquise, le sida.

Une personne est séropositive lorsqu’elle répond positivement aux tests visant à détecter la présence d’anticorps produits par le système immunitaire suite à une infection virale.

2165 nouveaux cas de vih au canada en 2016

En 2016, 2165 nouveaux cas de séropositivité au VIH ont été signalés au Canada.

36,9 millions de personnes dans le monde ont le vih

En 2017, plus de 36,9 millions de personnes dans le monde sont séropositives (soit environ 0.38% de la population mondiale).

TRANSMISSION DU VIH

La transmission du VIH est possible lorsqu’il y a une porte de sortie du virus (saignement, éjaculation, production de liquide pré-éjaculatoire, allaitement, utilisation de matériel d’injection), une porte d’entrée du virus dans un organisme non porteur (plaie ouverte, lésion de la peau, muqueuse buccale, anale, vaginale, injection, ingestion, tatouage, perçage), et un porteur (messager) du virus entre ces deux portes (liquide biologique comme le sperme, le liquide pré-éjaculatoire, les sécrétions vaginales, anales, le lait maternel, le sang).

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Attention ! Il ne se transmet pas via les gestes de la vie courante, tels se serrer la main, un éternuement, se faire la bise, partager un repas, les toilettes ou boire dans le même verre.

pas de risques de transmission du vih

En plus, il est maintenant scientifiquement prouvé qu’une personne vivant avec le VIH, qui prends ses traitements et qui devient indétectable ne peut pas transmettre le virus à ses partenaires par voie sexuelle (sexe oral, anal ou vaginal).

la transmission du vih en 3 conditions
symptômes

SYMPTÔMES ET COMPLICATIONS

L’évolution de l’infection au VIH sans traitement se décline en 4 phases :
l'évolution du vih sans traitement et le sida
phase 1

PHASE 1 : La primo-infection

C’est la période suivant l’entrée du virus dans le corps, où il se multiplie rapidement et les risques de transmission sont plus élevés. Cette première phase peut s’accompagner de symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe comme de la fièvre, des maux de gorge, des douleurs musculaires, de la fatigue, un gonflement des ganglions lymphatiques et des éruptions cutanées. Ces symptômes qui disparaissent après quelques semaines ne se manifestent pas chez toutes les personnes infectées. La primo-infection passe parfois inaperçue.

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Attention ! Ces symptômes peuvent être communs, et ne permettent pas de diagnostiquer à eux seuls une infection au VIH. Seul un test de dépistage peut amener ce diagnostic.

C’est durant cette période que le système immunitaire produit des anticorps pour se défendre contre le virus, on parle alors de séroconversion.

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PHASE 2 : La phase assymptômatique

Durant cette période, il n’y a aucune manifestation du virus, mais celui-ci reste actif et continue de se répliquer et d’infecter d’autres cellules immunitaires. En l’absence de traitement, cette phase sans symptôme peut durer plus de 10 ans pour certains alors que pour d’autres, elle dure moins longtemps. Il faut se rappeler que même durant cette période où le virus ne provoque aucun symptôme, celui-ci est toujours présent dans l’organisme et peut être transmis à d’autres personnes.

phase 3

PHASE 3 : La phase symptômatique

Cette phase est caractérisée par l’apparition de symptômes persistants dus à l’affaiblissement du système immunitaire. La personne peut commencer à présenter des symptômes d’infection comme de la fatigue chronique, des sueurs nocturnes, de la fièvre, de la diarrhée ou une perte de poids importante. Si le système immunitaire continue à s’affaiblir, le corps éprouvera une plus grande difficulté à se défendre contre les infections. Si aucun traitement antirétroviral n’est entrepris, le taux des lymphocytes CD4 chute, la charge virale augmente et des symptômes liés à la phase sida ou des infections opportunistes peuvent apparaître.

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PHASE 4 : La phase Sida

L’apparition d’infections opportunistes causées par des bactéries, des virus ou des champignons ou encore l’apparition de certains types de cancers désigne la phase sida. Les infections spécifiques au VIH profitent d’un système immunitaire affaibli et certaines sont potentiellement mortelles si aucun traitement antirétroviral n’est amorcé. Elles se présentent rarement chez une personne dont le système immunitaire est intact.

Voici quelques exemples d’infections opportunistes :

– La Pneumonie à Pneumocystis Jiroveci (anciennement connu sous le nom de Pneumocystis Carinii)

– La Toxoplasmose,

– Le Cytomégalovirus,

– Le Sarcome de Kaposi, etc.

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Attention ! Une personne peut donc être porteuse du VIH et ne pas avoir le Sida, on dit qu’elle est séropositive pour le VIH. Le Sida est la quatrième et dernière phase du virus de l’immunodéficience humaine (VIH).

L’évolution de l’infection au VIH avec traitement :
l'évolution du vih avec traitements bloc la phase sida
dépistage

DÉPISTAGE DU VIH

Le test de dépistage permet de détecter la séropositivité, c’est-à-dire rechercher la présence des anticorps anti-VIH dans le sang ou la présence du virus lui-même.​ La période fenêtre est la durée entre le moment de l’infection et le moment où le dépistage de l’infection pourrait rendre un résultat positif ou négatif fiable. Pour le VIH, la période fenêtre est d’environ 3 mois.

20 / 30% des canadiens infectés sans le savoir

On évalue que 20 à 30 % des Canadiens infectés par le VIH ignorent l’être.

Il existe plusieurs types de tests de dépistages :

– Essai immunoenzymatique (EIA) de troisième génération

L’essai immunoenzymatique (EIA) du VIH est utilisé pour détecter les anticorps produits par suite d’une infection par le VIH. Les résultats sont déclarés comme étant réactifs ou non réactifs. Il peut s’écouler jusqu’à 12 semaines avant qu’une personne infectée ne produise des anticorps anti-VIH détectables (c.-à-d. la «période de latence sérologique» généralement acceptée), bien que certaines personnes aient un résultat réactif avec les tests EIA du VIH de troisième génération de 20 à 30 jours après exposition. Un résultat réactif devrait être confirmé par le test d’amplification des acides nucléiques (TAAN).

– Essai de quatrième génération.

Cet essai est le test le plus couramment utilisé au Canada. Il s’agit d’un test combiné qui détecte à la fois les anticorps et l’antigène p24 du VIH. Ce test est plus sensible que le test aux anticorps et peut détecter l’infection en 15 à 20 jours. Jusqu’à 95% des personnes infectées par le VIH obtiendront un résultat positif à un test combiné de quatrième génération dans un délai de 34 jours; toutefois, la période de latence sérologique peut atteindre 12 semaines. Un résultat réactif devrait être confirmé avec un TAAN.

– Test au point de service (test rapide).

Les tests au point de service du VIH peuvent être utilisés pour détecter les anticorpsdu VIH. Les résultats peuvent être disponibles en quelques minutes. Un résultat réactif devrait être confirmé avec un TAAN. Renseignez-vous auprès de votre organisme de santé publique local pour connaître la disponibilité des tests de dépistage du VIH au point de service de votre région.

– Test d’amplification des acides nucléiques (TAAN).

Le TAAN détecte l’ARN du VIH chez le patient infecté. Ce test permet de détecter l’infection par le VIH de 7 à 14 jours après l’exposition. Le premier traitement antirétroviral, l’AZT, a été découvert dans les années 60 pour traiter le cancer et est prescrit contre le VIH en 1987. La trithérapie, une combinaison de trois molécules antirétrovirales, est disponible depuis 1996.

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le vih peut cohabiter avec d'autres itss

VIH & ITSS

Une ITSS (Infection Transmissible Sexuellement et par le Sang), comme la gonorrhée, l’infection à chlamydia et la syphilis, peut faire augmenter localement la concentration du VIH dans les sécrétions sexuelles d’une personne séropositive, ce qui la rend plus susceptible de transmettre le virus.

De plus, lorsqu’une personne séronégative souffre d’une ITSS, elle est plus susceptible de contracter le VIH puisque, entre autres, les lésions/irritations provoquées par l’ITS rendent plus perméables les muqueuses génitales.

Certaines ITSS peuvent faciliter la reproduction du VIH, comme l’herpès ou la gonorrhée. Les protéines qu’elles produisent soutiennent la réplication du virus, et la charge virale dans les liquides biologiques augmente, sans augmenter dans le sang.

Le dépistage des autres ITSS doit donc pouvoir se poursuivre même après une infection au VIH. Une ITSS non traitée peut se compliquer plus rapidement et être plus difficile à traiter pour une personne séropositive.

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Attention ! Les traitements antirétroviraux doivent être pris selon les indications de votre professionnel de santé. Pour une meilleure adhérence, le traitement doit être pris sans interruption.