Pourquoi les femmes vivant avec le VIH sont des supers héroïnes

A l’occasion de la journée mondiale de lutte pour les droits des femmes, le Portail salue le combat, l’énergie et le courage de toutes les femmes et notamment des 17 millions d’entre nous qui vivent avec le VIH.

Être une femme en 2017 reste un défi dans notre société patriarcale où inégalités de genre, sexisme ordinaire et pauvreté systémique restent la norme. En somme, s’affirmer en tant que femme (cis et trans) demande encore aujourd’hui un certain héroïsme voire un « super héroïsme ».

Mais inutile de chercher des femmes en capes et costumes, les super héroïnes des temps modernes sont des femmes comme vous et moi dont l’histoire personnelle a réveillé des « superpouvoirs » à faire pâlir Wonder Woman. Parmi elles, les femmes vivant avec le VIH (FVVIH) forcent l’admiration par certaines de leurs capacités « extra » ordinaires.

Depuis plus de trente ans, Les femmes vivant avec le VIH font face au phénomène sociologique d’intersectionnalité (Kimberlé Crenshaw, 1989) ou le fait pour une personne « de subir simultanément plusieurs formes de domination ou de discrimination dans une société ».

Être femme, cis ou trans, racisée, pauvre, etc. sont autant d’intersections possibles qui s’ajoutent au fardeau du VIH et obligent les femmes à développer de « superpouvoirs » pour y faire face.

...


Les effets secondaires des ARV : une réalité sous-estimée

Entretien avec la co-chercheuse de l'étude québécoise "Parlons des effets secondaires" Marilou Gagnon, RN, PhD.

 "Lorsque je présente mes résultats ou que je parle de mes travaux, on me dit souvent que les effets secondaires sont chose du passé et que c’est « beaucoup mieux aujourd’hui ». Les gens semblent sur la défensive quand ce sujet est abordé."   Marilou Gagnon.

Malgré des médicaments antirétroviraux (ARV) toujours plus performants et des efforts notables en terme d'allégement thérapeutique, les effets secondaires liés aux ARV font toujours partie du quotidien des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Une réalité souvent sous-estimée sur laquelle nous avons voulu revenir avec la co-chercheuse de l'étude québécoise de 2016  "Parlons des effets secondaires", Marilou Gagnon, RN, PhD.

Bio : infirmière depuis 15 ans, Marilou s'est intéressée très tôt aux effets secondaires et notamment à la lipodystrophie et lipoatrophie lors de son doctorat et post-doctorat.

Elle est professeure agrégée à l’École des sciences infirmières de la Faculté des sciences de la santé, et directrice de l’Unité de recherches critiques en santé, à l’Université d’Ottawa. En tant que membre de la Chaire de...


Vivre avec la lipo

Ce dossier est une traduction originale du dossier POZ Focus "Living with Lipo", rédigé initialement par Benjamin Ryan et traduit par Maud Bousquet.

La lipodystrophie, ou d'autres changements anormaux dans la distribution des graisses, est un problème fréquent chez les personnes vivant avec le VIH, en particulier chez ceux qui ont été traités avec les antirétroviraux les plus anciens.

À lire dans le dossier :

 

et aussi : inscription à la Conférence Info-Traitement sur la Lipodystrophie le 28/02/2017


 VIVRE AVEC LA LIPO
Crédits : From POZ.com, January 2016. Translated and reprinted with permission. Copyright 2016 CDM Publishing, L.L.C.

page : 1  2  3  4  5  ...


Nouvelles données dans l’étude CHIWOS sur les femmes vivant avec le VIH au Canada

Le 27 janvier dernier, le comité consultatif communautaire québécois de l’étude CHIWOS s’est réuni afin de discuter des résultats de la vague 2 (2015-2016). Le Portail a eu la chance d’y être convié et voici ce que l’on en a retenu.

I. CHIWOS en bref

L’étude sur la santé sexuelle et reproductive des femmes vivant avec le VIH (FVVIH) au Canada, ou CHIWOS, a été développée afin de :

  • Évaluer la proportion, la distribution et les modes d’utilisation des services liés au VIH/sida spécifiques aux femmes ainsi que les facteurs associés à l’utilisation des services parmi les FVVIH au Canada.

 

  • Estimer l’effet de l’utilisation des services VIH/sida spécifiques aux femmes sur la santé sexuelle, reproductive et mentale ainsi que l’effet de ces services sur le dépistage parmi les FVVIH au Canada.

 

L’étude pancanadienne se déroule au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique, s’appuie sur les principes de recherche communautaire et respecte les principes GIPA.

Elle est menée conjointement par 4 chercheurs principaux : Mona Loutfy (ON, chercheure principale désignée), Alexandra de Pokomandy (QC), Bob Hogg (BC), et Angela Kaida (BC).

II. Déroulement de l’étude

L’étude a pour outil principal un questionnaire très complet comprenant uniquement des questions fermées posées en...


Pages