Le "Rapid Start". Quand commencer le traitement?

 

                                                                Image: Elvert Barnes.

Au début des années 2000, une personne diagnostiquée porteuse du VIH devait attendre que son système immunitaire tombe au plus bas avant de commencer son traitement. Les médecins attendaient que les cellules CD4, responsables de coordonner le système immunitaire, soient à 200 copies. Avec les avancements de la recherche, les études scientifiques ont démontré les avantages d’initier la thérapie avant que le système immunitaire soit si faible.

Les personnes qui ont reçu un diagnostic de séropositivité après 2015 ont très probablement commencé leur traitement dès qu’elles ont été prêtes à le faire. Et cela sans porter attention au nombre de cellules CD4 présentes dans leur corps. Pourquoi ce changement ? Les données scientifiques prouvent que cela donne moins de temps au virus pour endommager le système immunitaire. Commencer le traitement jusqu’à un an après l’infection permet de mieux préserver le système immunitaire, car il est plus difficile pour le corps de remettre ses défenses au même niveau si l’on attend plus longtemps. Débuter le traitement avant permet aussi d’éviter une inflammation trop grande du système qui nous défend des maladies et des infections. À la longue, cette inflammation peut produire des effets indésirables sur la santé.

"Commencer le traitement jusqu’à un an après l’infection permet de mieux préserver le système immunitaire"

Depuis quelques mois, on entend souvent un nouveau...


La clinique SIDEP+ : où en sommes-nous après plus d’un an?

 En 2016, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal a annoncé l’ouverture officielle de la clinique SIDEP+.

La mission de la clinique SIDEP+ est d’offrir des services de dépistage et de prévention des ITSS et du VIH, qui peuvent être non nominaux ou anonymes, aux hommes gais, bisexuels, cis et trans et aux autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HARSAH). Elle est située au CLSC des Faubourgs (1705 de la Visitation).

Amélioration de l’offre de service

Malgré les efforts de prévention mis de l’avant à Montréal, les hommes gais, bisexuels, cis et trans et autres HARSAH demeurent les communautés les plus touchées par les ITSS et le VIH. Afin de mieux les rejoindre, la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal a voulu renforcer les efforts de prévention et repenser la stratégie de lutte contre les ITSS et le VIH. La Dre Sarah-Amélie Mercure, responsable médicale du Service ITSS et réduction des méfaits liés aux drogues à la DRSP de Montréal, nous dit en entretien : « Ce sont ces populations qui ont les plus grands besoins en prévention et traitement d’ITSS mais elles sont insuffisamment desservies et on ne constate pas la diminution escomptée du nombre de nouvelles infections à Montréal ». Le Dr René Wittmer, médecin clinicien au SIDEP+, ajoute : « Il fallait un peu repenser le service. Qu’est-ce qu’on peut faire de plus pour joindre ces populations? Qu’est-ce qu’on peut faire pour bonifier les services des SIDEP? »

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Retour sur le symposium psychosocial 2018: Place aux réalités

Le Symposium psychosocial 2018 - Place aux réalités a eu lieu le 2 mai 2018 au CHRUM

 Retour sur le symposium psychosocial  2018: Place aux réalités

Le  Symposium psychosocial  2018 – Place aux réalités a permis d’explorer les réalités psychosociales des populations prioritaires auprès desquelles travaille les trois organismes de l’alliance ETIAM.Le CAPAHC, le Portail VIH/sida du Québec et ASST(e)Q ont réuni plus de 200 personnes provenant d’une grande diversité d’organismes et de milieux lors de son symposium organisé le 2 mai 2018 au CHRUM de Montréal. La diversité d’organismes a permis des échanges riches en nuances lors des présentations. On constate à quel point le communautaire est riche de connaissances et que leurs mises en commun apportent des perspectives nouvelles.

La programmation portait sur les réalités des personnes issues des communautés les plus touchées par le VIH, l’hépatite C et les ITSS dans une approche inclusive avec un accent mis particulièrement sur la communauté trans. Même si les neuf présentations pouvaient sembler hétérogènes, elles tissaient ensemble une vision commune d’un avenir où la réduction des inégalités sociales seraient prises en charge par l’ensemble de la société.

Gabrielle Bouchard, présidente de la Fédération des femmes du Québec, a animé la journée en faisant preuve de beaucoup d’humour, d’inclusion et modération quand le ton de la discussion l’exigeait.

La première présentation a joué un rôle introductoire aux sujets qui ont occupé le reste de la journée. Ainsi, Gabriel Girard, sociologue et agent de planification, de programmation et de recherches à la direction  régionale  de  santé  publique ...


Pourquoi les femmes vivant avec le VIH sont des supers héroïnes

A l’occasion de la journée mondiale de lutte pour les droits des femmes, le Portail salue le combat, l’énergie et le courage de toutes les femmes et notamment des 17 millions d’entre nous qui vivent avec le VIH.

Être une femme en 2017 reste un défi dans notre société patriarcale où inégalités de genre, sexisme ordinaire et pauvreté systémique restent la norme. En somme, s’affirmer en tant que femme (cis et trans) demande encore aujourd’hui un certain héroïsme voire un « super héroïsme ».

Mais inutile de chercher des femmes en capes et costumes, les super héroïnes des temps modernes sont des femmes comme vous et moi dont l’histoire personnelle a réveillé des « superpouvoirs » à faire pâlir Wonder Woman. Parmi elles, les femmes vivant avec le VIH (FVVIH) forcent l’admiration par certaines de leurs capacités « extra » ordinaires.

Depuis plus de trente ans, Les femmes vivant avec le VIH font face au phénomène sociologique d’intersectionnalité (Kimberlé Crenshaw, 1989) ou le fait pour une personne « de subir simultanément plusieurs formes de domination ou de discrimination dans une société ».

Être femme, cis ou trans, racisée, pauvre, etc. sont autant d’intersections possibles qui s’ajoutent au fardeau du VIH et obligent les femmes à développer de « superpouvoirs » pour y faire face.

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