Festival de musique de Coachella : mise en garde sur la prétendue hausse des cas d’herpès.

Vous avez peut-être entendu parler du festival de musique de Coachella ? Dans les dernières semaines, plusieurs médias ont couvert l’évènement. Une nouvelle concernant ce festival a attiré notre attention. Il s’agit des articles parlant de la hausse des cas d’herpès dès la première journée de ce festival.

Les informations utilisées par les journalistes sont tirées du site web à potins TMZ et du site web HerpAlert. Le site web HerpAlert est géré par une équipe de médecins qui analysent les photos envoyées par des personnes inquiètes afin de poser des diagnostics visuels de l’herpès. Selon le site de TMZ, les médecins de HerpAlert font le diagnostic d’environ 12 personnes par jours, mais dès la première journée du festival de Coachella, ce sont des centaines de personnes qui ont fait affaire avec ce site. Au total, ce serait 1105 cas qui ont été rapportés à Indio, dans le désert de Palm Springs, dans la vallée de Coachella, à Los Angeles et à San Diego. Il s’agit des endroits où la plupart des festivaliers résident pendant cet évènement musical.

Maintenant que nous vous avons présenté la version rapportée par les médias, parlons des faits et des éléments à garder en tête lorsque nous lisons cette nouvelle. Tout d’abord, il existe deux types d’herpès. Le type 1, souvent appelé « feux sauvages », se retrouve principalement autour de la bouche, mais peut aussi se retrouver au niveau des parties génitales. Quant à lui, le type 2 se retrouve presque exclusivement au niveau génital et très rarement à la bouche. Il faut souligner qu’en 2017, l’Organisation mondiale de la Santé estimait que 67 % de la population mondiale de moins de 50 ans était porteuse de l’herpès de type 1 et 11 % des personnes de moins de 50 ans porteuses de...


L’herpès cause-t-il vraiment la maladie de l’Alzheimer ?

*Afin d’éviter d’alourdir le texte, le masculin sera utilisé

Depuis quelques années seulement, les chercheurs ont observé un lien entre l’herpès de type 1 et la maladie d’Alzheimer. Selon le site Web de la Société Alzheimer Canada, l’Alzheimer est « une maladie irréversible qui détruit les cellules du cerveau et cause des troubles de la pensée et de la mémoire. La maladie d’Alzheimer ne fait pas partie du processus normal de vieillissement » (Société Alzheimer Canada, 2018). L’existence d’un lien, signifie-t-il qu’il existe une relation de cause à effet ? Dans cet article, vous trouverez les résultats de recherches publiés très récemment sur le sujet. Vous découvrirez que le lien entre l’herpès de type 1 et l’Alzheimer est démontré et appuyé scientifiquement, mais que le lien de cause à effet, lui, n’est pas encore démontré. Il est donc possible de voir une association entre les deux. Par contre, il n’a pas encore été démontré que l’herpès de type 1 cause ou déclenche le développement de l’Alzheimer. De plus, il n’est pas démontré que le virus de l’herpès cause à lui seul l’Alzheimer. En effet, les résultats indiquent que l’herpès ET la mutation génétique (APOE4) augmentent les probabilités de développer la maladie. L’herpès à lui seul n’est pas responsable du développement de cette maladie neurologique.

Ce que les recherches disent

Un lien a été démontré entre l’herpès de type 1 et la maladie d’Alzheimer. Selon les chercheurs, le virus se déplacerait dans le cerveau où il tomberait en dormance (il serait inactif). Avec l’avancée en âge, le virus se réactiverait et causerait des...


Entretien avec Léa Pelletier-Marcotte sur les services VIH info droits

Entretien réalisé en novembre 2018

Quel est ton rôle dans la COCQ-SIDA ?

Je suis coordinatrice du programme VIH info droits de la COCQ-SIDA. Je m’occupe de coordonner les initiatives et les outils de plaidoyer et de sensibilisation auprès de la population générale et des décideurs. Je représente la COCQ-SIDA lors de discussions avec les gouvernements fédéral et provincial pour essayer de changer la situation de la criminalisation du VIH au Canada.

Pourquoi est-ce que VIH info droits est un besoin au Québec ?

On pense que tout est réglé à propos le VIH et qu’il n’y a plus de problèmes, mais le service VIH info droits est toujours très pertinent. Malheureusement, des personnes vivant avec le VIH sont encore victimes de discrimination basée sur leur statut sérologique, tant en matière d’emploi, d’immigration, de criminalisation ou de droit à la confidentialité.

Qui peut appeler le service VIH info droits de la COCQ-SIDA?

Tout le monde peut appeler le service VIH info droits s’ils ont une question liée au statut sérologique d’une personne ou font face à une potentielle discrimination. Les principales personnes qui nous appellent sont celles vivant avec le VIH, qui sont victimes de discrimination et qui veulent en connaître plus sur leurs droits. Mais des travailleurs de la santé ou des travailleurs sociaux nous appellent aussi parce qu’ils ne savent pas comment gérer une situation et quoi faire ou non dans un certain contexte. Même des agents de police nous ont appelés pour savoir comment gérer un cas où le statut sérologique est un élément important.

Quel genre d’information pouvez-vous offrir aux personnes qui vous appellent?

Nous donnons de l’information juridique et essayons de permettre...


Le "Rapid Start". Quand commencer le traitement?

 

                                                                Image: Elvert Barnes.

Au début des années 2000, une personne diagnostiquée porteuse du VIH devait attendre que son système immunitaire tombe au plus bas avant de commencer son traitement. Les médecins attendaient que les cellules CD4, responsables de coordonner le système immunitaire, soient à 200 copies. Avec les avancements de la recherche, les études scientifiques ont démontré les avantages d’initier la thérapie avant que le système immunitaire soit si faible.

Les personnes qui ont reçu un diagnostic de séropositivité après 2015 ont très probablement commencé leur traitement dès qu’elles ont été prêtes à le faire. Et cela sans porter attention au nombre de cellules CD4 présentes dans leur corps. Pourquoi ce changement ? Les données scientifiques prouvent que cela donne moins de temps au virus pour endommager le système immunitaire. Commencer le traitement jusqu’à un an après l’infection permet de mieux préserver le système immunitaire, car il est plus difficile pour le corps de remettre ses défenses au même niveau si l’on attend plus longtemps. Débuter le traitement avant permet aussi d’éviter une inflammation trop grande du système qui nous défend des maladies et des infections. À la longue, cette inflammation peut produire des effets indésirables sur la santé.

"Commencer le traitement jusqu’à un an après l’infection permet de mieux préserver le système immunitaire"

Depuis quelques mois, on entend souvent un nouveau...


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