Donner ou recevoir du sexe oral ne représente pas une pratique à risque pour la transmission du VIH. Si la personnes qui vit avec le VIH prend son traitement et a une charge virale indétectable ou faible (moins de 200 copies du virus par millilitre de sang) le risque de transmission est inexistant. Le sexe oral est à très faible risque pour la transmission du VIH si la personne qui vit avec le VIH ne prend pas de traitement. En fait, c’est difficile de savoir si cela est même possible car les gens qui ont du sexe oral ont souvent aussi du sexe vaginal ou anal à un moment de la même relation.

Le sexe oral représente un potentiel de transmission pour d’autres infections transmissibles sexuellement (ITSS) comme la gonorrhée, la chlamydia, la syphilis, l’herpès, les hépatites A ou B et la LGV (lymphogranulomatose vénérienne). Plusieurs de ces infections peuvent être traitées, mais ce n’est pas le cas de toutes les ITSS. L’herpès par exemple peut être traité pour réduire les symptômes, mais il ne peut être guéri.

Wikimedia Commons

Donner ou recevoir: qu'est-ce qui est le plus à risque ?

Recevoir une fellation ou un cunnilingus sans condoms ne représente pas de risque pour la transmission du VIH. On ne connaît aucun cas de transmission du VIH par cette voie.

Donner une fellation ou un cunnilingus sans condom est à faible risque pour la transmission du VIH. La transmission du VIH lors de relations orales est très rare. Pour qu’il y ait une possibilité de transmission, il doit y avoir une porte d’entrée pour le virus : des plaies ouvertes dans la bouche ou dans la gorge qui permettraient l’entrée du virus dans le système sanguin. Les autres ITS peuvent aussi augmenter le risque.

En plus, la bouche est un environnement hostile pour le VIH. Les muqueuses de
la bouche si elles sont saines constituent une barrière que le virus ne peut traverser.

Comment réduire les risques de transmission du VIH pendant le sexe oral ?

L’utilisation d’un condom ou d’une digue dentaire réduit les risques pour le VIH et la plupart des ITSS. Les condoms de polyuréthane et polyisoprène sont tout aussi efficaces que les condoms de latex. Leur goût et leur odeur sont différents. Il existe des condoms et des lubrifiants aromatisés (fraise, banane, réglisse, etc.) pour améliorer l’expérience du sexe oral.

Pour les autres ITSS, le condom ne protège que les zones qui sont couvertes. Des éruptions d’herpès ou des verrues génitales (VPH) non couvertes par le condom peuvent être transmissibles.

Notez également que si la personne séronégative prend la PrEP elle n’est pas `risque de transmission du VIH, mais cela ne la protège pas des autres ITSS.

 

Océane Apffel-Font, chargée de projet en documentation et rédaction

Portail VIH/sida du Québec
Dernière mise à jour : 21 janvier 2019

 

Se faire dépister

 

L'effet du traitement des personnes vivant avec le VIH sur le risque de transmission sexuelle de l'infection, Ministère de Santé et Services Sociaux du Québec, Octobre 2018

Oral Sex and HIV Risk, Centre for Desease Control and Prevention, 2018

Factsheet Oral sex, Aidsmap 2017