Gonorrhée

Neisseria gonorrhoeaeLa gonorrhée (infection gonococcique) est une infection transmissible sexuellement. La bactérie qui cause la gonorrhée peut infecter les parties génitales, la gorge ou l'anus (plus rarement d'autres parties du corps comme les yeux). Plusieurs personnes atteintes n'ont aucun symptôme. Il n'existe aucun vaccin contre la gonorrhée et une personne peut l'attraper  plusieurs fois.

Consultez la mise à jour (juillet 2013) : Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement : infections gonococciques

 
Description

L’infection gonococcique (gonorrhée) est d’origine bactérienne (Neisseria gonorrhoeae).

Il est possible d’être infecté à la gonorrhée lors :

  • D’une  pénétration du pénis dans la gorge, le vagin ou l’anus;
  • D’un contact de la bouche avec le pénis, la vulve, le vagin ou l’anus;
  • Du partage de jouets sexuels.
  • De l’accouchement, de la mère infectée à l’enfant

La période fenêtre pour pouvoir dépister une infection à la gonorrhée est de minimum 48 heures, la période optimale garantissant le résultat étant de 7 jours.

Il n'est pas nécessaire qu'il y ait éjaculation ou production de liquide pré-éjaculatoire pour que se transmette la gonorrhée.

Symptômes et complications

85 % des personnes infectées par le gonocoque sont des hommes. Seule une femme infectée sur deux présentera des symptômes.

Entre 2 jours à 5 semaines après l’exposition, peuvent apparaître des :

  • Pertes vaginales ou écoulements par le pénis ou l’anus
  • Picotements ou sensation de brûlure en urinant
  • Douleurs à la gorge, aux testicules ou dans le bas du ventre
  • Douleurs pendant les relations sexuelles
  • Saignements vaginaux après les relations sexuelles et entre les menstruations

Chez les nouveau-nés infectés, les symptômes sont :

  • Écoulement ou rougeur aux yeux (infection des yeux);
  • Septicémie (infection généralisée).

 AttentionCes symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la gonorrhée, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement.

 

Il est possible de transmettre la gonorrhée malgré l’absence de signes apparents.

Une gonorrhée non traitée peut entraîner, entre autres complications, une infertilité, une grossesse ectopique (grossesse dans les trompes de Fallope), des douleurs chroniques dans le bas du ventre, une infection de l’épididyme (canal spermatique), d’un testicule ou de la prostate.

Le risque de cécité pour les nouveau-nés infectés et non traités est élevé.

 
Prévention

Le condom, le préservatif féminin et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l’infection gonococcique lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Il n’existe aucun vaccin contre la gonorrhée qui est une infection bactérienne.

Le dépistage régulier (de 1x/an aux 3 mois), selon la fréquence des relations sexuelles permet de détecter l’infection malgré l’absence de symptômes.

 
Dépistage et traitement

Le dépistage diffère selon la présence ou non de symptômes.

En cas de symptômes apparents, un médecin doit effectuer des prélèvements à l’anus, au niveau du col de l’utérus chez les femmes, et faire un échantillon d’urine chez les hommes pour établir le diagnostic.

En cas d’absence de symptômes, un test par échantillon d’urine, prélèvement dans la gorge, l’utérus et l’anus sont nécessaires pour le dépistage.

Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaitre l’infection.

Le gonocoque a au fil du temps développé une résistance aux antibiotiques de plusieurs catégories. Seules les céphalosporines par injection intramusculaire seraient encore capables de venir à bout de l’infection.

Devant la difficulté des antibiotiques à pouvoir guérir l’infection, la prise des médicaments se fait de plus en plus par injection intramusculaire dépendamment de la partie du corps qui est infecté. Le meilleur outil contre la propagation de l’infection est alors l’utilisation du condom.

 

AttentionIl est préférable de ne pas avoir de contact sexuel pendant le temps de traitement (pendant 7 jours même dans le cas d’un traitement unidose ou par injection intramusculaire), pour ne pas transmettre la bactérie, et ainsi prévenir une seconde infection.

 
VIH et gonorrhée

Une gonorrhée non traitée facilite la transmission du VIH, en provoquant une inflammation des muqueuses (intérieur de la bouche, de la gorge, de l’anus, du pénis, du vagin), fragilisant ainsi les défenses naturelles (la peau).

Au niveau immunitaire, la gonorrhée amène le système à envoyer massivement les CD4+ sur la zone de l’infection pour combattre la bactérie.

Chez une personne séronégative au VIH infectée à la gonorrhée, le risque de contracter le VIH est alors jusqu’à 5 fois plus élevé.

Chez une personne séropositive au VIH, la gonorrhée accentue la charge virale du VIH des liquides génitaux ou anaux  jusqu'à 10 fois, augmentant ainsi le risque d’infectiosité de la zone concernée. L’infection sollicite plus fortement le système immunitaire, les exposants plus particulièrement aux complications.

 
Bon à savoir

Il ne faut pas uriner ou éjaculer deux heures avant de passer le test de dépistage ou de diagnostic, le passage des fluides nettoierait l’urètre des bactéries qui s’y seraient développées.

Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition ou non de symptômes.

Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une gonorrhée. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

Il est important lorsqu’on est porteur d’une infection telle la gonorrhée d’en informer le plus vite possible ses partenaires des 60 derniers jours, afin qu’ils puissent se traiter, se faire dépister et réduire la transmission de l’infection à d’autres.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué, ou encore par le Programme d’Intervention préventive auprès des personnes atteintes d'une ITSS et de leurs partenaires sexuels.

 
Liens

 

Herpès

Consulter notre brochure Info-Herpès en ligne  

 

Description 

 L’herpès est une infection causée par le virus de l’Herpes simplex. Il en existe deux types. 

  • Le type 1, également appelé VHS-1 ou communément « feu sauvage », infecte principalement la bouche, mais peut aussi se transmettre aux organes génitaux et à l’anus.
  • Le type 2, également appelé VHS-2, se manifeste principalement aux organes génitaux. Il est très rare qu’il se transmette à la bouche.

Selon les chiffres de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans le monde, 3.7 milliards de personnes sont porteurs du type 1 ainsi que 417 millions de personnes du type 2. 
Les femmes, les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes et les personnes séropositives au VIH sont les plus touchées.

 

Transmission

L’herpès de type 1 ou de type 2 se transmet :

  • au cours de relations sexuelles orales, vaginales, anales avec ou sans pénétration 
  • lors d’un contact intime (peau à peau) avec une personne infectée présentant des lésions ou non
  • lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant dans de rare cas

Pour qu'il y ait une probabilité de transmission, il faut que 1. le virus soit actif au niveau de la peau de la personne porteuse et 2. une porte d'entrée au niveau de la personne non-infectée (petite lésion, plaie ouverte, muqueuse). 

Les probabilités de transmission sont plus élevées pendant les éruptions cutanées. Il peut aussi avoir une transmission du virus dans les 24h à 48h avant une pousée ou lors de la période d'excrétion asymptomatique. La période d'excrétion asymptomatique est le moment où le virus est présent au niveau de la peau, mais pas assez pour causer des symptômes perceptibles. Cette période ne peut être prédite dans le temps, mais surviendrait entre 3% et 1% du temps selon la durée de l'infection.  

 
Symptômes

Il est possible qu'il n'y ait aucun symptôme et que l'infection passe inaperçue.

Lors de l’apparition des symptômes, en majorité il y aura plus de récidives dans les cas de VHS-2 que de VHS-1.

L'herpès se caractérise par des éruptions (poussées ou épisodes) plus ou moins fréquentes. La première poussée accompagnée de symptômes est souvent diffuse, douloureuse et longue. Elle peut toutefois passer inaperçue chez certaines personnes. La présence de vésicules s’accompagne souvent de fièvre (réaction à l’infection par un virus), avec courbature et maux de tête.

Les poussées suivantes prennent parfois la forme de :

  • petites lésions (vésicules, cloques, ulcères ou petits cratères) douloureuses sur ou près des organes génitaux (pénis, testicules, pubis, vulve, vagin, anus), des cuisses ou des fesses
  • bouton de fièvre douloureux au niveau de la bouche, dans le cas du VHS-1
  • sensations de brûlure en urinant
  • douleurs 
  • fièvre
  • courbatures
  • maux de tête

Bien que ces symptômes peuvent être présents lors des récurrences, les épisodes suivants sont généralement moins longs, moins douloureux et les vésicules moins diffuses.

À la suite de la transmission, le virus rejoint un ganglion nerveux au niveau de la colonne vertébrale où il y est latent. Il se réactive lors des épisodes en cheminant vers la surface de la peau.

Dans certains cas, on observera jusqu’à plus de 6 poussées par an, et dans d’autres quelques épisodes dans toute une vie.

Les lésions sont annoncées par des signes avant-coureurs :

  • des picotements
  • des rougeurs
  • des brûlures
  • des cloques
  • des démangeaisons
  • des sensations de choc électrique

Ensuite apparaissent des douleurs locales, des vésicules puis des croûtes.

Attention ! Les femmes enceintes doivent signaler à leur médecin la présence du virus de l'herpès. Un suivi adéquat pourra ainsi être effectué. 

Environ 12 semaines après une première exposition, la personne développe des anti-corps et devient moins sujette à le propager vers d’autres parties du corps.

 
Prévention

Dès les premiers symptômes d’un épisode d’herpès, le risque de transmission augmente fortement. Certains facteurs favorisent l’arrivée des épisodes :

  • le stress ou le mode de vie
  • l’exposition au soleil
  • de la fièvre, ou autres problèmes affectant le système immunitaire
  • les règles menstruelles
  • des plaies ou blessures
  • la chirurgie dentaire

 

Il convient d’être vigilant et de pouvoir consulter son médecin rapidement. Un traitement antiviral par voie orale peut être donné en prévention afin de favoriser la guérison des lésions, diminuer le nombre de récurrences et minimiser les probabilités de transmission.

Le port du condom, du préservatif féminin, l’utilisation de la digue dentaire sont recommandés lors des rapports sexuels, particulièrement lors d’une crise d’herpès. La transmission opère lorsque la zone touchée est en contact avec la peau lésée (micro lésion, plaie, muqueuse), donc il convient de limiter les zones de contact (cuisses, pubis, fesses, scrotum, périnée). 

Lors d’un premier contact avec des lésions dues à l’herpès génital, il est possible d’adopter des réflexes pour limiter la transmission :

  • Éviter de se toucher les yeux après un contact (herpès oculaire)
  • Se laver les mains au savon et bien les sécher
  • Toujours maintenir sèche la zone de peau qui présente des lésions
  • Laisser les zones de lésions à l’air libre plutôt que recouvertes d’un pansement pour favoriser la guérison
  • Si le soin nécessite des contacts (changer une couche, par exemple), il est conseillé de recouvrir temporairement d’un pansement la zone d’éruption cutanée pour limiter la contamination
  • En cas d’herpès labial, ne pas partager de brosse à dents, éviter de se maquiller

Pour éviter la transmission lors de l’accouchement, une césarienne peut être préconisée. Un suivi médical rigoureux et la prise d'antiviraux aident à diminuer les probabilités de transmission.

On ne contracte pas le virus de l’herpès par les ustensiles de cuisine, par une poignée de main, dans l’eau du bain, par l’utilisation d’une même serviette de bain ou du siège des toilettes.

 
Dépistage et traitement

Le dépistage systématique de l’herpès n’est pas préconisé. Il convient d’en faire la recherche par prélèvement dans les 24h à 48h suivant l’apparition des symptômes pour en faire le diagnostic. Une prise de sang peut confirmer le résultat dans certain cas.

Il n’existe aucun traitement curatif ni vaccin contre l’herpès. Les traitements ont pour but d’enrayer les poussées cutanées, de limiter la fréquence des épisodes et les probabilités de transmission.

Le traitement préventif contre l’herpès peut s’étendre sur plusieurs mois. Il sera rarement prescrit si le ou la patiente présente moins de 6 récurrences par an. Cela est toutefois discutable avec votre médecin. 

La prise de médicament a pour objectif principal de diminuer l’intensité et l’inconfort des poussées d’herpès, d’en diminuer la fréquence et de limiter la transmission.

Le traitement régulier d’antiviraux empêchera la multiplication du virus dans l’organisme, mais ne peut le faire disparaître des ganglions nerveux. Il est possible que l’arrêt du traitement provoque une poussée d’herpès.

 
VIH et Herpès

L’herpès peut jouer un rôle important dans la transmission du VIH.

Les lésions cutanées (ulcération, vésicules, plaies croûtées) sur les organes génitaux sont des portes de sortie et d’entrée pour le virus du VIH ou d’autres infections.

Une personne infectée par le VHS-2 est de deux à huit fois plus exposée à une infection au VIH, dépendamment de la fréquence et de l'intensité des lésions.
Comme lors de toute infection ou lésion, des cellules immunitaires, dont les CD4, sont envoyées dans la zone atteinte. On observe alors un afflux des cellules porteuses du VIH ou susceptibles de se faire infecter.

Dans le cas d’une personne séropositive au VIH, le contact des cellules infectées avec les protéines du VHS a pour effet d’augmenter leur vitesse de réplication. La charge virale augmente alors dans les fluides génitaux ou anaux concernés par la zone lésée.

La probabilité qu’une personne co-infectée au VIH et VHS-2, sans symptômes, transmette le VIH est estimée 5 fois plus importante qu’une personne séropositive au VIH non infectée par l’herpès.

Une personne co-infectée par le VIH et le VHS-2 est exposée à des poussées cutanées d’herpès plus intenses et plus fréquentes.

 
Bon à savoir

Les personnes atteintes par l’herpès de type 1 ou de type 2 sont porteuses pour la vie.

Si deux partenaires sont porteurs du même virus  (VHS-1 ou VHS-2), il n’y a pas de risque de surinfection.

Même sans symptômes apparents, il est possible de transmettre l’herpès.

L’herpès a des impacts directs sur la relation de couple, et des effets psychologiques, affectifs, sociaux et sexuels, qui influent sur les comportements. N’hésitez pas à en parler avec votre professionnel de la santé, la prévention et la prise en charge précoce diminuent fortement l’impact de l’infection à l’herpès sur la vie quotidienne. Les services du projet Info-Herpès sont accessibles afin d'obtenir du soutien et de l'information. 

Des symptômes d’herpès (bouton de fièvre, feu sauvage, par exemple) chez un partenaire ne révèlent pas une infidélité. Le virus peut être latent pendant parfois plusieurs années avant de se réactiver au niveau de la peau.

 
Liens

 

Syphilis

Description 

La syphilis est une infection d’origine bactérienne causée par  Treponema pallidum.

La syphilis se transmet :

  • Par voie sexuelle
    • Lors d’une pénétration du pénis dans le vagin ou l’anus
    • Lors du contact de la bouche avec le pénis, la vulve, le vagin ou l’anus
    • Lors du partage de jouets sexuels
  • Par contact avec le sang
    • En cas de lésion, par le contact de la peau infectée avec la peau saine
    • Rarement,  lors du partage de matériel d’injection, d’inhalation ou de préparation de drogue
    • Lors de la grossesse, et lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant

Avec la découverte des antibiotiques, la syphilis a été quasiment éradiquée en 1945. On observe une recrudescence de la maladie depuis 1997. Au Canada, en 2006, environ 1500 cas ont été signalés, et les hommes de 25 à 39 ans sont les premiers concernés.

 
Symptômes et complications

La syphilis peut évoluer différemment sur une longue période. Cette évolution se fait par phases, avec symptômes et latence.

Suite à l’infection, la multiplication de la bactérie dans l’organisme est rapide. Son évolution et l’apparition de symptômes varient selon qu’il y ait traitement ou non.

En l’absence de traitement post-exposition, en moyenne 3 semaines après l’infection peuvent apparaitre les premiers symptômes, qui évoluent en 3 phases distinctes :

  • La phase primaire

Un bouton rouge apparaît à la surface de la peau où le microbe a pénétré dans l’organisme). Il présente une forte concentration de la bactérie tréponème, responsable de l’infection. Il forme un  chancre, un petit ulcère superficiel et indolore, qui fait environ 1 cm de diamètre et passe très souvent inaperçu.

  • Chez l’homme, il se situe dans la région du gland, au niveau du frein, sur le pénis, dans la gorge, les amygdales, à l’anus
  • Chez la femme, il se situe principalement au niveau de la vulve, plus rarement dans le vagin ou au col de l’utérus.

Les symptômes de la phase primaire disparaissent d’eux-mêmes après 1 ou 2 mois, même en l’absence de traitement. Cela n’est toutefois pas le signe d’une guérison, la personne infectée reste contagieuse.

  • La phase secondaire

En l’absence de diagnostic et de traitement, le tréponème du chancre poursuit son évolution et se répand dans l’organisme. On observe alors les symptômes suivant :

  • Une fatigue importante, de la fièvre, des maux de tête
  • Des douleurs musculaires et aux articulations
  • Une perte de cheveux, partant de la région derrière les oreilles
  • Une apparition de rougeurs sur les muqueuses et la peau
  • Des ganglions enflammés et douloureux
  • Une inflammation de l’œil

Les symptômes de la phase secondaire peuvent se résorber d’eux-mêmes, mais ce n’est pas un signe de guérison, la personne infectée reste contagieuse.

De même, ils ne suffisent pas à faire le diagnostic d’une infection à la syphilis, seul un dépistage peut confirmer l’infection.

Dans la deuxième année qui suit l’infection, après la phase secondaire, s’installe une phase de latence, qui peut durer jusqu’à 30 ans, pendant laquelle il n’y a aucune manifestation de la maladie et la personne n’est plus contagieuse dès la troisième année.

  • La phase tertiaire

La forme la plus lourde de l’infection ne touche que de 15 à 30% des personnes qui ne sont ni diagnostiquées ni traitées.

A la phase tertiaire se développent :

  • Des troubles cardio-vasculaires ou articulaires
  • Des troubles neurologiques (Accident vasculo-cérébrales, méningites, migraines importantes, modification de la personnalité, surdité, démence, etc.)
  • Des naissances prématurées, des avortements spontanés
  • Une destruction des tissus des organes internes

Pendant la phase tertiaire, la personne infectée n’est plus contagieuse.

La phase tertiaire est devenue plus rare dans les pays développés, de par la prévention qui incite au dépistage régulier et le suivi médical poussé qui conduit à plus de personnes traitées.

 
Prévention

 Il n’existe aucun vaccin contre la syphilis, qui est une infection bactérienne.

La meilleure prévention consiste donc à limiter la circulation et la transmission de la bactérie responsable de l’infection, le tréponème.

Le condom, le préservatif féminin et la digue dentaire sont les meilleures protections contre  la syphilis lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Lors de l’utilisation de matériel de préparation, d’inhalation ou d’injection pour consommer des drogues, il est important d’utiliser du matériel stérile, non-utilisé.

L’aspect asymptomatique de la syphilis et les longues périodes de latence ou d’incubation incitent à prévenir la contamination en passant régulièrement les tests de dépistage et en prévenant ses partenaires.

 
Dépistage et traitements

 Le dépistage de la syphilis est conseillé particulièrement  pour :

  • les personnes originaires d’une région où la proportion par habitants (prévalence) de l’infection est élevée.
  • les personne ayant voyagé dans une région où la prévalence de l’infection est élevée ou ayant des partenaires sexuels provenant d’une telle région
  • les personnes faisant du travail du sexe ainsi que leurs clients
  • les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes
  • les femmes enceintes
  • les personnes ayant été en contact sexuel avec une personne porteuse de l’infection

Le dépistage de la syphilis se fait par prise de sang, la confirmation du résultat se fait par le prélèvement par un médecin des zones infectées.

La syphilis en phase primaire, secondaire ou latente se soigne efficacement par simple injection d’antibiotiques, généralement la pénicilline. En cas d’allergie, d’autres molécules sont disponibles par voie orale.

Attention !Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition de symptômes.

Il est nécessaire de se protéger sexuellement pendant toute la durée du traitement (pendant 7 jours pour le traitement par injection), pour éviter la transmission ou une réinfection. S’il est bien suivi, le traitement guérit efficacement l’infection. Cependant il ne répare pas les lésions des phases secondaires et tertiaires.

 
VIH et Syphilis

 Les lésions de la peau, aux organes génitaux, créées par le  chancre  dans la phase de la syphilis primaire, accompagnées d’une inflammation, offrent au VIH une porte d’entrée dans l’organisme.

Les personnes vivant avec le VIH et co-infectés avec la syphilis sont jusqu’à 5 fois plus susceptibles de transmettre le virus, la charge virale du VIH augmentant fortement dans les liquides anaux et génitaux.

De même, les personnes vivant avec le VIH et immunodéprimées, sont plus susceptibles de développer les stades secondaires et tertiaires de l’infection à la syphilis. L’intensité des symptômes sera accentuée et ils peuvent apparaître plus rapidement. .

Il est possible (quoique rare) qu’un second traitement antibiotique leur soit nécessaire, selon l’évolution de leur sérologie.

La présence du virus du VIH dans l’organisme peut amener un faux résultat positif au dépistage de la syphilis, en réaction à l’infection. Il conviendra de confirmer par un test plus spécifique.

 
Bon à savoir

 Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une Syphilis. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

La longueur de l’incubation et des délais entre les phases nécessitent de prévenir largement les partenaires sexuels au moins 3-6 mois avant le diagnostic, selon le stade de l’infection.

Contrairement à nombre d’agent bactérien, il n’a pas encore été découvert de résistance de la souche syphilique au traitement antibiotique.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel www.cliniquelactuel.ca ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué, ou encore par le Programme d’Intervention préventive auprès des personnes atteintes d'une ITSS et de leurs partenaires sexuels.

 
Liens

 

LGV

 
Description

La lymphogranulomatose vénérienne (LGV) est une infection causée par une bactérie de la famille du Chlamydia trachomatis. La LGV se transmet par contact sexuel :

  • au cours d’une pénétration du pénis dans la bouche, le vagin ou l’anus
  • au cours d’un contact de la bouche avec le pénis, le gland, la vulve, le vagin ou l’anus
  • au cours du partage de jouets sexuels par pénétration orale, vaginale ou anale
  • lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant.

Le risque de transmission est plus élevé lors des relations sexuelles par pénétrations anales d’objets, de doigts ou mains, pouvant créer des lésions ou des blessures.

En 2012, la majorité des personnes atteintes étaient  des hommes qui avaient  des relations sexuelles avec d’autres hommes.
La bactérie responsable de l’infection se transmet facilement par contact d’une peau qui présente une lésion infectieuse à une peau saine,  et par l’échange de fluides lors de relation sexuelles.

 
Symptômes et complications

 La durée de l’incubation de la LGV est très variable. Elle va de 2 à 60 jours, et ne présente généralement pas de symptômes.

La LGV évolue en 3 phases :

-La phase primaire

Entre 3 et 30 jours après la transmission, se développe une ulcération (plaie) qui passe souvent inaperçue, et qui est indolore. Elle se situe dans des zones peu visibles, où la bactérie a pénétré dans le corps (bouche, gorge, urètre, vagin, col de l’utérus, rectum, anus).

Ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes après quelques jours, mais ne sont pas signes de guérison. La personne infectée reste contagieuse.

-La phase secondaire

Entre 2 à 6 semaines après la transmission vont apparaître les symptômes suivant :

  • Fièvre, frissons
  • Douleurs aux muscles ou aux articulations
  • Brulures à l’urètre avec écoulement ou inflammation du col de l’utérus
  • Ganglions douloureux dans l’aine, le cou
  • Constipation
  • Écoulements avec du sang ou du pus au niveau de l’anus

En cas de complications, il est possible, mais rare, que les ganglions s’ouvrent (si un abcès ou un boubon s’est formé) avec un écoulement de pus.

Chez la femme la phase secondaire est souvent asymptomatique. L’affection des ganglions est parfois détectable en cas de lésions clitoridiennes ou des grandes lèvres.

-La phase tertiaire

En l’absence de traitement, la LGV peut causer des dommages graves. Les symptômes du stade tertiaire sont les suivants :

  • Un rétrécissement ou une perforation du vagin, du rectum ou du colon, causé par une inflammation chronique (Formation d’une fistule)
  • Un gonflement des organes génitaux (pénis, vulve, anus) causé par une obstruction des vaisseaux lymphatiques.

Des écoulements de pus, des inflammations des muqueuses, des saignements peuvent accompagner ces signes graves de complication de la LGV.
Plus rarement, la LGV va causer l’inflammation du foie ou d’une articulation. Ces dommages peuvent être permanents.

Attention !Ces symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la LGV, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement.

Il est possible de transmettre la LGV malgré l’absence de signes apparents.

 
Prévention

Le condom, le préservatif féminin et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l’infection à la LGV lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

L’utilisation d’un gant (latex, polyuréthane) lors de l’insertion de doigts ou de mains dans l’anus ou le vagin permet de prévenir l’infection, s’il est changé à chaque nouvelle insertion.

Une digue dentaire est un carré de latex mince utilisé pour prévenir la propagation des Infections Transmissibles Sexuellement et par le Sang (ITSS) durant la pratique du sexe oral. On peut se la procurer dans certains magasins, ou vous pouvez la fabriquer vous-même au moyen d'un condom ou d'un gant en latex. Source : masexualite.ca

Il n’existe aucun vaccin contre la LGV, qui est une infection bactérienne.

 
Dépistage et traitement

Le dépistage systématique de la LGV n’est pas préconisé. Il n’est donc pas effectué lors des consultations de routine de dépistage.

Une prise de sang permet de mettre en évidence l’infection. En cas de présence de symptôme, des prélèvements peuvent être effectués par un médecin à l’anus, dans le rectum, l’urètre ou le col de l’utérus.

Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaitre l’infection. La durée du traitement est d’environ 3 semaines. Les personnes séropositives nécessitent un suivi médical spécifique.

Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition de symptômes.

Il est nécessaire de se protéger sexuellement pendant toute la durée du traitement, pour éviter la transmission ou une réinfection. S’il est bien suivi, le traitement guérit entièrement l’infection. Cependant il ne répare pas les lésions des phases secondaires et tertiaires.

Lorsqu’il y a lieu, la ponction évacuatrice des bubons peut être un geste thérapeutique indiqué et à répéter afin de limiter la douleur et d'éviter l’aggravation des lésions. En revanche, l'incision chirurgicale est inutile et fortement contre-indiquée.

Un traitement chirurgical réparateur des lésions de la phase tertiaire peut être indiqué lorsqu’elles présentent un risque de surinfection.

 

VIH et LGV

Les lésionsque crée la LGV (ulcération des muqueuses, fissures et lésions rectales, vaginales, plaies buboniques au niveau de la zone clitoridienne, des grandes lèvres, zone de la gorge et de la bouche) exposent fortement à l’infection par le VIH et l’hépatite C.

Les personnes présentant les lésions de la LGV, qui sont autant des portes d’entrée que de sortie, sont plus susceptibles de contracter le VIH lors de rapports non protégés, ou de le transmettre, si elles sont porteuses du virus.

Un diagnostic de LGV nécessite fréquemment un dépistage du VIH, à confirmer 3 mois plus tard si négatif.

 
Bon à savoir

Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une LGV. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

La LGV est surtout présente en Afrique, en Amérique du sud, dans les Caraïbes et en Asie.

Les personnes pratiquant le BDSM sont plus exposées à l’infection à la LGV, via l’utilisation de jouets sexuels et les pratiques comme le fist-fucking.

Il est important lorsqu’on est porteur d’une infection telle la LGV d’en informer le plus vite possible ses partenaires, afin qu’ils puissent se traiter, se faire dépister et réduire la transmission de l’infection à d’autres.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel www.cliniquelactuel.ca ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué, ou encore par le Programme d’Intervention préventive auprès des personnes atteintes d'une ITSS et de leurs partenaires sexuels.

Liens

 

VPH

Virus du Papilloma Humain
Condylomes génitaux

Description

Le Virus du Papilloma Humain (VPH) existe sous plus de 150 souches différentes. Seul une quarantaine est responsable des condylomes génitaux (verrues génitales), qui est une Infection Transmissible Sexuellement et par le Sang (ITSS). Il s’agit de l’ITSS la plus répandue.

Les condylomes génitaux se transmettent facilement, notamment :

  • Lors de rapports sexuels avec contact entre le pénis et le vagin ou l’anus
  • Lors de contacts intimes entre une peau saine et une zone de peau infectée
  • Lors d’une relation sexuelle orale (bouche avec pénis, vulve, anus)
  • Lors du partage d’objets sexuels
  • Lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant.

Même si c’est une ITSS, le VPH ne se transmet pas au contact du sang.

Les jeunes de 14 à 24 ans sont particulièrement touchés par cette infection qui se transmet surtout dans la première année d’activité sexuelle.

Après la période d’incubation du virus, qui varie de 1 à 8 mois, parfois beaucoup plus, peuvent apparaître des symptômes.

 
Symptômes et complications

Comme beaucoup d’ITSS, l’infection au Virus du Papilloma Humain ne présentera dans une grande majorité des cas aucun symptôme. Toutefois, dans le cas de transmission par relation sexuelle, les symptômes les plus courants sont les condylomes génitaux.

Les condylomes se retrouvent :

  • Chez la femme
    • Sur la vulve
    • Sur le col de l’utérus
    • Dans l’urètre
    • Autour de l’anus
    • Sur le périnée
    • Dans la bouche
    • Plus rarement sur les cuisses
  • Chez l’homme
    • Dans l’urètre
    • Sur le pénis, le frein ou le scrotum
    • Sur le périnée
    • Autour de l’anus
    • Dans la bouche
    • Plus rarement sur les cuisses

 

Des signes extérieurs peuvent indiquer la présence de condylomes et nécessiter un examen plus approfondi, comme des saignements lors des rapports sexuels, des démangeaisons ou de l’inconfort dans la région des parties génitales.

Parfois minuscules et donc invisibles à l’œil nu, les verrues génitales peuvent avoir la texture du chou-fleur, être légèrement surélevées, avec une coloration comme la peau, ou rose, blanche ou grise. Leur taille peut évoluer.

Sans traitement, ces symptômes peuvent disparaitre d’eux-mêmes dans 80% des cas après 1 ou 2 ans. Cependant cela ne veut pas dire que l’infection a disparu.

Les verrues génitales restent souvent au stade bénin de l’infection. Toutefois des complications peuvent subvenir.

Les complications par les condylomes apparaissent :

  • Lors de la défécation, difficulté à évacuer les selles
  • Obstruction des voies génitales chez les femmes enceintes
  • Lésions à la bouche et à la gorge
  • Risque de complications graves chez le nouveau-né.

 

Certains types du virus VPH évoluent vers des formes précancéreuses de cellules, qui peuvent provoquer des cancers du pénis, de la vulve ou de l’anus. Invisibles à l’œil nu, ces lésions par le VPH sont les causes les plus fréquentes de l’apparition de cellules dites anormales. La forme la plus grave est le cancer, mais moins de 10% évolueront à ce stade.

L’infection au VPH de l’enfant suite à l’accouchement peut former des condylomes dans la gorge dans les mois suivant la naissance.

Chez les Canadiennes âgées de 20 ans à 44 ans, le cancer du col de l’utérus est le deuxième cancer en importance. Cependant les gestes de prévention aujourd’hui réduisent de 60 à 70% les risques d’évoluer à une phase cancéreuse.

 
Prévention

La prévention est destinée à éviter l’apparition des condylomes et des cellules précancéreuses, en influant soit sur les risques de transmission du virus, soit sur l’évolution de l’infection.

L’utilisation du condom limite la possibilité de transmettre le VPH. Toutefois, l’infection peut se transmettre de peau à peau par toutes les parties non couvertes par le condom (anus, périnée, vulve, cuisses, scrotum).

L’utilisation de la digue dentaire est recommandée pour les rapports oraux-génitaux. Une digue dentaire est un carré de latex mince utilisé pour prévenir la propagation des Infections Transmissibles Sexuellement et par le Sang (ITSS) durant la pratique du sexe oral. On peut se la procurer dans certains magasins, ou vous pouvez la fabriquer vous-même au moyen d'un condom ou d'un gant en latex. Source : masexualite.ca

Le VPH est très contagieux par le contact d’une peau saine avec des condylomes.

Prévenir ses partenaires passés lorsqu’on se fait diagnostiquer une infection au VPH est une bonne façon de contenir la transmission du virus à d’autres personnes.

Le vaccin préventif contre les cellules précancéreuses est maintenant couramment et gratuitement proposé aux filles âgées de 9 à 18 ans, dans le cadre scolaire, et aux femmes de 18 à 26 ans, particulièrement à celles qui ont un système immunitaire affaibli. Depuis le 1er janvier 2016, au Québec, les HARSAH (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes) cisgenres et transgenres âgés de 26 ans ou moins peuvent se faire aussi vacciner gratuitement contre le VPH.

Le vaccin protège très efficacement contre les verrues génitales et les cellules précancéreuse lorsqu’il est administré à une personne n’ayant jamais été infectée par le VPH. En cas d’infection antérieure, il limite l’évolution du virus et prévient les complications.

L’efficacité optimale du vaccin est observée pour une période allant jusqu’à plus de 6  ans, chez les femmes n’ayant jamais eu d’activité sexuelle.

Chez la femme, le test de Pap (frottis, cytologie) est un examen effectué par un médecin ou un infirmier spécialisé. Ce test conseillé tous les 3 ans cherche à prévenir l’apparition de cellules précancéreuses ou cancéreuses par des prélèvements au niveau du col de l’utérus.

Chez l’homme, l’examen génital complet vise à détecter la présence de condylomes  dans l’urètre, l’anus, dans toute la zone génitale.

La vaccination n’agit que contre quelques souches de VPH, et pas contre d’autres ITSS. Indirectement, elle limite le risque de contracter une infection à une autre ITSS, dont le VIH.

 
Dépistage et traitement

Le dépistage systématique du VPH n’est pas préconisé. L’apparition de verrues génitales amène à faire diagnostiquer par un médecin les symptômes, par un examen clinique.

Les condylomes non-traités disparaitront d’eux-mêmes dans les 18 mois après leur apparition dans 80% des cas. La personne peut  cependant rester infectée.

Il est possible de traiter les symptômes du VPH, et non le virus lui-même. Ils peuvent donc réapparaitre après le traitement.

Pour prévenir les complications, il est possible de traiter les verrues, par des crèmes, produits chimiques, brûlure par le froid (cryothérapie) ou au laser. Cela peut limiter la transmission du virus, rassurer sur les plans esthétique et psychologique.

 

VIH et Papillovirus

Les infections par verrues stimulent le système immunitaire, causent alors de l’inflammation qui attire des cellules immunitaire vers la surface des tissus, et donnent alors plus d’infections potentielles.

La vaccination contre le VPH prévient ainsi une infection au VIH qui serait causée par ce biais.

La prise de multithérapie antirétrovirale n’a pas d’effet préventif connu sur le développement du cancer du col de l’utérus chez les femmes vivant avec le VIH. Néanmoins une charge virale élevée peut augmenter les symptômes, comme des verrues plus grosses, plus nombreuses et plus répandues.

Le cancer du col de l’utérus chez les femmes séropositives est moins répandu dans les pays à niveau de vie élevé de par les suivis gynécologiques poussés et les tests Pap.

Les HARSAH séropositifs sont jusqu’à 60 fois plus susceptibles de développer un cancer de l’anus que les hommes séronégatifs non HARSAH.

La multithérapie, la diminution du sida, donc l’augmentation de l’espérance de vie des personnes atteintes, donnent plus de temps au cancer de l’anus de se développer. Pour ces mêmes raisons, les personnes atteintes du VIH montrent une reprise plus forte d’une activité sexuelle et donc d’une exposition à l’infection au VPH.

Une immunité progressive peut s’observer dans le temps, dans le cas d’infection précoce.

Attention !On estime que 70% de la population canadienne est concernée par l’infection au VPH, mais que 20 à 40% seulement des gens continueront à être porteurs du virus actif.

 
Bon à savoir

Les condylomes peuvent avoir des impacts directs sur l’activité sexuelle, sur l’intimité du couple.

La présence de verrues génitales chez un partenaire stable sain n’est pas le signe d’infidélité, le virus peut se trouver à l’état latent pendant une longue période avant l’apparition de symptômes.

Il est important lorsqu’on est porteur d’une infection virale au VPH d’en informer le plus vite possible ses partenaires, afin qu’ils puissent se traiter, se faire dépister et réduire la transmission de l’infection à d’autres.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par mail, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel.

 
Liens

 

VIH

Infection par le
Virus de l’Immunodéficience Humaine

Description

Le virus de l’immunodéficience humaine, le VIH, est responsable du syndrome de l’immunodéficience acquise, le sida.

Une personne est séropositive au VIH lorsqu’elle répond positivement aux tests visant à détecter la présence d’anticorps produits par le système immunitaire suite à une infection virale. À nos jours, une personne vivant avec le VIH qui prend un traitement antirétroviral (aussi appelé trithérapie ou ART) peut avoir une très bonne qualité de vie.

La transmission du VIH est possible lorsqu’il y a une porte de sortie du virus (saignement, éjaculation, production de liquide pré-éjaculatoire, allaitement, utilisation de matériel d’injection),  une porte d’entrée du virus dans un organisme non porteur (plaie ouverte, lésion de la peau, muqueuse buccale, anale, vaginale, injection, ingestion, tatouage, perçage), et un porteur (messager) du virus entre ces deux portes (liquide biologique comme le sperme, le liquide pré-éjaculatoire, les sécrétions vaginales, anales, le lait maternel, le sang).

 

En 2016, 2165 nouveaux cas de séropositivité au VIH ont été signalés au Canada.

En 2017, plus de 36,9 millions de personnes dans le monde sont séropositives.

La transmission du VIH est possible lorsqu’il y a une porte de sortie du virus (saignement, éjaculation, production de liquide pré-éjaculatoire, allaitement, utilisation de matériel d’injection),  une porte d’entrée du virus dans un organisme non porteur (plaie ouverte, lésion de la peau, muqueuse buccale, anale, vaginale, injection, ingestion, tatouage, perçage), et un porteur (messager) du virus entre ces deux portes (liquide biologique comme le sperme, le liquide pré-éjaculatoire, les sécrétions vaginales, anales, le lait maternel, le sang).

 

Attention !Il ne se transmet pas via les gestes de la vie courante, tels se serrer la main, un éternuement, se faire la bise, partager un repas, les toilettes ou boire dans le même verre. En plus, il est maintenant scientifiquement prouvé qu’une personne vivant avec le VIH, qui prends ses traitements et qui devient indétectable ne peut pas transmettre le virus à ses partenaires par voie sexuelle (sexe oral, anal ou vaginal). 

 

Symptômes et complications

 L’évolution de l’infection au VIH se décline en 4 phases :

La primo-infection

C’est la période suivant l’entrée du virus dans le corps, où il se multiplie rapidement et les risques de transmission sont plus élevés. Cette première phase peut s’accompagner de symptômes qui ressemblent à ceux de la grippe comme de la fièvre, des maux de gorge, des douleurs musculaires, de la fatigue, un gonflement des ganglions lymphatiques et des éruptions cutanées. Ces symptômes qui disparaissent après quelques semaines ne se manifestent pas chez toutes les personnes infectées. La primo-infection passe parfois inaperçue.

Attention !Ces symptômes peuvent être communs, et ne permettent pas de diagnostiquer à eux seuls une infection au VIH. Seul un test de dépistage peut amener ce diagnostic.

C’est durant cette période que le système immunitaire produit des anticorps pour se défendre contre le virus, on parle de alors de séroconversion. L’infection VIH est une exception, les anticorps ne protègent pas.

La phase asymptomatique

Durant cette période, il n’y a aucune manifestation du virus mais celui-ci reste actif et continue de se répliquer et d’infecter d’autres cellules immunitaires. En l’absence de traitement, cette phase sans symptôme peut durer plus de 10 ans pour certains alors que pour d’autres, elle dure moins longtemps. Il faut se rappeler que même durant cette période où le virus ne provoque aucun symptôme, celui-ci est toujours présent dans l’organisme et peut être transmis à d’autres personnes.

La phase symptomatique

Cette phase est caractérisée par l’apparition de symptômes persistants dus à l’affaiblissement du système immunitaire. La personne peut commencer à présenter des symptômes d’infection comme de la fatigue chronique, des sueurs nocturnes, de la fièvre, de la diarrhée ou une perte de poids importante.

Si le système immunitaire continue à s’affaiblir, le corps éprouvera une plus grande difficulté à se défendre contre les infections.

Si aucun traitement antirétroviral n’est entrepris, le taux des lymphocytes CD4 chute, la charge virale augmente et des symptômes liés à la phase sida ou des infections opportunistes peuvent apparaître.

Le sida

L’apparition d’infections opportunistes causées par des bactéries, des virus ou des champignons ou encore l’apparition de certains types de cancers désigne la phase sida.

Les infections spécifiques au VIH profitent d’un système immunitaire affaibli et certaines sont potentiellement mortelles si aucun traitement antirétroviral n’est amorcé. Elles se présentent rarement chez une personne dont le système immunitaire est intact.

Voici quelques exemples d’infections opportunistes :

La Pneumonie à Pneumocystis Jiroveci, anciennement connu sous le nom de Pneumocystis Carinii, la Toxoplasmose, le Cytomégalovirus, le Sarcome de Kaposi, etc.

Attention !Une personne peut donc être porteuse du VIH et ne pas avoir le sida, on dit qu’elle est séropositive pour le VIH.

 

Dépistage et traitement

La période fenêtre est la durée entre le moment de l’infection et le moment où le dépistage de l’infection pourrait rendre un résultat positif ou négatif fiable. Pour le VIH, la période fenêtre est d’environ 3 mois.

Le test de dépistage consiste à détecter la séropositivité, c'est-à-dire rechercher la présence des anticorps anti-VIH dans le sang ou la présence du virus lui-même. Il existe plusieurs types de tests de dépistages :

  • Le test de recherche des anticorps. (test standard)

C’est le plus couramment utilisé. Nommé test ELISA, il est fiable à plus de 99% si la recherche des anticorps anti-VIH se fait au moins 3 mois après la possible exposition du virus. Un test standard durant la période fenêtre peut donner des résultats partiellement fiables, qu’il faudra confirmer 3 mois après l’exposition. Le résultat est disponible en moyenne 2 à 3 semaines après le test.

  • Le test rapide de recherche des anticorps.

Le résultat de ce test est obtenu dans les minutes qui suivent le prélèvement d’une goutte de sang au bout du doigt. S’il est effectué plus de 3 mois après l’exposition, il est fiable à 99.8%. Tout résultat positif serait confirmé par un test standard du même échantillon de sang.

  • Le test de dépistage du virus (P-24) peut se faire précocement (moins de 3 mois).

D’une grande sensibilité, il détecte la présence de l’antigène P-24, marqueur du VIH associé à une infection récente. Ce test très couteux peut être effectué quelques semaines après l’exposition à risque, mais devra être confirmé dans les 3 mois qui suivront l’exposition probable.

On évalue que 20 à 30 % des Canadiens infectés par le VIH ignorent l’être.

Le premier traitement antirétroviral, l’AZT, a été découvert dans les années 60 pour traiter le cancer et est prescrit contre le VIH en 1987. La trithérapie, une combinaison de trois molécules antirétrovirales, est disponible depuis 1996.

Les traitements actuels  sont très efficaces pour :

 

  • Supprimer la charge virale de façon durable, c’est-à-dire réduire la présence du virus dans le sang jusqu’à ce qu’il ne soit plus détectable selon les tests disponibles sur la plus longue période de temps possible. Lorsque le virus est indétectable, il est intransmissible.
  • Reconstruire le système immunitaire (faire augmenter dans la mesure du possible les CD4) pour diminuer le risque de développer la phase sida et les maladies opportunistes qui y sont associées
  • Prolonger l’espérance de vie de la personne vivant avec le VIH, et améliorer sa qualité de vie
  • Prévenir la transmission du VIH, par la diminution de sa charge virale. On parle de charge virale indétectable.

L’efficacité du traitement est très liée au fait de prendre le traitement tel que prescrit par les professionnels de la santé (médecins, pharmaciens, etc.). En effet, l’interruption ou des délais rallongés entre une prise et une autre diminuent la quantité de médicaments dans le sang, et des résistances peuvent commencer à se développer très rapidement. Si des résistances se développent, le traitement ne sera plus efficace et il faudra trouver des alternatives.

Les effets secondaires (indésirables) touchent environ 10% des patients qui suivent le traitement anti-VIH. On distingue les effets à court terme et ceux à long terme. Leurs symptômes varient dans le temps, selon le type de médication choisi, selon les habitudes de la personne, et selon des conditions extérieures (stress, anxiété, modifications profondes du mode de vie, etc).

 

Prévention

Même si aucun vaccin contre le VIH n’existe encore, il y a des nombreuses options pour prévenir le VIH. Pour certaines personnes, une seule option est valable, pour d’autre une combinaison de plusieurs sera leur meilleur alliée. 

Le condom externe est la protection la plus répandue contre la transmission du VIH.

Son efficacité est optimale :

  • s’il est utilisé en combinaison avec du lubrifiant à base d’eau,
  • s’il est changé à chaque pénétration ou chaque changement de partenaire,
  • s’il n’a pas été abimé lors du déballage, ou si la date d’expiration n’est pas dépassée.

Le condom interne est très efficace s’il est installé selon les modes d’utilisation fournis.

La prévention est très importante dans la réduction des risques de transmission du VIH.

Le dépistage des ITSS et leur traitement réduisent  la vulnérabilité à la contraction du virus. Il peut être pertinent de s’intéresser aux prises de risques sexuels, pour évaluer son risque d’exposition au VIH. Cela peut faciliter l’utilisation de matériel de protection pendant les relations sexuelles.

Avec l’efficacité des traitements de l’infection au VIH, le risque de transmission a fortement diminué. En effet, plus la concentration du virus est élevée dans les liquides biologiques d’un individu séropositif, plus les chances de transmission augmentent.

C’est pourquoi la prise d’antirétroviraux, qui réduit la charge virale, diminue la possibilité de transmettre le VIH. Toutefois, dans certaines situations, même si la charge virale est indétectable dans le sang, elle peut être plus élevée dans les sécrétions sexuelles.

Lorsqu’une personne est exposée au sang ou à des liquides organiques potentiellement infectés par le VIH, la prise immédiate de médicaments antirétroviraux dans les 72 heures après l’exposition, pendant une période de 28 jours, peut empêcher la séroconversion. Cette pratique se nomme la prophylaxie post-exposition (PPE). Elle est disponible aux urgences de l’hôpital ou dans les cliniques spécialisées.

 

VIH et ITSS

Une  ITSS (Infection Transmissible Sexuellement et par le Sang), comme la gonorrhée, l’infection à chlamydia et la syphilis, peut faire augmenter localement la concentration du VIH dans les sécrétions sexuelles d’une personne séropositive, ce qui la rend plus susceptible de transmettre le virus.

De plus, lorsqu’une personne séronégative souffre d’une ITSS, elle est plus susceptible de contracter le VIH puisque, entre autres, les lésions/irritations provoquées par l’ITS rendent plus perméables les muqueuses génitales.

Certaines ITSS peuvent faciliter la reproduction du VIH, comme l’herpès ou la gonorrhée. Les protéines qu’elles produisent soutiennent la réplication du virus, et la charge virale dans les liquides biologiques augmente, sans augmenter dans le sang.

Le dépistage des autres ITSS doit donc pouvoir se poursuivre même après une infection au VIH. Une ITSS non traitée peut se compliquer plus rapidement et être plus difficile à traiter pour une personne séropositive.

Attention !Le traitement du VIH doit être pris à tous les jours, de façon régulière, sans interruption et pour toujours.

 

Liens

 

Ressources

Ligne d’Info-droit VIH/sida (Service de la COCQ-sida) :
Région de Montréal : 514 844 2477 poste 34
Ligne sans frais : 1 866 535 0481 poste 34

 

Hépatite C

Description

Les hépatites sont des inflammations du foie. Elles peuvent être d’origine virale ou toxique.

Le virus de l’hépatite C, le VHC, est un des responsables des infections virales du foie.

Les hépatites non virales peuvent être dues à une ingestion importante de produits toxiques, comme l’alcool, les médicaments, des champignons, par exemple.
L’hépatite C est une Infection Transmissible Sexuellement et par le Sang (ITSS). Elle se transmet par le contact de sang infecté au VHC avec du sang non-infecté. Ces contacts peuvent être :

  • Par voie sexuelle :
    • Lors d’une pénétration non protégée, à risque de saignement (blessure anale ou vaginale, lors des menstruations)
    • Lors de pratiques sexuelles plus intenses, comme le fist-fucking, les jeux amenant des lésions cutanées
    • Lors de l’insertion digitale dans le vagin ou l’anus, ou des rapports brutaux
  • Par voie sanguine :
    • Lors d’une transfusion de sang ou une greffe d’organe qui n’aurait pas été testée pour l’hépatite C, ce qui est systématique depuis les années 90.
    • Lors de la réutilisation de matériel médical à usage unique (ex : aiguille de vaccination), ce qui est rare de nos jours dans les pays développés.
    • Lors de l’utilisation de matériel déjà utilisé pour causer des brèches dans la peau (ex : tatouage, perçage, acupuncture, électrolyse), et par extension, réutiliser l’encre, les pots d’encre, les aiguilles non stérilisées.
    • Lors de l’utilisation de matériel de consommation de drogue par inhalation déjà utilisé et infecté (ex : paille, pipe à crack ou à crystal-meth)
    • Lors de l’utilisation de matériel de consommation de drogue par injection déjà utilisé et infecté (ex : seringue, stéricup, tampon d’alcool, acidifiant, garrot, filtre, eau)
    • Lors du partage de matériel coupant, abrasif ou tranchant (ex : coupe-ongle, rasoir, brosse à dent)
    • Lors de la grossesse ou de l’accouchement, de la mère infectée à l’enfant.
    • Lors d’une morsure au sang, une piqure, une coupure, une plaie cutanée ou de muqueuse en contact avec du sang infecté par le VHC.

La période fenêtre pour pouvoir dépister l’hépatite C est environ de 8 à 9 semaines à compter de l’infection.

Dans 15 à 20 % des cas, l’hépatite C va guérir d’elle-même, et passer inaperçue. 6 mois après l’infection, en l’absence de traitement antiviral, l’hépatite peut devenir chronique, et la guérison spontanée n’est plus possible.

La guérison de l’hépatite C ne crée pas d’immunité, il est donc possible de la contracter à nouveau.

 
Symptômes et complications

Au Canada, environ 250 000 personnes vivent avec l’hépatite C, 50 000 au Québec, et 170 millions dans le monde.

Dans 90% des cas, la personne infectée à l’hépatite C n’aura aucun symptômes, et ce pendant plusieurs années.

Après une période de 1 à 2 semaines pendant laquelle la personne est contagieuse, les dommages au foie continuent de s’aggraver, et les premiers symptômes apparaissent :

  • Fatigue plus ou moins importante et persistante
  • Nausées et fièvres,
  • Fatigue musculaire et articulaire
  • Perte d’appétit, troubles digestifs

Ces symptômes ressemblent à beaucoup de maladies. Ils ne suffisent pas à faire le diagnostic de l’hépatite C, il faut consulter un médecin ou une infirmière rapidement pour se faire dépister.

Dans 80 à 85% des cas d’hépatite C, elle ne guérit pas d’elle-même dans les 6 mois qui suivent l’infection. Elle se transforme alors en infection chronique. Elle est traitable, mais la personne restera porteuse du virus à vie.

Les évolutions possibles sont :

  • Pour 20 à 50 % des porteurs chronique, une cirrhose du foie. Les multiples dégradations des cellules du foie produisent du tissu cicatriciel qui entrave le travail de l’organe.
  • En cas de cirrhose, risque de cancer du foie. La consommation excessive d’alcool est la cause la plus fréquente de cancer du foie, mais les hépatites B et C dans leur forme la plus grave peuvent mener à cette maladie.
  • Très rarement, une hépatite fulminante survient. Il s’agit d’une destruction massive des cellules hépatiques, qui peut s’avérer mortelle. Une greffe d’organe peut être nécessaire.
 
Prévention

Il n’existe aucun vaccin contre le virus de l’hépatite C.

Le VHC se transmet par le sang. Aussi il est nécessaire d’éviter tout contact avec du sang contaminé ou sain.

Pour ce faire, il faut observer des gestes simples tels que :

  • Utiliser systématiquement du matériel neuf ou convenablement stérilisé pour le tatouage, le perçage, l’acupuncture. N’hésitez pas à vérifier avec le professionnel.
  • Utiliser systématiquement du matériel neuf ou convenablement stérilisé pour toute consommation de drogue par inhalation, injection, ainsi que pour les préparations (eau stérile, stéricup, pipe à crack, seringue, garrot)
  • Ne pas partager le matériel entre consommateurs
  • Ne pas partager du matériel de la vie quotidienne avec une personne infectée, ou si l’on est infecté (coupe-ongles, brosse à dent, rasoirs, fil dentaire, etc.)
  • Utiliser du lubrifiant et des gants en latex pour toute pénétration digitale dans le vagin ou l’anus afin d’éviter tout contact avec du sang.
  • Le port du condom masculin ou féminin lors des rapports sexuels avec pénétration limite les contacts avec du sang ou des lésions cutanées qui ne seraient pas directement visibles.

L’hépatite C étant une inflammation du foie, il est fortement conseillé d’éviter l’ingestion d’alcool, de médicaments, de tout produit faisant travailler cet organe. Éviter la nourriture trop riche, trop grasse, qui exigerait du foie une surcharge de travail.

En cas d’infection à l’hépatite C, la vaccination contre les hépatites A et B permet d’éviter des complications par le biais d’une co-infection.

Attention !Il n’y a aucun risque de transmission par simple toucher, le contact avec la sueur, les éternuements, un simple baiser, l’utilisation de vaisselle, s’il n’y a pas de trace de sang.

 
Dépistage et traitement

Le dépistage de l’hépatite C se fait par une prise de sang.

L’analyse de celle-ci permet de détecter les anticorps qu’aurait produit une infection au VHC.

Deux cas de figure sont alors possible :

  • Un résultat négatif indique que le système immunitaire n’a jamais eu à combattre une infection au VHC, et donc à produire des anticorps.
  • Un résultat positif  indique que la personne a été en contact avec le virus de l’hépatite C. Il s’agit alors de confirmer ce résultat, pour déterminer si le virus est toujours présent dans l’organisme, ou si le système immunitaire a guéri l’infection.

La confirmation du résultat positif se fait également par une prise de sang, pour rechercher cette fois-ci la présence du virus de l’hépatite C. Ce test est appelé test PCR, test de charge virale ou test de recherche de l’ARN. Si le résultat est négatif, la personne est guérie de l’hépatite C.

S’il est positif, la personne est porteuse de l’hépatite C.

Attention !Les personnes à haut risque sont invitées à passer un test de dépistage, la maladie pouvant rester silencieuse pendant quelques années.

-          Depuis 2015, il existe des traitements très efficaces (environ 95% de réussite) et très rapide (12 semaines) qui ne contiennent pas d'interféron et n'entrainent pratiquement pas d'effets secondaires.

-          Eligibilité au traitement : Pour le moment, les patients avec un score de fibrose (= état du foie malade) F2, F3 et F4 sont éligibles au traitement. Les patients coinfectés avec le VIH sont éligibles en tout temps. Les patients F1 avec un facteur de   comorbidité (autre maladie du foie) le sont aussi. Il est prévu que les patients F0 soient acceptés en juillet 2018.

-          Les antirétroviraux à action directe vont bloquer la capacité du VHC à se copier et se reproduire.

En cas de complication sévère, une ablation partielle ou complète du foie peut être nécessaire, et exiger alors une transplantation.

La guérison de l’infection à l’hépatite C ne protège pas contre d’autres contaminations. La prévention et le dépistage sont nécessaires pour éviter d’être infecté à nouveau.

 

VIH et VHC

Il est recommandé à toute personne séropositive au VIH de se faire dépister pour l’hépatite C.

En effet, les modes de transmission et d’infection sont très similaires entre le VHC et le VIH, via le sang. On estime qu'un tiers des personnes séropositives au VIH le sont aussi au VHC. Au Canada, c'est 13 000 personnes qui seraient co-infectées.

Le VIH accélère le processus de fibrose du foie (le tissu cicatriciel dégrade la capacité filtrante du foie), et le risque de cirrhose est multiplié entre 2 et 5 fois. Le VIH provoque pour sa part une inflammation virale des organes, ajoutant ainsi à celle provoquée par l'hépatite C.

Le traitement antirétroviral pour traitement l'infection au VIH peut provoquer une intoxication du foie, qui s'ajoute alors à l'hépatite C et ainsi accélère  la détérioration de l'organe. Les effets secondaires peuvent se cumuler, et amener à un arrêt des traitements multi thérapeutiques.

 
Bon à savoir

L’eau de Javel peut supprimer le VHC à la surface des objets, mais pas à l'intérieur d'une aiguille d'injection, par exemple. Le virus peut rester vivant jusqu'à 8 semaines dans une seringue souillée.

L’infection au VHC et le traitement peuvent nécessiter de mettre en place de bonnes conditions de vie pour garantir des effets optimaux. Une alimentation plus équilibrée, pour soulager le foie, une diminution conséquente de la consommation d'alcool et de la cigarette, sont des aspects à ne pas négliger pour favoriser la guérison.

Le traitement contre l'hépatite C nécessite de plus d'être pris à heures régulières, pour ne pas que le virus puisse développer des résistances. Cela engage d'être personnellement prêt pour le traitement, qui ne doit pas systématiquement être commencé dès l'infection.

Il est possible d'aviser anonymement ses partenaires par mail, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique l'Actuel

 
Liens

 

Hépatite A/B

 
Description

Les hépatites sont des inflammations du foie, causées par une infection virale ou par une intoxication (abus de médicaments, alcool, produit chimique, etc.). En plus de réagir à l’infection virale, le système immunitaire détruit les cellules du foie pour le protéger.

Les infections par les virus de l’hépatite A (VHA) et de l’hépatite B (VHB) sont des Infections Transmissibles Sexuellement et par le Sang (ITSS).

Les virus des hépatites A et B sont souvent associés, présentant de nombreux points communs sur leur mode de prévention, transmission et guérison.

Il convient cependant de les différencier.

Hépatite A

Hépatite B

Endémique en Asie, Afrique, Amérique centrale et Amérique du Sud, ainsi qu’au Mexique et dans les Caraïbes, l’hépatite A est moins présente dans les pays aux conditions d’hygiènes plus salubres.A titre d’exemple, en 2011 en France, 1.114 cas d’hépatite A ont été détectés.Sa période d’incubation, entre le moment où elle est contractée et les premiers signes d’infection, varie de 30  à 180 jours, une 50aine en moyenne.Dans les pays en voie de développement, 8 à 10% des adultes sont porteurs de l’hépatite B.2 milliards de personnes seraient contaminées à l’hépatite B dans le monde. Parmi eux 450 millions auraient une hépatite chronique.La période d’incubation de l’hépatite B est en moyenne de 60 à 90 jours.
  
Considérée comme la forme d’hépatite la moins grave, le VHA se transmet :

 

Par contact sexuel

  • Lors d’un rapport oral – anal
  • Lors d’un partage de jouet sexuel ayant été introduit dans l’anus
  • Lors de contact oral avec des selles d’une personne contaminée

 

Présent dans les liquides biologiques,  le VHB se transmet :

 

Par les liquides génitaux

  • Lors d’un rapport sexuel non-protégé vaginal ou anal
  • Lors d’un rapport sexuel oral
  • Lors du partage de jouets sexuels sans précaution
  • Par contact d’une muqueuse avec le sperme ou les sécrétions vaginales infectées
  • Par voie orale
  • Par la consommation d’eau, de glaçons ou d’aliments infectés par les matières fécales d’une personne contaminée
  • Par contamination des mains mises à la bouche, via du matériel, des aliments (crudités, fruits de mers contaminés, etc.)
  • Par l’utilisation de matériel contaminé, ou par la consommation de drogue qui aurait été en contact avec des matières fécales

 

  • Par le sang
    • Lors de la grossesse ou à l’accouchement
    • Lors de tatouage ou perçage par du matériel contaminé
    • Lors d’utilisation de matériel de préparation, d’injection ou d’inhalation contaminé et partagé
    • Par contact du sang contaminé avec une plaie, une muqueuse, une morsure ou piqure

L’hépatite A ne se transmet pas par le sang.
  • Par la salive infectée, en cas de morsure entrainant une lésion cutanée

 

Sauf en cas de présence de sang, les larmes, lait maternel, selles, sueur ou urine ne transmettent pas le VHB.

Il n’y a aucun risque de contamination aux hépatites par le simple toucher, se faire la bise, tousser, éternuer, utiliser la même vaisselle, être en contact avec la sueur …

Le virus de l’hépatite B peut rester actif jusqu’à deux semaines sur une surface inerte, dans des conditions normales de température.

 

Symptômes et complications

Comme beaucoup d’ITSS, l’infection aux hépatites ne présentera dans une grande majorité des cas aucun symptôme. Parfois latente pendant des années, l’infection hépatique peut présenter le tableau clinique d’une grippe à son début.

La majorité des hépatites se résorbent d’elles-mêmes, après quelques semaines, si elles durent plus de 6 mois, on parle d’hépatite chronique.

  

Hépatite A

Hépatite B

  
La gravité de l’hépatite A augmente avec l’âge. La durée de l’infection est de 2 à 4 semaines, en moyenne. Durant cette période apparaissent :Dans la majorité des cas, il n’y aura pas de symptômes à l’infection à l’hépatite B.On observe différentes évolutions de l’infection :
  • De la fièvre, des courbatures et maux de tête
  • Une fatigue inhabituelle, durable, que le repos n’atténue pas
  • Perte d'appétit et de poids
  • Jaunissement du blanc des yeux et de la peau
  • selles pâles et urines foncées

 

  • La phase aigue

Asymptomatique dans environ 60% des cas, elle guérit entièrement de l’infection en quelques semaines, et développe une immunité. Sinon les symptômes sont :

  • Jaunisse des yeux et de la peau
  • Fatigue persistante
  • Douleurs articulaires et musculaires
  • Diarrhées, selles pâles, urines foncées
  • Rarement, éruptions cutanées
 
  • La phase chronique

Environ 5 à 10% des personnes infectées au VHB deviendront chroniques après 6 mois d’infection et resteront porteur du virus, asymptomatiques mais contagieux.

On observe peu de complications de l’hépatite A. Cependant, si l’infection dure trop longtemps, elle peut entrainer :Les porteurs chroniques présentent plus de risques de cirrhose, dans 15 à 25% des cas, sur plusieurs années.
  • une hépatite chronique, décrite au-delà de 6 mois d’infection, qui mettra de 1 à 3 ans pour guérir
  • une cirrhose, c'est-à-dire une dégradation importante des cellules du foie due à la cicatrisation. Cela entrave la circulation du sang dans l’organe
  • une hépatite fulminante, si la personne est déjà porteuse d’une autre forme d’hépatite (B ou C). En cas d’insuffisance majeure du foie, une greffe peut être nécessaire.
L’hépatite B, dans moins de 1% des cas, peut se compliquer en une forme fulminante, qui présente des symptômes mortels :

 

  • tâches rouges sur la peau, signe d’hémorragie
  • saignements de nez
  • confusion mentale, coma

 

Attention !

Sans symptômes, il est possible d’être porteur très longtemps d’une hépatite, et donc de contaminer des partenaires sexuels. De plus, l’infection peut se propager et créer des dommages internes tout en passant inaperçue.

 
Prévention

Il est possible de prévenir la contraction des hépatites A et B par des gestes quotidiens et sécuritaires. Une vaccination très efficace est disponible.

L’utilisation du préservatif est recommandée dans toute relation avec pénétration, particulièrement anale. L’utilisation de la digue dentaire est conseillée pour toute relation orale-anale et orale-vaginale.

Des gestes sécuritaires permettent d’éviter de contracter ou transmettre une hépatite :

Hépatite A

Hépatite B

  • Lavage des mains systématique après passage aux toilettes ou pour cuisiner
  • Utilisation d’une eau non-contaminée en cas de consommation de drogue
  • Éviter la consommation d’eau du robinet, de glaçons dans les boissons alcoolisées et d’aliments crus ou lavés à l’eau courante dans des pays en voie de développement
  • Ne pas nettoyer une plaie à l’eau courante dans des pays en voie de développement
  • En cas d’infection, éviter le don d’organe, de sang, de sperme
  • Utiliser un condom pour toute relation sexuelle, particulièrement anale
  • Vaccination
  • Utiliser un condom pour toute relation sexuelle orale, anale, vaginale
  • Vérifier que les tatouages et perçages sont fait avec du matériel stérile, neuf
  • Ne pas partager son matériel de préparation de drogue, consommation de drogue, inhalation, injection
  • Utiliser du matériel de préparation de drogue, consommation, inhalation, injection stérile, neuf
  • Utiliser de l’eau stérile pour la préparation de la drogue à consommer
  • Ne pas partager rasoir, brosse à dent, coupe ongle en cas d’infection
  • Dépistage prénatal pour les femmes enceintes
  • Vaccination

 

Attention !

Il n’est pas possible de contracter une seconde fois l’hépatite A et la B si la personne a été guérie. La personne est immunisée.

Les vaccins contre les hépatites A et B ont des taux d’efficacité proches de 95%. Le mode le plus répandu consiste en une double vaccination pour les hépatites A et B par la même injection.

4 semaines après la première injection, l’immunité est acquise. Elle persiste pour la vie  si les rappels ont  été pratiqués, à 1 mois puis 6 mois après la première injection.

Généralement, le vaccin contre les hépatites est offert gratuitement aux :

  • Enfants de 4ème  année du primaire
  • Hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH)
  • Personnes avec un système immunitaire déprimé (Personnes Vivant avec le VIH, etc.)
  • Personnes qui utilisent des drogues par injection ou inhalation
  • Partenaires sexuels des personnes porteuses d’une hépatite B
  • Contacts familiaux des personnes porteuses d’une hépatite B
  • Personnes porteuses de l’hépatite C
  • Les personnes qui ont contracté une ITSS
  • Les jeunes de la rue
  • Les travailleurs du sexe
  • Les nouveau-nés de mères infectées
  • Les professionnels de la santé qui se blessent avec une aiguille

Dans le cas des personnes porteuses de l’hépatite C ou d’une atteinte au foie (cirrhose, etc.), le vaccin contre l’hépatite B est préconisé également, pour éviter les complications.

Gratuite, durable et avec un taux d’efficacité très élevé, la vaccination est le meilleur moyen de protection contre les hépatites A et B.

Le vaccin de l’hépatite A est dirigé contre le VHA, celui de l’hépatite B contre le VHB exclusivement, mais la vaccination peut contenir les deux souches, ce qui assure la double protection.

Une Prophylaxie Post-exposition existe pour prévenir l’infection au virus de l’hépatite B. En cas d’exposition à du sang, du sperme, de la salive ou des sécrétions vaginales d’une personne infectée, une injection d’immunoglobuline administrée dans un délai inférieur à 7 jours peut éviter la propagation de l’infection. Ce traitement est disponible après consultation d’un médecin, aux urgences par exemple.

 
Dépistage et traitement

 Le dépistage des hépatites est indiqué pour toute personne présentant une vulnérabilité à l’exposition au virus :

  • Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes
  • Les utilisateurs de drogues par injection
  • Les femmes enceintes
  • Les voyageurs qui ont eu des contacts sexuels dans des pays à forte exposition aux hépatites
  • Les personnes ayant des tatouages ou des perçages
  • Les personnes porteuses d’une affection au foie, cirrhose, hépatite chronique
  • Les travailleurs du sexe
  • Les personnes qui ont contracté une ITSS
  • Les personnes qui ont plusieurs partenaires
  • Les jeunes de la rue
  • Les personnes qui ont reçu des transfusions sanguines avant 1990

Il est indiqué de se faire dépister même sans symptômes, le virus pouvant être dormant durant plusieurs années.

Le dépistage des hépatites se fait par prise de sang, l’examen physique étant peu concluant.

Il permet de :

Hépatite A 

Hépatite B

  • Doser les taux d’enzymes du foie, afin de détecter des traces de cirrhose, d’atteinte hépatique
  •  La recherche de deux protéines différentes donnera deux indications :
  1. La présence des anticorps IgM anti-VHA indique une infection active, récente
  2. La présence des antigènes IgG anti-VHA indique que le corps est immunisé contre l’hépatite A, suite à la guérison à une infection.
  • Doser les taux d’enzymes du foie, afin de détecter des traces de cirrhose, d’atteinte hépatique et de destruction du foie
  •  La recherche d’une forte concentration de cellules immunitaires (lymphocytes) permet de définir qu’il s’agit d’une infection virale
  • La présence de l’antigène HBS indique qu’il s’agit du VHB. S’il est disparu, cela indique une guérison
  • La recherche des anticorps permettra de déterminer si l’infection est ancienne ou non.

 

 

Il n’y a pas de traitement spécifique pour l’hépatite A. Le système immunitaire parvient à combattre l’infection, après 4 à 6 semaines. Pour favoriser la guérison, il faut éviter alcool, médicaments et exposition aux sources de l’infection.

L’hépatite B, si elle est peu active, ne justifiera pas particulièrement de traitement. Un suivi médical s’impose cependant, et 90-95 % des cas présenteront une guérison dans les 6 mois.

Dans le cas d’une hépatite B plus agressive, un traitement par interféron ou par antiviraux est possible, qui dans 80% des cas permettront d’arrêter l’évolution de l’infection.

Dans les cas d’hépatites ayant développé des complications (hépatite fulminante, cirrhose, etc.), une greffe de foie peut être nécessaire.

 
VIH et VHAB

La vaccination contre les hépatites A et B est fortement conseillée pour les personnes séropositives au VIH. Les meilleures conditions sont une charge virale indétectable et un niveau de CD4 (cellules du système immunitaire) supérieur à 500/mm3, afin que le corps soit capable de réagir au vaccin et développer une immunité.

La vaccination aux hépatites A et B est conseillée en cas de co-infection déjà existante entre le VIH et l’hépatite B ou C, surtout pour les HARSAH.

Plus de 7 % des patients infectés par le VIH sont porteurs d’une infection chronique au VHB.

Le taux de CD4 au moment de la vaccination influe sur la durée de l’immunité. Un taux supérieur à 350/mm3 assure une bonne réponse immunitaire, mais les personnes séronégatives conservent les anticorps anti-VHA et anti-VHB plus longtemps, et sont donc plus longtemps immunisés.

Les fortes similitudes des modes de transmissions de l’hépatite B et du VIH favorisent les cas de co-infection VIH et VHB.

Les personnes séropositives avec un système immunitaire affaibli sont plus à risque de développer des dégradations du foie. Ils présentent des quantités plus importantes de VHB dans le sang, ce qui les expose plus à développer une hépatite chronique.

Cependant, aucune étude n’a montré d’influence du VHB sur le développement du VIH.

Des interactions médicamenteuses parfois importantes peuvent exister entre la multithérapie en cas de VIH et la prise de traitement contre l’hépatite B. Les molécules du traitement anti-VIH sont de plus en partie traitées par le foie, ce qui entraine une croissance d’activité.

 

Bon à savoir

La consultation d’un nutrionniste pendant une période d’infection ou de traitement à l’hépatite B peut améliorer grandement l’efficacité des thérapies ou le confort quotidien du patient.

Le vaccin contre l’hépatite B peut être administré à l’entourage familial dans les 8 jours suivant les premiers symptômes chez le sujet infecté, réduisant de 13 à 2,8% le risque de contagion.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel www.cliniquelactuel.ca ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué, ou encore par le Programme d’Intervention préventive auprès des personnes atteintes d'une ITSS et de leurs partenaires sexuels.

 
Liens

 

Chlamydia

La chlamydia (ou chlamydiose) est une infection transmissible sexuellement. La bactérie qui cause la chlamydia peut infecter les parties génitales, la gorge ou l'anus. Plusieurs personnes atteintes n'ont aucun symptôme. Il n'existe aucun vaccin contre la chlamydia et une personne peut l'attraper plusieurs fois.

Description

La chlamydiose est une infection bactérienne causée par la  Chlamydia trachomati.

Il est possible d’être infecté par  la chlamydia lors :

  • D’une relation sexuelle avec pénétration sans protection du pénis dans le vagin ou l’anus
  • De relations orales répétées et suivies avec plusieurs partenaires
  • Du partage de jouets sexuels
  • De l’accouchement, de la mère à l’enfant.

La période fenêtre pour pouvoir dépister une infection à la chlamydia est de minimum 48 heures, la période optimale garantissant le résultat étant de 14 jours.

Symptômes et complications

50% des hommes et 70% des femmes ne présenteront pas de symptômes en cas d’infection. Il est toutefois possible de transmettre la chlamydia malgré l’absence de signes apparents.

Entre 2 à 5 semaines après l’exposition, peuvent apparaitre les symptômes suivant :

  • Pertes vaginales anormales
  • Écoulement par l’urètre (pénis) ou l’anus
  • Sensation de piqure ou de brulure en urinant
  • Douleurs dans le bas du ventre (pubis)
  • Douleurs pendant les rapports sexuels
  • Saignements anormaux du vagin après des relations sexuelles
  • Douleur ou démangeaisons aux testicules

Ces symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la chlamydia, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement.

Une infection à chlamydia non traitée peut entraîner, entre autres complications, une infertilité, une grossesse extra-utérine, une infection chronique de la prostate.

Prévention

Le condom et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l’infection à la chlamydia lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Il n’existe aucun vaccin contre la chlamydia, qui est une infection bactérienne.

Le dépistage régulier (de 1x/an aux 3 mois), selon la fréquence des relations sexuelles, permet de détecter l’infection malgré l’absence de symptômes.

Dépistage et traitements

Déceler l’infection à la chlamydia diffère selon la présence ou non de symptômes.

En cas de symptômes apparents, un médecin doit faire un diagnostic. Selon les pratiques sexuelles concernées, il procédera à des prélèvements, au niveau de l’anus, du col de l’utérus chez les femmes, par un échantillon d’urine chez les hommes pour établir le diagnostic.

En cas d’absence de symptômes, le dépistage se fait selon les pratiques sexuelles concernées. Des prélèvements peuvent se faire au col de l’utérus, dans l’urètre ou dans l’anus. (Il faut échantillonner tous les sites selon les pratiques sexuelles : col, urètre par un échantillon d’urine.

Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaitre l’infection.

Il est préférable de ne pas avoir de contact sexuel pendant 7 jours, pour ne pas transmettre la bactérie et ainsi prévenir une seconde infection.

VIH et Chlamydia

Une infection à chlamydia non traitée facilite la transmission du VIH, en provoquant une inflammation des muqueuses (intérieur de la bouche, de l’anus, du pénis, du vagin), fragilisant ainsi les défenses naturelles (la peau).

Au niveau immunitaire, l’infection à chlamydia amène le système à envoyer massivement les CD4+ sur la zone de l’infection pour combattre la bactérie.

Pour une personne séronégative au VIH, cela augmente ainsi le nombre de CD4+ potentiellement exposés à l’infection.

Pour  une personne séropositive au VIH, cela accentue son infectiosité en augmentant le nombre de CD4+ porteurs du VIH autour de la même zone.

 

Bon à savoir

Il ne faut pas uriner ou éjaculer deux heures avant de passer le test de dépistage ou de diagnostic, le passage des fluides nettoierait l’urètre des bactéries qui s’y seraient développées.

Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition ou non de symptômes.

Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une infection à chlamydia. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

Il est important lorsqu’on est porteur d’une infection à  la chlamydia d’en informer le plus vite possible ses partenaires des 60 derniers jours, afin qu’ils puissent se faire traiter préventivement, se faire dépister et réduire la transmission de l’infection à d’autres.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel www.cliniquelactuel.ca ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué.

Liens

 

Les Infections Transmissibles Sexuellement et par le Sang

Les informations sur les principales ITSS sont disponibles sous des formes simplifiées. Cliquez sur l'ITSS qui vous intéresse, et retrouvez dans la partie "Bon à savoir" une copie de la version longue et plus complète de la fiche pour approfondir vos connaissances.


Chlamydia - Gonorrhée - Hépatite A/B - Hépatite C - Herpès - LGV - Syphilis - VIH - VPH

La Chlamydia

Description

La chlamydia est une infection bactérienne qui se transmet :

  • Lors d’une relation sexuelle avec pénétration sans protection du pénis dans le vagin ou l’anus
  • Lors de relations orales répétées et suivies avec plusieurs partenaires
  • Lors du partage de jouets sexuels
  • Durant l’accouchement, de la mère à l’enfant.

Une infection à la chlamydia facilite la transmission du VIH.

Symptômes-Complications

Il est possible de transmettre la chlamydia malgré l’absence de signes apparents. Entre 2 à 5 semaines après l’exposition, peuvent apparaître les symptômes suivant :

  • Pertes vaginales anormales
  • Écoulement par l’urètre (pénis) ou l’anus
  • Sensation de piqure ou de brulure en urinant
  • Douleurs dans le bas du ventre (pubis)
  • Douleurs pendant les rapports sexuels
  • Saignements anormaux du vagin après des relations sexuelles
  • Douleur ou démangeaisons aux testicules

 

Attention !

Ces symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la chlamydia, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement.

Une infection à chlamydia non traitée peut entraîner des complications irréversibles.

Prévention

Le condom, le préservatif féminin et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l'infection à la chlamydia lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Attention !Il n’existe aucun vaccin contre la chlamydia.

Le dépistage régulier permet de détecter l’infection malgré l’absence de symptômes.

Dépistage et Traitement

48 heures après l'infection, il est possible de se faire dépister.

localisation-depistageTrouvez un centre de dépistage près de chez vous en visitant notre carte du Québec

En cas de symptômes apparents, un médecin doit faire un diagnostic. Selon les pratiques sexuelles concernées, il procédera à des prélèvements, au niveau de l’anus, du col de l’utérus chez les femmes, par un échantillon d’urine chez les hommes pour établir le diagnostic.

En cas d’absence de symptômes, le dépistage se fait selon les pratiques sexuelles concernées. Des prélèvements peuvent se faire au col de l’utérus, dans l’urètre ou dans l’anus.

Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaitre l’infection.

Attention !Pour ne pas transmettre l'infection ou l'attraper à nouveau, il est préférable de ne pas avoir de contact sexuel pendant 7 jours après le traitement.

Bon à savoir

Il ne faut pas uriner ou éjaculer deux heures avant de passer le test de dépistage ou de diagnostic.

Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition ou non de symptômes.

Attention !Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une infection à chlamydia. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

Liens

Il vous reste des questions sans réponse ?


La Gonorrhée

Description

La gonorrhée est causée par une bactérie qui se transmet :

  • Lors d’une pénétration du pénis dans la gorge, le vagin ou l’anus;
  • Lors d’un contact de la bouche avec le pénis, la vulve, le vagin ou l’anus;
  • Lors du partage de jouets sexuels.
  • Alors de l’accouchement de la mère infectée à l’enfant.

La gonorrhée facilite la transmission du VIH.

Symptômes-Complications

La gonorrhée n’a souvent aucun symptôme. Mais entre 2 à 5 semaines, peuvent apparaitre des :

  • Écoulements par le pénis, le vagin ou l’anus
  • Picotements ou sensation de brûlure en urinant
  • Douleurs à la gorge, aux testicules ou dans le bas du ventre
  • Douleurs pendant les relations sexuelles
  • Saignements vaginaux après les relations sexuelles et entre les menstruations

Attention !Ces symptômes ne suffisent pas à faire un diagnostic, il faut consulter un médecin ou un infirmier rapidement. Non traitée, l’infection peut s’aggraver et les complications être irréversibles.

Prévention

Le condom, le préservatif féminin, le gant en latex et la digue dentaire sont les meilleures protections contre la gonorrhée, lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

En l'absence de symptômes, le dépistage régulier permet de détecter l'infection.

Dépistage et Traitement

48 heures après l’infection, il est possible de se faire dépister.

localisation-depistageTrouvez un centre de dépistage près de chez vous en visitant notre carte du Québec

Le dépistage se fait par prélèvement à l’anus, au col de l’utérus ou par échantillon d’urine selon les pratiques sexuelles ayant eu lieu. En cas de symptômes, un médecin doit être consulté pour faire un diagnostic.

Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition ou non de symptômes.

Le traitement par antibiotiques permet de guérir complètement la gonorrhée.

Attention !Pour ne pas transmettre l’infection ou l’attraper à nouveau, il est préférable de ne pas avoir de contact sexuel pendant 7 jours après le traitement.


Bon à savoir

Il ne faut pas uriner ou éjaculer deux heures avant de passer le test de dépistage.

Attention !Il n'y a pas d'immunisation après une infection à la gomorrhée. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

 
Liens

Il vous reste des questions sans réponse ?

Haut


Les Hépatites A et B

Description

Les hépatites sont des inflammations du foie, causées par une infection virale ou par une intoxication (abus de médicaments, alcool, produit chimique, etc.). En plus de réagir à l’infection virale, le système immunitaire détruit les cellules du foie pour le protéger.

Les virus des hépatites A et B présentent de nombreux points communs sur leur mode de prévention, transmission et guérison.


Hépatite A

Sa période d’incubation, varie de 30  à 180 jours, une 50aine en moyenne.

Considérée comme la forme d’hépatite la moins grave, le VHA se transmet :

  • Par contact sexuel

Lors d’un rapport oral – anal, lors d’un partage de jouet sexuel ayant été introduit dans l’anus, et lors de contact oral avec des selles d’une personne contaminée.

  • Par voie orale

Par la consommation d’eau, de glaçons, d’aliments, la manipulation de matériel infectés par les matières fécales d’une personne contaminée.

Attention !L’hépatite A ne se transmet pas par le sang.


Hépatite B

La période d’incubation de l’hépatite B est en moyenne de 60 à 90 jours.

Présent dans les liquides biologiques, le VHB se transmet :

Par les liquides génitaux

  • Lors d’un rapport sexuel non-protégé vaginal ou anal
  • Lors d’un rapport sexuel oral
  • Lors du partage de jouets sexuels sans précaution
  • Par contact d’une muqueuse avec le sperme ou les sécrétions vaginales infectées

 

Par le sang

  • Lors de la grossesse ou à l’accouchement
  • Lors de tatouage ou perçage par du matériel contaminé
  • Lors de partage coupant, abrasif ou tranchant (ex : coupe-ongles, rasoir, brosse à dents)
  • Lors de l'utilisation de matériel de consommation de drogue par inhalation déjà utilisé et infecté (ex. : paille, pipe à crack ou à crystal-meth)
  • Lors de l’utilisation de matériel de consommation de drogue par injection déjà utilisé et infecté (ex : seringue, stéricup, tampon d’alcool, acidifiant, garrot, filtre, eau)
  • Par contact du sang contaminé avec une plaie, une muqueuse, une morsure ou piqure
  • Par la salive infectée, en cas de morsure entraînant une lésion cutanée

Sauf en cas de présence de sang, les larmes, lait maternel, selles, sueur ou urine ne transmettent pas le VHB.

Attention ! Il n’y a aucun risque de contamination aux hépatites par le simple toucher, se faire la bise, tousser, éternuer, utiliser la même vaisselle, être en contact avec la sueur …


Symptômes-Complications

Dans la majorité des cas, les hépatites ne présentent aucun symptôme. La majorité des hépatites se résorbent d’elles-mêmes, après quelques semaines, si elles durent plus de 6 moi, on parle d’hépatite chronique.


Hépatite A

La durée de l’infection est de 2 à 4 semaines, en moyenne. Durant cette période apparait :

  •  De la fièvre, des courbatures et maux de tête
  • Une fatigue inhabituelle, durable, que le repos n’atténue pas
  • Perte d'appétit et de poids
  • Jaunissement du blanc des yeux et de la peau
  • Selles pâles et urines foncées

 

Les complications de l’hépatite A sont : 

  • Une hépatite chronique, décrite au-delà de 6 mois d’infection
  • Une cirrhose, c'est-à-dire une dégradation importante des cellules du foie
  • Une hépatite fulminante, qui peut nécessiter une greffe du foie.

 


Hépatite B

Dans la majorité des cas, il n’y aura pas de symptômes à l’infection à l’hépatite B. On observe différentes évolutions de l'infection :

La phase aiguë

  •  Jaunisse des yeux et de la peau
  • Fatigue persistante
  • Douleurs articulaires et musculaires
  • Diarrhées, selles pâles, urines foncées
  • Rarement, éruptions cutanées

 

La phase chronique

Environ 5 à 10% des personnes infectées au VHB deviendront chroniques après 6 mois.


Attention !Sans symptômes, il est possible d’être porteur très longtemps d’une hépatite, et donc de contaminer des partenaires sexuels.


Prévention

Une vaccination très efficace est disponible contre les hépatites A et B.
Les vaccins contre les hépatites A et B sont efficaces à 95%. L’immunité s’acquiert suite à la vaccination.
L’utilisation du préservatif est recommandée dans toute relation avec pénétration, particulièrement anale.
L'utilisation de la digue dentaire est conseillée pour toute relation orale-anale et orale-vaginale.
Le lavage systématique des mains est le meilleur geste de prévention contre l’hépatite A.
La prévention contre l’hépatite B passe par l’utilisation systématique de matériel stérile pour toute consommation de drogue, tatouage, perçage, hygiène des ongles, rasoirs, brosses à dents.

Attention !Il n’est pas possible de contracter une seconde fois l’hépatite A et la B si la personne a été guérie. La personne est immunisée.

Dépistage et Traitement


Attention !Il est indiqué de se faire dépister même sans symptômes, le virus pouvant être dormant durant plusieurs années. Le dépistage des hépatites se fait par prise de sang, l’examen physique étant peu concluant.

localisation-depistageTrouvez un centre de dépistage près de chez vous en visitant notre carte du Québec

Il n’y a pas de nécessité à traiter l’hépatite A, qui guérit d’elle-même. Sauf dans le cas d’hépatite chronique, l’hépatite B ne nécessite pas non plus de traitement.


Bon à savoir

Le vaccin contre l’hépatite B peut être administré à l’entourage familial dans les 8 jours suivant les premiers symptômes chez le sujet infecté. Cela peut réduire les risques de transmission.

Liens


Il vous reste des questions sans réponse ?

Haut


L'hépatite C

Description

L’hépatite C (VHC) est une infection qui peut causer l'inflammation du foie. D'origine virale, elle est une infection transmissible sexuellement et par le sang (ITSS).

Ces contacts peuvent être :

Par voie sexuelle

  • Lors de pénétration non protégée avec présence de sang porteur du virus  (ex. par de petites coupures, plaies ou menstruation)
  • Lors d’insertion de doigts, objets provoquant des lésions cutanées.

 

Par voie sanguine

  •  Lors de l’utilisation de matériel déjà utilisé pour causer des brèches dans la peau  (ex. : aiguilles à percer ou à tatouage)
  • Lors de l’utilisation de matériel de consommation de drogue par inhalation déjà utilisé et infecté (ex : paille, pipe à crack ou à crystal-meth)
  • Lors de l’utilisation de matériel de consommation de drogue par injection déjà utilisé et infecté (ex : seringue, stéricup, tampon d’alcool, acidifiant, garrot, filtre, eau)
  • Lors du partage de matériel coupant, abrasif ou tranchant (ex : coupe-ongle, rasoir, brosse à dent)
  • Lors de la grossesse ou de l’accouchement, de la mère infectée à l’enfant.
  • Lors d’une morsure au sang, une piqure, une coupure, une plaie cutanée ou de muqueuse en contact avec du sang infecté par le VHC.

Dans 15 à 20 % des cas, l’hépatite C va guérir d’elle-même, et passer inaperçue. 6 mois après l’infection, en l’absence de traitement antiviral, l’hépatite peut devenir chronique, et la guérison spontanée n’est plus possible.

Symptômes-Complications

Attention !Dans 90 % des cas, la personne infectée à l’hépatite C n’aura aucun symptôme, et ce pendant plusieurs années.

Les premiers symptômes qui peuvent apparaitre sont :

  • Fatigue plus ou moins importante et persistante
  • Nausées et fièvres
  • Fatigue musculaire et articulaire
  • Jaunisse des yeux et de la peau
  • Selles pâles et urines foncées
  • Perte d’appétit, troubles digestifs

 

Prévention

Il n’existe aucun vaccin contre le virus de l’hépatite C.

Pour prévenir l’infection, on doit :

  • Utiliser systématiquement du matériel neuf ou convenablement stérilisé pour le tatouage, le perçage, l’acupuncture et le matériel pour consommer de drogues récréatives.
  • Ne pas partager du matériel de la vie quotidienne avec une personne infectée, ou si l’on est infecté (coupe-ongles, brosse à dent, rasoirs, fil dentaire, etc.)
  • Utiliser du lubrifiant et des gants en latex pour toute pénétration digitale dans le vagin ou l’anus afin d’éviter tout contact avec du sang.
  • Le port du condom masculin ou féminin lors des rapports sexuels avec pénétration limite les contacts avec du sang ou des lésions cutanées qui ne seraient pas directement visibles.

 

Attention !L’hépatite C étant une inflammation du foie, il est fortement conseillé d’éviter l’ingestion d’alcool, de médicaments et de nourriture trop grasse, qui le ferait plus travailler.

Dépistage et Traitement

Le dépistage de l’hépatite C se fait par une prise de sang. Si le résultat est positif, la personne est porteuse de l’hépatite C.

localisation-depistageTrouvez un centre de dépistage près de chez vous en visitant notre carte du Québec

Il existe plusieurs combinaisons de traitements très efficaces dépendamment du génotype du virus et si l’on est porteur du VIH ou non.

Les traitements durent 3 mois (12 semaines), ne contiennent pas d'interféron et n'entrainent pratiquement pas d'effets secondaires.

Eligibilité au traitement : Pour le moment, les patients avec un score de fibrose (= état du foie malade) F2, F3 et F4 sont éligibles au traitement. Les patients coinfectés avec le VIH sont éligibles en tout temps. Les patients F1 avec un facteur de   comorbidité (autre maladie du foie) le sont aussi. Il est prévu que les patients F0 soient acceptés en juillet 2018.

Bon à savoir

L’eau de Javel peut supprimer le VHC à la surface des objets, mais pas à l'intérieur d'une aiguille d'injection, par exemple. Le virus peut rester vivant jusqu'à 8 semaines dans une seringue souillée.

Le traitement contre l'hépatite C nécessite de plus d'être pris à des heures régulières, pour ne pas que le virus puisse développer des résistances. Cela engage d'être personnellement prêt pour le traitement, qui ne doit pas systématiquement être commencé dès l'infection.

Attention !La guérison de l’hépatite C ne crée pas d’immunité, il est donc possible de la contracter à nouveau.

Liens

Il vous reste des questions sans réponse ?

  • Téléchargez gratuitement l'application mobile Sexposer (en français et anglais) incluant un calculateur de risque, des fiches pratiques sur les ITSS et le référencement des sites de dépistage au Québec : Sexposer
  • Posez vos questions par service de message texte anonyme et gratuit (en françaisSext'Info  (514-400-9301)
  • Posez vos questions par service de message texte anonyme et gratuit (en anglaisSextEd  (514-700-4411)
  • Consultez le Guide du Ministère de la Santé et de la prévention du Québec (2014, 239 p.) : Guide québécois de dépistage des infections transmissibles sexuellement et par le sang
  • Consultez le e-Dossier complet de CATIE : Hépatite C : guide détaillé
  • Consultez la carte des ressources VIH/VHC au Canada : VIH411
Haut


L'herpès

Description

L’herpès est une infection causée par le virus de l’Herpes simplexIl en existe deux types :

  • Le type 1, soit l’herpès labial ou buccal, également appelé VHS-1 ou communément « feu sauvage », infecte principalement la bouche, mais peut se transmettre aux organes génitaux et à l’anus.
  • Le type 2, soit l’herpès génital, également appelé VHS-2, se manifeste principalement aux organes génitaux. Il est très rare qu’il se transmette à la bouche.

L’herpès de type 1 ou de type 2 se transmet :

  • au cours de relations sexuelles avec ou sans pénétration du pénis dans la bouche, le vagin ou l’anus
  • lors d’un contact intime (peau à peau) avec une personne infectée présentant des lésions ou non
  • lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant, ce qui peut lui être fatal

Attention ! L’herpès est constamment contaminant, même en dehors de toute poussée.

La contamination est cependant maximale pendant les éruptions cutanées.

Symptômes-Complications

L'herpès se caractérise par des éruptions (poussées, ou crises) plus ou moins fréquentes. La première poussée passe souvent inaperçue, et s’accompagne toutefois de fièvre (réaction à l’infection par un virus), avec courbatures et maux de tête.

Les poussées suivantes prennent parfois la forme de :

  •  petites lésions (vésicules ou petites cloques, ulcères ou petits cratères) douloureuses et très contagieuses sur ou près des organes génitaux (pénis, vulve, vagin, anus), des cuisses ou des fesses
  • bouton de fièvre douloureux et contagieux au niveau de la bouche, dans le cas du VHS-1
  • sensations de brûlure en urinant
  • pertes vaginales ou écoulement par le pénis
  • douleurs ou écoulement de l’anus

La crise est annoncée par des picotements, des brûlures, des cloques et des démangeaisons. Ensuite apparaissent des douleurs locales, des rougeurs, des vésicules puis des croûtes.

Prévention

Dès les premiers symptômes d’une crise d’herpès, le risque de contamination augmente fortement.

Certains facteurs favorisent l’arrivée des crises :

  •  le stress
  • l’exposition au soleil
  • la consommation d’alcool
  • la fièvre
  • les règles menstruelles
  • des plaies ou blessures
  • le port de vêtements serrés, de sous-vêtements synthétiques qui favorisent l’humidité

 

Le port du condom, du préservatif féminin, l’utilisation de gant en latex et de digue dentaire sont recommandés lors des rapports sexuels, particulièrement lors d’une crise d’herpès.

La contagion opère lorsque la peau saine est en contact avec la peau lésée, donc il convient de limiter les zones de contact (cuisses, pubis, fesses, scrotum, périnée).

Attention !Il n’existe aucun vaccin contre l’herpès.

 

Dépistage et Traitement

Le dépistage systématique de l’herpès n’est pas préconisé. Il convient d’en faire la recherche par analyses biologiques lors de l’apparition de symptômes pour en faire le diagnostic. Une prise de sang peut confirmer le résultat.

Attention !Il n’existe aucun traitement curatif contre l’herpès génital ou labial.

Les traitements ont pour but d’enrayer les poussées cutanées et de limiter les crises pour diminuer les symptômes et les risques de contamination. La prise de médicaments a pour objectif principalement de diminuer l’intensité et l’inconfort des poussées d’herpès, d’en diminuer la fréquence et de limiter la contamination.


Bon à savoir

Les personnes atteintes par l’herpès de type 1 ou de type 2 sont infectées pour la vie. Même sans symptômes apparents, il est possible de transmettre l’herpès.

Liens


Il vous reste des questions sans réponse ?

Haut


La LGV

Description

La lymphogranulomatose vénérienne (LGV) est une infection causée par une bactérie de la famille du Chlamydia trachomatis.

La LGV se transmet par contact sexuel :

  • au cours d’une pénétration du pénis dans la bouche, le vagin ou l’anus
  • au cours d’un contact de la bouche avec le pénis, le gland, la vulve, le vagin ou l’anus
  • au cours du partage de jouets sexuels par pénétration orale, vaginale ou anale
  • lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant.

La bactérie responsable de l’infection se transmet facilement par contact d’une peau qui présente une lésion infectieuse à une peau saine et ne présente généralement pas de symptômes.

Symptômes-Complications

La durée de l’incubation de la LGV va de 2 à 60 jours, et ne présente généralement pas de symptômes.

La LGV évolue en 3 phases :

  • La phase primaire

Entre 3 et 30 jours après la transmission, se développe une plaie dans des zones peu visibles, où la bactérie a pénétré dans le corps.

Attention !Ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes après quelques jours, mais ne sont pas signes de guérison. La personne infectée reste contagieuse.

  • La phase secondaire

Entre 2 à 6 semaines après la transmission vont apparaître les symptômes suivant :

  •  Fièvre, frissons
  • Douleurs aux muscles ou aux articulations
  • Brulures à l’urètre avec écoulement ou inflammation du col de l’utérus
  • Ganglions douloureux dans l’aine, le cou
  • Constipation
  • Écoulements avec du sang ou du pus au niveau de l’anus

Chez la femme la phase secondaire est souvent asymptomatique.

  • La phase tertiaire

Cette phase a des symptômes plus importants :

  •  Un rétrécissement ou une perforation du vagin, du rectum ou du colon, causé par une inflammation chronique.
  • Un gonflement des organes génitaux (pénis, vulve, anus) causé par une obstruction des vaisseaux lymphatiques.

Des écoulements de pus, des inflammations des muqueuses, des saignements peuvent accompagner ces signes graves de complication de la LGV.

Attention !Ces symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la LGV, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement. Il est possible de transmettre la LGV malgré l’absence de signes apparents.

Prévention

Le condom, le préservatif féminin, le gant en latex et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l’infection à la LGV lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Attention !Il n’existe aucun vaccin contre la LGV, qui est une infection bactérienne.

Dépistage et Traitement

Attention !Le dépistage systématique de la LGV n’est pas préconisé. Il n’est donc pas effectué lors des consultations de routine de dépistage.

Une prise de sang permet de mettre en évidence l’infection. En cas de présence de symptôme, des prélèvements peuvent être effectués par un médecin à l’anus, dans le rectum, l’urètre ou le col de l’utérus. Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaître l’infection.

La durée du traitement est d’environ 3 semaines.

Un diagnostic de LGV nécessite fréquemment un dépistage du VIH, à confirmer 3 mois plus tard si négatif.

localisation-depistageTrouvez un centre de dépistage près de chez vous en visitant notre carte du Québec

Bon à savoir

Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une LGV. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

Liens

Il vous reste des questions sans réponse ?

Haut


La Syphilis

Description

La syphilis est une infection d’origine bactérienne causée par Treponema pallidum. Elle se transmet :

  • Par voie sexuelle
    • Lors d’une pénétration du pénis dans le vagin ou l’anus
    • Lors du contact de la bouche avec le pénis, la vulve, le vagin ou l’anus
    • Lors du partage de jouets sexuels
  • Par contact avec le sang
    • En cas de lésion, par le contact de la peau infectée avec la peau saine
    • Rarement, lors du partage de matériel d’injection, d’inhalation ou de préparation de drogue
    • Lors de la grossesse, et lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant

 

Symptômes-Complications

En l’absence de traitement post-exposition, en moyenne 3 semaines après l’infection peuvent apparaître les premiers symptômes, qui évoluent en 3 phases distinctes :

  • La phase primaire

Un bouton rouge apparaît à la surface de la peau à l'endroit où le microbe a pénétré dans l’organisme. Il présente une forte concentration de la bactérie tréponème, responsable de l’infection. Il forme un chancre, un petit ulcère superficiel et indolore, qui fait environ 1 cm de diamètre et passe très souvent inaperçu.

Attention !Les symptômes de la phase primaire disparaissent d’eux-mêmes après 1 ou 2 mois, même en l’absence de traitement. Cela n’est toutefois pas le signe d’une guérison, la personne infectée reste contagieuse.

  • La phase secondaire

En l’absence de diagnostic et de traitement, le tréponème du chancre poursuit son évolution et se répand dans l’organisme. On peut alors observer les symptômes suivant :

  • Une fatigue importante, de la fièvre, des maux de tête
  • Des douleurs musculaires et aux articulations
  • Une perte de cheveux, partant de la région derrière les oreilles
  • Une apparition de rougeurs sur les muqueuses et la peau
  • Des ganglions enflammés et douloureux
  • Une inflammation de l’œil

Dans la deuxième année qui suit l’infection, après la phase secondaire, s’installe une phase de latence, qui peut durer jusqu’à 30 ans, pendant laquelle il n’y a aucune manifestation de la maladie et la personne n’est plus contagieuse dès la troisième année.

  • La phase tertiaire

La forme la plus lourde de l’infection ne touche que de 15 à 30% des personnes qui ne sont ni diagnostiquées ni traitées. A la phase tertiaire se développent :

  • Des troubles cardio-vasculaires ou articulaires
  • Des troubles neurologiques (accident vasculo-cérébral, méningites, migraines importantes, modification de la personnalité, surdité, démence, etc.)
  • Des naissances prématurées, des avortements spontanés
  • Une destruction des tissus des organes internes

 

Prévention

Attention !Il n’existe aucun vaccin contre la syphilis, qui est une infection bactérienne.

Le condom, le préservatif féminin, le gant en latex et la digue dentaire sont les meilleures protections contre la syphilis lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Dépistage et Traitement

Le dépistage de la syphilis se fait par prise de sang, la confirmation du résultat se fait par le prélèvement par un médecin des zones infectées.

La syphilis en phase primaire, secondaire ou latente se soigne efficacement par simple injection d’antibiotiques, généralement la pénicilline. En cas d’allergie, d’autres molécules sont disponibles par voie orale.

localisation-depistageTrouvez un centre de dépistage près de chez vous en visitant notre carte du Québec

Bon à savoir

Attention ! Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une Syphilis.

Il est donc possible d’être infecté à nouveau. La longueur de l’incubation et des délais entre les phases nécessitent de prévenir largement les partenaires sexuels au moins 3-6 mois avant le diagnostic, selon le stade de l’infection.

Liens


Il vous reste des questions sans réponse ?

Haut


Le Virus de l'Immuno-Déficience Humaine (VIH)

Description

Le virus de l’immunodéficience humaine, le VIH, est responsable du syndrome de l'immunodéficience acquise, le sida.

La transmission du VIH est possible lorsqu’il y a :

  • Une porte de sortie du virus (saignement, éjaculation, production de liquide pré-éjaculatoire, allaitement, utilisation de matériel d’injection)
  • Une porte d’entrée du virus dans un organisme non porteur (plaie ouverte, lésion de la peau, muqueuse buccale, anale, vaginale, injection, ingestion, tatouage, perçage)
  • Un porteur (messager) du virus entre ces deux portes (liquide biologique comme le sperme, le liquide pré-éjaculatoire, les sécrétions vaginales, anales, le lait maternel, le sang).
  • NB : Une personne vivant avec le VIH qui suit son traitement et qui a une faible concentration du virus (une charge virale faible ou indétectable) a beaucoup moins de chances de transmettre le virus.

Le VIH ne se transmet pas via les gestes de la vie courante, tels se serrer la main, un éternuement, se faire la bise, partager un repas, les toilettes ou boire dans le même verre.

Symptômes-Complications

Une infection au VIH se décline en 4 phases :

  • La primo-infection

Durant cette phase, le virus se multiplie rapidement et la charge virale élevée augmente fortement les risques de transmission. La primo-infection passe parfois inaperçue.

Attention !Les symptômes de la primo-infection peuvent être communs, et ne permettent pas de diagnostiquer à eux seuls une infection au VIH.

Seul un test de dépistage peut amener ce diagnostic.

  • La phase asymptomatique

Pendant cette phase le virus est actif mais ne provoque pas de symptômes. Elle peut durer plus de dix ans, pendatn laquelle le virus demeure transmissible.

  • La phase symptomatique

Fatigue chronique, sueurs nocturnes, fièvre, diarrhée, une perte de poids importante sont des exemples de manifestations de l’affaiblissement du système immunitaire.

Sans traitement antirétroviral, le taux des lymphocytes CD4 peut chuter, la charge virale augmenter et des symptômes liés à la phase sida ou des infections opportunistes peuvent apparaître.

  • Le sida

L’apparition d’infections opportunistes causées par des bactéries, des virus ou des champignons ou encore l’apparition de certains types de cancers désigne la phase sida.

Les infections spécifiques au VIH profitent d’un système immunitaire affaibli et certaines sont potentiellement mortelles si aucun traitement antirétroviral n’est amorcé.

Attention !Une personne peut donc être porteuse du VIH et ne pas avoir le sida, on dit qu’elle est séropositive pour le VIH.

 

Prévention

Attention !Il n’y a aucun vaccin contre le VIH.

Il faut éviter tout contact avec le sang ou des liquides biologiques qui contiennent le virus (sperme, liquide pré-éjaculatoire, lait maternel, sécrétions vaginales ou anales) avec des plaies ou des muqueuses (bouche, anus, vagin, prépuce, gland).

Le port du condom masculin ou féminin, le gant en latex et la digue dentaire sont recommandés lors des rapports sexuels.

Le dépistage des ITSS et leur traitement réduisent la vulnérabilité à la contraction du virus. Il est pertinent d’évaluer son risque d’exposition au VIH pour mieux prévenir une infection au VIH.

Attention !En cas d’activité à risque élevé de transmission du VIH, il est possible de prendre une médication d’urgence, la Prophylaxie Post-Exposition (PPE) pour prévenir l’infection. Elle doit être prise le plus rapidement possible (72 heures maximum) après exposition au virus.

 

Dépistage et Traitement

La période fenêtre est de 6 semaines minimum.

Le test de dépistage détecte la présence des anticorps dans le sang ou la présence du virus lui-même :

  • Le test standard (ELISA)

C’est le plus couramment utilisé, il est fiable à plus de 99% si la recherche des anticorps anti-VIH se fait au moins 3 mois après la possible exposition du virus.

  • Le test rapide de recherche des anticorps

Le résultat de ce test est immédiat. S’il est effectué au moins 3 mois après l’exposition, il est fiable à plus de 99%. Tout résultat positif serait confirmé par un test standard.

  • Le test de dépistage du virus (P-24)

Il détecte la présence de l’antigène P-24, marqueur du VIH associé à une infection récente. Ce test couteux peut être effectué quelques semaines après l’exposition probable, mais devra être confirmé dans les 3 mois.

localisation-depistageTrouvez un centre de dépistage près de chez vous en visitant notre carte du Québec

 

Les traitements actuels ne guérissent pas l’infection par le VIH, mais sont très efficaces s’ils sont pris tous les jours, de façon régulière pour :

  • Réduire la présence du virus dans le sang
  • Reconstruire le système immunitaire pour diminuer le risque de développer des maladies opportunistes
  • Prolonger la survie de la personne vivant avec le VIH, et améliorer sa qualité de vie
  • Prévenir la transmission du VIH, par la diminution de sa charge virale.

Les effets secondaires (indésirables) touchent environ 10% des patients qui suivent le traitement anti-VIH.

Bon à savoir

La prise d’antirétroviraux, qui réduit la concentration de virus dans les fluides biologiques, ce qu’on appelle la charge virale indétectable, diminue la possibilité de transmettre le VIH.

Certaines ITSS comme l’herpès et la gonorrhée facilitent la reproduction du VIH. Une personne séropositive pour le VIH aura plus de difficultés à combattre une ITSS.

Liens

Il vous reste des questions sans réponse ?

Haut


Le Virus du Papilloma Humain (VPH)

Description

Le Virus du Papilloma Humain (VPH) existe sous plus de 150 souches différentes. Seul une quarantaine est responsable des condylomes génitaux (verrues génitales), qui est l'Infection Transmissible Sexuellement et par le Sang la plus répandue.

Les condylomes génitaux se transmettent facilement, notamment :

  • Lors de rapports sexuels avec contact entre le pénis et le vagin ou l’anus
  • Lors de contacts intimes entre une peau saine et une zone de peau infectée
  • Lors d’une relation sexuelle orale (bouche avec pénis, vulve, anus)
  • Lors du partage d’objets sexuels
  • Lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant.

 

Attention !Les jeunes de 14 à 24 ans sont particulièrement touchés par cette infection qui se transmet surtout dans la première année d’activité sexuelle.

Symptômes-Complications

Les symptômes les plus courants sont les condylomes génitaux, qui se retrouvent :

Chez la femme :

  • Sur la vulve
  • Sur le col de l’utérus
  • Dans l’urètre
  • Autour de l’anus
  • Sur le périnée
  • Dans la bouche
  • Plus rarement sur les cuisses

 

Chez l’homme :

  • Dans l’urètre
  • Sur le pénis, le frein ou le scrotum
  • Sur le périnée
  • Autour de l’anus
  • Dans la bouche
  • Plus rarement sur les cuisses

Parfois minuscules et donc invisibles à l’œil nu, les verrues génitales peuvent avoir la texture du chou-fleur, être légèrement surélevées, avec une coloration comme la peau, ou rose, blanche ou grise. Leur taille peut évoluer.

Attention !Certains types du virus VPH évoluent vers des formes précancéreuses de cellules, qui peuvent provoquer des cancers du pénis, du col de l’utérus, de la vulve ou de l’anus.

Prévention

La prévention est destinée à éviter l’apparition des condylomes et des cellules précancéreuses, en influant soit sur les risques de transmission du virus, soit sur l’évolution de l’infection.

L’utilisation du condom limite la possibilité de transmettre le VPH. Toutefois, l’infection peut se transmettre de peau à peau par toutes les parties non couvertes par le condom (anus, périnée, vulve, cuisses, scrotum).

Le vaccin préventif est gratuitement proposé aux filles âgées de 9 à 18 ans, dans le cadre scolaire, et aux femmes de 18 à 26 ans. Les hommes peuvent également se faire vacciner, quoique le vaccin ne soit pas gratuit.

Les personnes transexuel(les) devraient en parler à leur médecin pour se renseigner sur les possibilités d’accès au vaccin.

Attention !Le vaccin protège contre les verrues génitales et les cellules précancéreuses lorsqu’il est administré à une personne n’ayant jamais été infectée par le VPH. En cas d’infection antérieure, il limite l’évolution du virus et prévient les complications.

L’efficacité optimale du vaccin est observée pour une période allant jusqu’à plus de 6 ans, chez les femmes n’ayant jamais eu d’activité sexuelle.

Chez la femme et les transexuelles, le test de Pap (frottis, cytologie) est un examen effectué par un médecin ou un infirmier spécialisé. Ce test conseillé tous les 3 ans cherche à prévenir l’apparition de cellules précancéreuses ou cancéreuses par des prélèvements au niveau du col de l’utérus.

Chez l’homme et les transexuels, l’examen génital complet vise à détecter la présence de condylomes dans l’urètre, l’anus, dans toute la zone génitale.

Dépistage et Traitement

L’apparition de verrues génitales amène à faire diagnostiquer par un médecin les symptômes, par un examen clinique.

Les condylomes non-traités disparaitront d’eux-mêmes dans les 18 mois après leur apparition dans 80% des cas. La personne peut cependant rester infectée.

Attention !Il est possible de traiter les symptômes du VPH, et non le virus lui-même. Ils peuvent donc réapparaitre après le traitement.

Pour prévenir les complications, il est possible de traiter les verrues, par des crèmes, produits chimiques, brûlure par le froid (cryothérapie) ou au laser.

Bon à savoir

On estime que 70% de la population canadienne est concernée par l’infection au VPH, mais que 20 à 40% seulement des gens continueront à être porteurs du virus actif.

Les condylomes peuvent avoir des impacts directs sur l’activité sexuelle, sur l’intimité du couple.

Attention !La présence de verrues génitales chez un partenaire stable sain n’est pas le signe d’infidélité, le virus peut se trouver à l’état latent pendant une longue période avant l’apparition de symptômes.

Liens

Il vous reste des questions sans réponse ?

Haut