Conferences

logo_2couleursCMYK

 


Conférences passées

Les effets secondaires, parlons-en 

Marilou Gagnon, infirmière PhD, professeure agrégée
Faculté des sciences de la santé,Université d'Ottawa
Auteure de l'étude "Parlons des effets secondaires"
Mardi 7 mars 2017

>> Téléchargez la présentation

Lipodystrophie et accumulation, en 2017

Dr François Laplante, MD
Clinique du Quartier Latin, clinique spécialisée

Mardi 28 février 2017

>> Téléchargez la présentation 1 et présentation 2

Nouveaux traitements et effets secondaires

Dr Bertrand Lebouché, MD, PhD Institut Universitaire de Santé McGill
Jeudi 26 janvier 2017, Montréal

>>Téléchargez la présentation ici

Co-infection au VIH et à l'hépatite C : Nouveautés et mises à jour

Dr Patrice Junod, Clinique l'Actuel
Mardi 17 novembre 2015, Trois-Rivières
En partenariat avec Sidaction - Mauricie


Actualités et Ressources

Partenaires communautaires :

accm capahc


Partenaires financiers :

  

  

 

 

Gonorrhée

Neisseria gonorrhoeaeLa gonorrhée (infection gonococcique) est une infection transmissible sexuellement. La bactérie qui cause la gonorrhée peut infecter les parties génitales, la gorge ou l'anus (plus rarement d'autres parties du corps comme les yeux). Plusieurs personnes atteintes n'ont aucun symptôme. Il n'existe aucun vaccin contre la gonorrhée et une personne peut l'attraper  plusieurs fois.

Consultez la mise à jour (juillet 2013) : Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement : infections gonococciques

 
Description

L’infection gonococcique (gonorrhée) est d’origine bactérienne (Neisseria gonorrhoeae).

Il est possible d’être infecté à la gonorrhée lors :

  • D’une  pénétration du pénis dans la gorge, le vagin ou l’anus;
  • D’un contact de la bouche avec le pénis, la vulve, le vagin ou l’anus;
  • Du partage de jouets sexuels.
  • De l’accouchement, de la mère infectée à l’enfant

La période fenêtre pour pouvoir dépister une infection à la gonorrhée est de minimum 48 heures, la période optimale garantissant le résultat étant de 7 jours.

Il n'est pas nécessaire qu'il y ait éjaculation ou production de liquide pré-éjaculatoire pour que se transmette la gonorrhée.

Symptômes et complications

85 % des personnes infectées par le gonocoque sont des hommes. Seule une femme infectée sur deux présentera des symptômes.

Entre 2 jours à 5 semaines après l’exposition, peuvent apparaître des :

  • Pertes vaginales ou écoulements par le pénis ou l’anus
  • Picotements ou sensation de brûlure en urinant
  • Douleurs à la gorge, aux testicules ou dans le bas du ventre
  • Douleurs pendant les relations sexuelles
  • Saignements vaginaux après les relations sexuelles et entre les menstruations

Chez les nouveau-nés infectés, les symptômes sont :

  • Écoulement ou rougeur aux yeux (infection des yeux);
  • Septicémie (infection généralisée).

 AttentionCes symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la gonorrhée, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement.

 

Il est possible de transmettre la gonorrhée malgré l’absence de signes apparents.

Une gonorrhée non traitée peut entraîner, entre autres complications, une infertilité, une grossesse ectopique (grossesse dans les trompes de Fallope), des douleurs chroniques dans le bas du ventre, une infection de l’épididyme (canal spermatique), d’un testicule ou de la prostate.

Le risque de cécité pour les nouveau-nés infectés et non traités est élevé.

 
Prévention

Le condom, le préservatif féminin et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l’infection gonococcique lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Il n’existe aucun vaccin contre la gonorrhée qui est une infection bactérienne.

Le dépistage régulier (de 1x/an aux 3 mois), selon la fréquence des relations sexuelles permet de détecter l’infection malgré l’absence de symptômes.

 
Dépistage et traitement

Le dépistage diffère selon la présence ou non de symptômes.

En cas de symptômes apparents, un médecin doit effectuer des prélèvements à l’anus, au niveau du col de l’utérus chez les femmes, et faire un échantillon d’urine chez les hommes pour établir le diagnostic.

En cas d’absence de symptômes, un test par échantillon d’urine, prélèvement dans la gorge, l’utérus et l’anus sont nécessaires pour le dépistage.

Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaitre l’infection.

Le gonocoque a au fil du temps développé une résistance aux antibiotiques de plusieurs catégories. Seules les céphalosporines par injection intramusculaire seraient encore capables de venir à bout de l’infection.

Devant la difficulté des antibiotiques à pouvoir guérir l’infection, la prise des médicaments se fait de plus en plus par injection intramusculaire dépendamment de la partie du corps qui est infecté. Le meilleur outil contre la propagation de l’infection est alors l’utilisation du condom.

 

AttentionIl est préférable de ne pas avoir de contact sexuel pendant le temps de traitement (pendant 7 jours même dans le cas d’un traitement unidose ou par injection intramusculaire), pour ne pas transmettre la bactérie, et ainsi prévenir une seconde infection.

 
VIH et gonorrhée

Une gonorrhée non traitée facilite la transmission du VIH, en provoquant une inflammation des muqueuses (intérieur de la bouche, de la gorge, de l’anus, du pénis, du vagin), fragilisant ainsi les défenses naturelles (la peau).

Au niveau immunitaire, la gonorrhée amène le système à envoyer massivement les CD4+ sur la zone de l’infection pour combattre la bactérie.

Chez une personne séronégative au VIH infectée à la gonorrhée, le risque de contracter le VIH est alors jusqu’à 5 fois plus élevé.

Chez une personne séropositive au VIH, la gonorrhée accentue la charge virale du VIH des liquides génitaux ou anaux  jusqu'à 10 fois, augmentant ainsi le risque d’infectiosité de la zone concernée. L’infection sollicite plus fortement le système immunitaire, les exposants plus particulièrement aux complications.

 
Bon à savoir

Il ne faut pas uriner ou éjaculer deux heures avant de passer le test de dépistage ou de diagnostic, le passage des fluides nettoierait l’urètre des bactéries qui s’y seraient développées.

Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition ou non de symptômes.

Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une gonorrhée. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

Il est important lorsqu’on est porteur d’une infection telle la gonorrhée d’en informer le plus vite possible ses partenaires des 60 derniers jours, afin qu’ils puissent se traiter, se faire dépister et réduire la transmission de l’infection à d’autres.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué, ou encore par le Programme d’Intervention préventive auprès des personnes atteintes d'une ITSS et de leurs partenaires sexuels.

 
Liens

 

Syphilis

Description 

La syphilis est une infection d’origine bactérienne causée par  Treponema pallidum.

La syphilis se transmet :

  • Par voie sexuelle
    • Lors d’une pénétration du pénis dans le vagin ou l’anus
    • Lors du contact de la bouche avec le pénis, la vulve, le vagin ou l’anus
    • Lors du partage de jouets sexuels
  • Par contact avec le sang
    • En cas de lésion, par le contact de la peau infectée avec la peau saine
    • Rarement,  lors du partage de matériel d’injection, d’inhalation ou de préparation de drogue
    • Lors de la grossesse, et lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant

Avec la découverte des antibiotiques, la syphilis a été quasiment éradiquée en 1945. On observe une recrudescence de la maladie depuis 1997. Au Canada, en 2006, environ 1500 cas ont été signalés, et les hommes de 25 à 39 ans sont les premiers concernés.

 
Symptômes et complications

La syphilis peut évoluer différemment sur une longue période. Cette évolution se fait par phases, avec symptômes et latence.

Suite à l’infection, la multiplication de la bactérie dans l’organisme est rapide. Son évolution et l’apparition de symptômes varient selon qu’il y ait traitement ou non.

En l’absence de traitement post-exposition, en moyenne 3 semaines après l’infection peuvent apparaitre les premiers symptômes, qui évoluent en 3 phases distinctes :

  • La phase primaire

Un bouton rouge apparaît à la surface de la peau où le microbe a pénétré dans l’organisme). Il présente une forte concentration de la bactérie tréponème, responsable de l’infection. Il forme un  chancre, un petit ulcère superficiel et indolore, qui fait environ 1 cm de diamètre et passe très souvent inaperçu.

  • Chez l’homme, il se situe dans la région du gland, au niveau du frein, sur le pénis, dans la gorge, les amygdales, à l’anus
  • Chez la femme, il se situe principalement au niveau de la vulve, plus rarement dans le vagin ou au col de l’utérus.

Les symptômes de la phase primaire disparaissent d’eux-mêmes après 1 ou 2 mois, même en l’absence de traitement. Cela n’est toutefois pas le signe d’une guérison, la personne infectée reste contagieuse.

  • La phase secondaire

En l’absence de diagnostic et de traitement, le tréponème du chancre poursuit son évolution et se répand dans l’organisme. On observe alors les symptômes suivant :

  • Une fatigue importante, de la fièvre, des maux de tête
  • Des douleurs musculaires et aux articulations
  • Une perte de cheveux, partant de la région derrière les oreilles
  • Une apparition de rougeurs sur les muqueuses et la peau
  • Des ganglions enflammés et douloureux
  • Une inflammation de l’œil

Les symptômes de la phase secondaire peuvent se résorber d’eux-mêmes, mais ce n’est pas un signe de guérison, la personne infectée reste contagieuse.

De même, ils ne suffisent pas à faire le diagnostic d’une infection à la syphilis, seul un dépistage peut confirmer l’infection.

Dans la deuxième année qui suit l’infection, après la phase secondaire, s’installe une phase de latence, qui peut durer jusqu’à 30 ans, pendant laquelle il n’y a aucune manifestation de la maladie et la personne n’est plus contagieuse dès la troisième année.

  • La phase tertiaire

La forme la plus lourde de l’infection ne touche que de 15 à 30% des personnes qui ne sont ni diagnostiquées ni traitées.

A la phase tertiaire se développent :

  • Des troubles cardio-vasculaires ou articulaires
  • Des troubles neurologiques (Accident vasculo-cérébrales, méningites, migraines importantes, modification de la personnalité, surdité, démence, etc.)
  • Des naissances prématurées, des avortements spontanés
  • Une destruction des tissus des organes internes

Pendant la phase tertiaire, la personne infectée n’est plus contagieuse.

La phase tertiaire est devenue plus rare dans les pays développés, de par la prévention qui incite au dépistage régulier et le suivi médical poussé qui conduit à plus de personnes traitées.

 
Prévention

 Il n’existe aucun vaccin contre la syphilis, qui est une infection bactérienne.

La meilleure prévention consiste donc à limiter la circulation et la transmission de la bactérie responsable de l’infection, le tréponème.

Le condom, le préservatif féminin et la digue dentaire sont les meilleures protections contre  la syphilis lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

Lors de l’utilisation de matériel de préparation, d’inhalation ou d’injection pour consommer des drogues, il est important d’utiliser du matériel stérile, non-utilisé.

L’aspect asymptomatique de la syphilis et les longues périodes de latence ou d’incubation incitent à prévenir la contamination en passant régulièrement les tests de dépistage et en prévenant ses partenaires.

 
Dépistage et traitements

 Le dépistage de la syphilis est conseillé particulièrement  pour :

  • les personnes originaires d’une région où la proportion par habitants (prévalence) de l’infection est élevée.
  • les personne ayant voyagé dans une région où la prévalence de l’infection est élevée ou ayant des partenaires sexuels provenant d’une telle région
  • les personnes faisant du travail du sexe ainsi que leurs clients
  • les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes
  • les femmes enceintes
  • les personnes ayant été en contact sexuel avec une personne porteuse de l’infection

Le dépistage de la syphilis se fait par prise de sang, la confirmation du résultat se fait par le prélèvement par un médecin des zones infectées.

La syphilis en phase primaire, secondaire ou latente se soigne efficacement par simple injection d’antibiotiques, généralement la pénicilline. En cas d’allergie, d’autres molécules sont disponibles par voie orale.

Attention !Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition de symptômes.

Il est nécessaire de se protéger sexuellement pendant toute la durée du traitement (pendant 7 jours pour le traitement par injection), pour éviter la transmission ou une réinfection. S’il est bien suivi, le traitement guérit efficacement l’infection. Cependant il ne répare pas les lésions des phases secondaires et tertiaires.

 
VIH et Syphilis

 Les lésions de la peau, aux organes génitaux, créées par le  chancre  dans la phase de la syphilis primaire, accompagnées d’une inflammation, offrent au VIH une porte d’entrée dans l’organisme.

Les personnes vivant avec le VIH et co-infectés avec la syphilis sont jusqu’à 5 fois plus susceptibles de transmettre le virus, la charge virale du VIH augmentant fortement dans les liquides anaux et génitaux.

De même, les personnes vivant avec le VIH et immunodéprimées, sont plus susceptibles de développer les stades secondaires et tertiaires de l’infection à la syphilis. L’intensité des symptômes sera accentuée et ils peuvent apparaître plus rapidement. .

Il est possible (quoique rare) qu’un second traitement antibiotique leur soit nécessaire, selon l’évolution de leur sérologie.

La présence du virus du VIH dans l’organisme peut amener un faux résultat positif au dépistage de la syphilis, en réaction à l’infection. Il conviendra de confirmer par un test plus spécifique.

 
Bon à savoir

 Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une Syphilis. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

La longueur de l’incubation et des délais entre les phases nécessitent de prévenir largement les partenaires sexuels au moins 3-6 mois avant le diagnostic, selon le stade de l’infection.

Contrairement à nombre d’agent bactérien, il n’a pas encore été découvert de résistance de la souche syphilique au traitement antibiotique.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel www.cliniquelactuel.ca ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué, ou encore par le Programme d’Intervention préventive auprès des personnes atteintes d'une ITSS et de leurs partenaires sexuels.

 
Liens

 

LGV

 
Description

La lymphogranulomatose vénérienne (LGV) est une infection causée par une bactérie de la famille du Chlamydia trachomatis. La LGV se transmet par contact sexuel :

  • au cours d’une pénétration du pénis dans la bouche, le vagin ou l’anus
  • au cours d’un contact de la bouche avec le pénis, le gland, la vulve, le vagin ou l’anus
  • au cours du partage de jouets sexuels par pénétration orale, vaginale ou anale
  • lors de l’accouchement, de la mère à l’enfant.

Le risque de transmission est plus élevé lors des relations sexuelles par pénétrations anales d’objets, de doigts ou mains, pouvant créer des lésions ou des blessures.

En 2012, la majorité des personnes atteintes étaient  des hommes qui avaient  des relations sexuelles avec d’autres hommes.
La bactérie responsable de l’infection se transmet facilement par contact d’une peau qui présente une lésion infectieuse à une peau saine,  et par l’échange de fluides lors de relation sexuelles.

 
Symptômes et complications

 La durée de l’incubation de la LGV est très variable. Elle va de 2 à 60 jours, et ne présente généralement pas de symptômes.

La LGV évolue en 3 phases :

-La phase primaire

Entre 3 et 30 jours après la transmission, se développe une ulcération (plaie) qui passe souvent inaperçue, et qui est indolore. Elle se situe dans des zones peu visibles, où la bactérie a pénétré dans le corps (bouche, gorge, urètre, vagin, col de l’utérus, rectum, anus).

Ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes après quelques jours, mais ne sont pas signes de guérison. La personne infectée reste contagieuse.

-La phase secondaire

Entre 2 à 6 semaines après la transmission vont apparaître les symptômes suivant :

  • Fièvre, frissons
  • Douleurs aux muscles ou aux articulations
  • Brulures à l’urètre avec écoulement ou inflammation du col de l’utérus
  • Ganglions douloureux dans l’aine, le cou
  • Constipation
  • Écoulements avec du sang ou du pus au niveau de l’anus

En cas de complications, il est possible, mais rare, que les ganglions s’ouvrent (si un abcès ou un boubon s’est formé) avec un écoulement de pus.

Chez la femme la phase secondaire est souvent asymptomatique. L’affection des ganglions est parfois détectable en cas de lésions clitoridiennes ou des grandes lèvres.

-La phase tertiaire

En l’absence de traitement, la LGV peut causer des dommages graves. Les symptômes du stade tertiaire sont les suivants :

  • Un rétrécissement ou une perforation du vagin, du rectum ou du colon, causé par une inflammation chronique (Formation d’une fistule)
  • Un gonflement des organes génitaux (pénis, vulve, anus) causé par une obstruction des vaisseaux lymphatiques.

Des écoulements de pus, des inflammations des muqueuses, des saignements peuvent accompagner ces signes graves de complication de la LGV.
Plus rarement, la LGV va causer l’inflammation du foie ou d’une articulation. Ces dommages peuvent être permanents.

Attention !Ces symptômes ne suffisent pas à faire le diagnostic de la LGV, il faut consulter un professionnel de la santé rapidement.

Il est possible de transmettre la LGV malgré l’absence de signes apparents.

 
Prévention

Le condom, le préservatif féminin et la digue dentaire sont les meilleures protections contre l’infection à la LGV lorsqu’ils sont utilisés et changés à chaque pénétration orale, vaginale, anale, pour chaque partenaire lorsqu’il y a lieu.

L’utilisation d’un gant (latex, polyuréthane) lors de l’insertion de doigts ou de mains dans l’anus ou le vagin permet de prévenir l’infection, s’il est changé à chaque nouvelle insertion.

Une digue dentaire est un carré de latex mince utilisé pour prévenir la propagation des Infections Transmissibles Sexuellement et par le Sang (ITSS) durant la pratique du sexe oral. On peut se la procurer dans certains magasins, ou vous pouvez la fabriquer vous-même au moyen d'un condom ou d'un gant en latex. Source : masexualite.ca

Il n’existe aucun vaccin contre la LGV, qui est une infection bactérienne.

 
Dépistage et traitement

Le dépistage systématique de la LGV n’est pas préconisé. Il n’est donc pas effectué lors des consultations de routine de dépistage.

Une prise de sang permet de mettre en évidence l’infection. En cas de présence de symptôme, des prélèvements peuvent être effectués par un médecin à l’anus, dans le rectum, l’urètre ou le col de l’utérus.

Le traitement par antibiotiques permet de faire complètement disparaitre l’infection. La durée du traitement est d’environ 3 semaines. Les personnes séropositives nécessitent un suivi médical spécifique.

Les personnes ayant eu un contact avec un partenaire infecté peuvent gratuitement se faire prescrire le traitement antibiotique, sans attendre l’apparition de symptômes.

Il est nécessaire de se protéger sexuellement pendant toute la durée du traitement, pour éviter la transmission ou une réinfection. S’il est bien suivi, le traitement guérit entièrement l’infection. Cependant il ne répare pas les lésions des phases secondaires et tertiaires.

Lorsqu’il y a lieu, la ponction évacuatrice des bubons peut être un geste thérapeutique indiqué et à répéter afin de limiter la douleur et d'éviter l’aggravation des lésions. En revanche, l'incision chirurgicale est inutile et fortement contre-indiquée.

Un traitement chirurgical réparateur des lésions de la phase tertiaire peut être indiqué lorsqu’elles présentent un risque de surinfection.

 

VIH et LGV

Les lésionsque crée la LGV (ulcération des muqueuses, fissures et lésions rectales, vaginales, plaies buboniques au niveau de la zone clitoridienne, des grandes lèvres, zone de la gorge et de la bouche) exposent fortement à l’infection par le VIH et l’hépatite C.

Les personnes présentant les lésions de la LGV, qui sont autant des portes d’entrée que de sortie, sont plus susceptibles de contracter le VIH lors de rapports non protégés, ou de le transmettre, si elles sont porteuses du virus.

Un diagnostic de LGV nécessite fréquemment un dépistage du VIH, à confirmer 3 mois plus tard si négatif.

 
Bon à savoir

Il n’y a pas d’immunisation du système suite à une LGV. Il est donc possible d’être infecté à nouveau.

La LGV est surtout présente en Afrique, en Amérique du sud, dans les Caraïbes et en Asie.

Les personnes pratiquant le BDSM sont plus exposées à l’infection à la LGV, via l’utilisation de jouets sexuels et les pratiques comme le fist-fucking.

Il est important lorsqu’on est porteur d’une infection telle la LGV d’en informer le plus vite possible ses partenaires, afin qu’ils puissent se traiter, se faire dépister et réduire la transmission de l’infection à d’autres.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel www.cliniquelactuel.ca ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué, ou encore par le Programme d’Intervention préventive auprès des personnes atteintes d'une ITSS et de leurs partenaires sexuels.

Liens

 

Hépatite C

Description

Les hépatites sont des inflammations du foie. Elles peuvent être d’origine virale ou toxique.

Le virus de l’hépatite C, le VHC, est un des responsables des infections virales du foie.

Les hépatites non virales peuvent être dues à une ingestion importante de produits toxiques, comme l’alcool, les médicaments, des champignons, par exemple.
L’hépatite C est une Infection Transmissible Sexuellement et par le Sang (ITSS). Elle se transmet par le contact de sang infecté au VHC avec du sang non-infecté. Ces contacts peuvent être :

  • Par voie sexuelle :
    • Lors d’une pénétration non protégée, à risque de saignement (blessure anale ou vaginale, lors des menstruations)
    • Lors de pratiques sexuelles plus intenses, comme le fist-fucking, les jeux amenant des lésions cutanées
    • Lors de l’insertion digitale dans le vagin ou l’anus, ou des rapports brutaux
  • Par voie sanguine :
    • Lors d’une transfusion de sang ou une greffe d’organe qui n’aurait pas été testée pour l’hépatite C, ce qui est systématique depuis les années 90.
    • Lors de la réutilisation de matériel médical à usage unique (ex : aiguille de vaccination), ce qui est rare de nos jours dans les pays développés.
    • Lors de l’utilisation de matériel déjà utilisé pour causer des brèches dans la peau (ex : tatouage, perçage, acupuncture, électrolyse), et par extension, réutiliser l’encre, les pots d’encre, les aiguilles non stérilisées.
    • Lors de l’utilisation de matériel de consommation de drogue par inhalation déjà utilisé et infecté (ex : paille, pipe à crack ou à crystal-meth)
    • Lors de l’utilisation de matériel de consommation de drogue par injection déjà utilisé et infecté (ex : seringue, stéricup, tampon d’alcool, acidifiant, garrot, filtre, eau)
    • Lors du partage de matériel coupant, abrasif ou tranchant (ex : coupe-ongle, rasoir, brosse à dent)
    • Lors de la grossesse ou de l’accouchement, de la mère infectée à l’enfant.
    • Lors d’une morsure au sang, une piqure, une coupure, une plaie cutanée ou de muqueuse en contact avec du sang infecté par le VHC.

La période fenêtre pour pouvoir dépister l’hépatite C est environ de 8 à 9 semaines à compter de l’infection.

Dans 15 à 20 % des cas, l’hépatite C va guérir d’elle-même, et passer inaperçue. 6 mois après l’infection, en l’absence de traitement antiviral, l’hépatite peut devenir chronique, et la guérison spontanée n’est plus possible.

La guérison de l’hépatite C ne crée pas d’immunité, il est donc possible de la contracter à nouveau.

 
Symptômes et complications

Au Canada, environ 250 000 personnes vivent avec l’hépatite C, 50 000 au Québec, et 170 millions dans le monde.

Dans 90% des cas, la personne infectée à l’hépatite C n’aura aucun symptômes, et ce pendant plusieurs années.

Après une période de 1 à 2 semaines pendant laquelle la personne est contagieuse, les dommages au foie continuent de s’aggraver, et les premiers symptômes apparaissent :

  • Fatigue plus ou moins importante et persistante
  • Nausées et fièvres,
  • Fatigue musculaire et articulaire
  • Perte d’appétit, troubles digestifs

Ces symptômes ressemblent à beaucoup de maladies. Ils ne suffisent pas à faire le diagnostic de l’hépatite C, il faut consulter un médecin ou une infirmière rapidement pour se faire dépister.

Dans 80 à 85% des cas d’hépatite C, elle ne guérit pas d’elle-même dans les 6 mois qui suivent l’infection. Elle se transforme alors en infection chronique. Elle est traitable, mais la personne restera porteuse du virus à vie.

Les évolutions possibles sont :

  • Pour 20 à 50 % des porteurs chronique, une cirrhose du foie. Les multiples dégradations des cellules du foie produisent du tissu cicatriciel qui entrave le travail de l’organe.
  • En cas de cirrhose, risque de cancer du foie. La consommation excessive d’alcool est la cause la plus fréquente de cancer du foie, mais les hépatites B et C dans leur forme la plus grave peuvent mener à cette maladie.
  • Très rarement, une hépatite fulminante survient. Il s’agit d’une destruction massive des cellules hépatiques, qui peut s’avérer mortelle. Une greffe d’organe peut être nécessaire.
 
Prévention

Il n’existe aucun vaccin contre le virus de l’hépatite C.

Le VHC se transmet par le sang. Aussi il est nécessaire d’éviter tout contact avec du sang contaminé ou sain.

Pour ce faire, il faut observer des gestes simples tels que :

  • Utiliser systématiquement du matériel neuf ou convenablement stérilisé pour le tatouage, le perçage, l’acupuncture. N’hésitez pas à vérifier avec le professionnel.
  • Utiliser systématiquement du matériel neuf ou convenablement stérilisé pour toute consommation de drogue par inhalation, injection, ainsi que pour les préparations (eau stérile, stéricup, pipe à crack, seringue, garrot)
  • Ne pas partager le matériel entre consommateurs
  • Ne pas partager du matériel de la vie quotidienne avec une personne infectée, ou si l’on est infecté (coupe-ongles, brosse à dent, rasoirs, fil dentaire, etc.)
  • Utiliser du lubrifiant et des gants en latex pour toute pénétration digitale dans le vagin ou l’anus afin d’éviter tout contact avec du sang.
  • Le port du condom masculin ou féminin lors des rapports sexuels avec pénétration limite les contacts avec du sang ou des lésions cutanées qui ne seraient pas directement visibles.

L’hépatite C étant une inflammation du foie, il est fortement conseillé d’éviter l’ingestion d’alcool, de médicaments, de tout produit faisant travailler cet organe. Éviter la nourriture trop riche, trop grasse, qui exigerait du foie une surcharge de travail.

En cas d’infection à l’hépatite C, la vaccination contre les hépatites A et B permet d’éviter des complications par le biais d’une co-infection.

Attention !Il n’y a aucun risque de transmission par simple toucher, le contact avec la sueur, les éternuements, un simple baiser, l’utilisation de vaisselle, s’il n’y a pas de trace de sang.

 
Dépistage et traitement

Le dépistage de l’hépatite C se fait par une prise de sang.

L’analyse de celle-ci permet de détecter les anticorps qu’aurait produit une infection au VHC.

Deux cas de figure sont alors possible :

  • Un résultat négatif indique que le système immunitaire n’a jamais eu à combattre une infection au VHC, et donc à produire des anticorps.
  • Un résultat positif  indique que la personne a été en contact avec le virus de l’hépatite C. Il s’agit alors de confirmer ce résultat, pour déterminer si le virus est toujours présent dans l’organisme, ou si le système immunitaire a guéri l’infection.

La confirmation du résultat positif se fait également par une prise de sang, pour rechercher cette fois-ci la présence du virus de l’hépatite C. Ce test est appelé test PCR, test de charge virale ou test de recherche de l’ARN. Si le résultat est négatif, la personne est guérie de l’hépatite C.

S’il est positif, la personne est porteuse de l’hépatite C.

Attention !Les personnes à haut risque sont invitées à passer un test de dépistage, la maladie pouvant rester silencieuse pendant quelques années.

-          Depuis 2015, il existe des traitements très efficaces (environ 95% de réussite) et très rapide (12 semaines) qui ne contiennent pas d'interféron et n'entrainent pratiquement pas d'effets secondaires.

-          Eligibilité au traitement : Pour le moment, les patients avec un score de fibrose (= état du foie malade) F2, F3 et F4 sont éligibles au traitement. Les patients coinfectés avec le VIH sont éligibles en tout temps. Les patients F1 avec un facteur de   comorbidité (autre maladie du foie) le sont aussi. Il est prévu que les patients F0 soient acceptés en juillet 2018.

-          Les antirétroviraux à action directe vont bloquer la capacité du VHC à se copier et se reproduire.

En cas de complication sévère, une ablation partielle ou complète du foie peut être nécessaire, et exiger alors une transplantation.

La guérison de l’infection à l’hépatite C ne protège pas contre d’autres contaminations. La prévention et le dépistage sont nécessaires pour éviter d’être infecté à nouveau.

 

VIH et VHC

Il est recommandé à toute personne séropositive au VIH de se faire dépister pour l’hépatite C.

En effet, les modes de transmission et d’infection sont très similaires entre le VHC et le VIH, via le sang. On estime qu'un tiers des personnes séropositives au VIH le sont aussi au VHC. Au Canada, c'est 13 000 personnes qui seraient co-infectées.

Le VIH accélère le processus de fibrose du foie (le tissu cicatriciel dégrade la capacité filtrante du foie), et le risque de cirrhose est multiplié entre 2 et 5 fois. Le VIH provoque pour sa part une inflammation virale des organes, ajoutant ainsi à celle provoquée par l'hépatite C.

Le traitement antirétroviral pour traitement l'infection au VIH peut provoquer une intoxication du foie, qui s'ajoute alors à l'hépatite C et ainsi accélère  la détérioration de l'organe. Les effets secondaires peuvent se cumuler, et amener à un arrêt des traitements multi thérapeutiques.

 
Bon à savoir

L’eau de Javel peut supprimer le VHC à la surface des objets, mais pas à l'intérieur d'une aiguille d'injection, par exemple. Le virus peut rester vivant jusqu'à 8 semaines dans une seringue souillée.

L’infection au VHC et le traitement peuvent nécessiter de mettre en place de bonnes conditions de vie pour garantir des effets optimaux. Une alimentation plus équilibrée, pour soulager le foie, une diminution conséquente de la consommation d'alcool et de la cigarette, sont des aspects à ne pas négliger pour favoriser la guérison.

Le traitement contre l'hépatite C nécessite de plus d'être pris à heures régulières, pour ne pas que le virus puisse développer des résistances. Cela engage d'être personnellement prêt pour le traitement, qui ne doit pas systématiquement être commencé dès l'infection.

Il est possible d'aviser anonymement ses partenaires par mail, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique l'Actuel

 
Liens

 

Hépatite A/B

 
Description

Les hépatites sont des inflammations du foie, causées par une infection virale ou par une intoxication (abus de médicaments, alcool, produit chimique, etc.). En plus de réagir à l’infection virale, le système immunitaire détruit les cellules du foie pour le protéger.

Les infections par les virus de l’hépatite A (VHA) et de l’hépatite B (VHB) sont des Infections Transmissibles Sexuellement et par le Sang (ITSS).

Les virus des hépatites A et B sont souvent associés, présentant de nombreux points communs sur leur mode de prévention, transmission et guérison.

Il convient cependant de les différencier.

Hépatite A

Hépatite B

Endémique en Asie, Afrique, Amérique centrale et Amérique du Sud, ainsi qu’au Mexique et dans les Caraïbes, l’hépatite A est moins présente dans les pays aux conditions d’hygiènes plus salubres.A titre d’exemple, en 2011 en France, 1.114 cas d’hépatite A ont été détectés.Sa période d’incubation, entre le moment où elle est contractée et les premiers signes d’infection, varie de 30  à 180 jours, une 50aine en moyenne.Dans les pays en voie de développement, 8 à 10% des adultes sont porteurs de l’hépatite B.2 milliards de personnes seraient contaminées à l’hépatite B dans le monde. Parmi eux 450 millions auraient une hépatite chronique.La période d’incubation de l’hépatite B est en moyenne de 60 à 90 jours.
  
Considérée comme la forme d’hépatite la moins grave, le VHA se transmet :

 

Par contact sexuel

  • Lors d’un rapport oral – anal
  • Lors d’un partage de jouet sexuel ayant été introduit dans l’anus
  • Lors de contact oral avec des selles d’une personne contaminée

 

Présent dans les liquides biologiques,  le VHB se transmet :

 

Par les liquides génitaux

  • Lors d’un rapport sexuel non-protégé vaginal ou anal
  • Lors d’un rapport sexuel oral
  • Lors du partage de jouets sexuels sans précaution
  • Par contact d’une muqueuse avec le sperme ou les sécrétions vaginales infectées
  • Par voie orale
  • Par la consommation d’eau, de glaçons ou d’aliments infectés par les matières fécales d’une personne contaminée
  • Par contamination des mains mises à la bouche, via du matériel, des aliments (crudités, fruits de mers contaminés, etc.)
  • Par l’utilisation de matériel contaminé, ou par la consommation de drogue qui aurait été en contact avec des matières fécales

 

  • Par le sang
    • Lors de la grossesse ou à l’accouchement
    • Lors de tatouage ou perçage par du matériel contaminé
    • Lors d’utilisation de matériel de préparation, d’injection ou d’inhalation contaminé et partagé
    • Par contact du sang contaminé avec une plaie, une muqueuse, une morsure ou piqure

L’hépatite A ne se transmet pas par le sang.
  • Par la salive infectée, en cas de morsure entrainant une lésion cutanée

 

Sauf en cas de présence de sang, les larmes, lait maternel, selles, sueur ou urine ne transmettent pas le VHB.

Il n’y a aucun risque de contamination aux hépatites par le simple toucher, se faire la bise, tousser, éternuer, utiliser la même vaisselle, être en contact avec la sueur …

Le virus de l’hépatite B peut rester actif jusqu’à deux semaines sur une surface inerte, dans des conditions normales de température.

 

Symptômes et complications

Comme beaucoup d’ITSS, l’infection aux hépatites ne présentera dans une grande majorité des cas aucun symptôme. Parfois latente pendant des années, l’infection hépatique peut présenter le tableau clinique d’une grippe à son début.

La majorité des hépatites se résorbent d’elles-mêmes, après quelques semaines, si elles durent plus de 6 mois, on parle d’hépatite chronique.

  

Hépatite A

Hépatite B

  
La gravité de l’hépatite A augmente avec l’âge. La durée de l’infection est de 2 à 4 semaines, en moyenne. Durant cette période apparaissent :Dans la majorité des cas, il n’y aura pas de symptômes à l’infection à l’hépatite B.On observe différentes évolutions de l’infection :
  • De la fièvre, des courbatures et maux de tête
  • Une fatigue inhabituelle, durable, que le repos n’atténue pas
  • Perte d'appétit et de poids
  • Jaunissement du blanc des yeux et de la peau
  • selles pâles et urines foncées

 

  • La phase aigue

Asymptomatique dans environ 60% des cas, elle guérit entièrement de l’infection en quelques semaines, et développe une immunité. Sinon les symptômes sont :

  • Jaunisse des yeux et de la peau
  • Fatigue persistante
  • Douleurs articulaires et musculaires
  • Diarrhées, selles pâles, urines foncées
  • Rarement, éruptions cutanées
 
  • La phase chronique

Environ 5 à 10% des personnes infectées au VHB deviendront chroniques après 6 mois d’infection et resteront porteur du virus, asymptomatiques mais contagieux.

On observe peu de complications de l’hépatite A. Cependant, si l’infection dure trop longtemps, elle peut entrainer :Les porteurs chroniques présentent plus de risques de cirrhose, dans 15 à 25% des cas, sur plusieurs années.
  • une hépatite chronique, décrite au-delà de 6 mois d’infection, qui mettra de 1 à 3 ans pour guérir
  • une cirrhose, c'est-à-dire une dégradation importante des cellules du foie due à la cicatrisation. Cela entrave la circulation du sang dans l’organe
  • une hépatite fulminante, si la personne est déjà porteuse d’une autre forme d’hépatite (B ou C). En cas d’insuffisance majeure du foie, une greffe peut être nécessaire.
L’hépatite B, dans moins de 1% des cas, peut se compliquer en une forme fulminante, qui présente des symptômes mortels :

 

  • tâches rouges sur la peau, signe d’hémorragie
  • saignements de nez
  • confusion mentale, coma

 

Attention !

Sans symptômes, il est possible d’être porteur très longtemps d’une hépatite, et donc de contaminer des partenaires sexuels. De plus, l’infection peut se propager et créer des dommages internes tout en passant inaperçue.

 
Prévention

Il est possible de prévenir la contraction des hépatites A et B par des gestes quotidiens et sécuritaires. Une vaccination très efficace est disponible.

L’utilisation du préservatif est recommandée dans toute relation avec pénétration, particulièrement anale. L’utilisation de la digue dentaire est conseillée pour toute relation orale-anale et orale-vaginale.

Des gestes sécuritaires permettent d’éviter de contracter ou transmettre une hépatite :

Hépatite A

Hépatite B

  • Lavage des mains systématique après passage aux toilettes ou pour cuisiner
  • Utilisation d’une eau non-contaminée en cas de consommation de drogue
  • Éviter la consommation d’eau du robinet, de glaçons dans les boissons alcoolisées et d’aliments crus ou lavés à l’eau courante dans des pays en voie de développement
  • Ne pas nettoyer une plaie à l’eau courante dans des pays en voie de développement
  • En cas d’infection, éviter le don d’organe, de sang, de sperme
  • Utiliser un condom pour toute relation sexuelle, particulièrement anale
  • Vaccination
  • Utiliser un condom pour toute relation sexuelle orale, anale, vaginale
  • Vérifier que les tatouages et perçages sont fait avec du matériel stérile, neuf
  • Ne pas partager son matériel de préparation de drogue, consommation de drogue, inhalation, injection
  • Utiliser du matériel de préparation de drogue, consommation, inhalation, injection stérile, neuf
  • Utiliser de l’eau stérile pour la préparation de la drogue à consommer
  • Ne pas partager rasoir, brosse à dent, coupe ongle en cas d’infection
  • Dépistage prénatal pour les femmes enceintes
  • Vaccination

 

Attention !

Il n’est pas possible de contracter une seconde fois l’hépatite A et la B si la personne a été guérie. La personne est immunisée.

Les vaccins contre les hépatites A et B ont des taux d’efficacité proches de 95%. Le mode le plus répandu consiste en une double vaccination pour les hépatites A et B par la même injection.

4 semaines après la première injection, l’immunité est acquise. Elle persiste pour la vie  si les rappels ont  été pratiqués, à 1 mois puis 6 mois après la première injection.

Généralement, le vaccin contre les hépatites est offert gratuitement aux :

  • Enfants de 4ème  année du primaire
  • Hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH)
  • Personnes avec un système immunitaire déprimé (Personnes Vivant avec le VIH, etc.)
  • Personnes qui utilisent des drogues par injection ou inhalation
  • Partenaires sexuels des personnes porteuses d’une hépatite B
  • Contacts familiaux des personnes porteuses d’une hépatite B
  • Personnes porteuses de l’hépatite C
  • Les personnes qui ont contracté une ITSS
  • Les jeunes de la rue
  • Les travailleurs du sexe
  • Les nouveau-nés de mères infectées
  • Les professionnels de la santé qui se blessent avec une aiguille

Dans le cas des personnes porteuses de l’hépatite C ou d’une atteinte au foie (cirrhose, etc.), le vaccin contre l’hépatite B est préconisé également, pour éviter les complications.

Gratuite, durable et avec un taux d’efficacité très élevé, la vaccination est le meilleur moyen de protection contre les hépatites A et B.

Le vaccin de l’hépatite A est dirigé contre le VHA, celui de l’hépatite B contre le VHB exclusivement, mais la vaccination peut contenir les deux souches, ce qui assure la double protection.

Une Prophylaxie Post-exposition existe pour prévenir l’infection au virus de l’hépatite B. En cas d’exposition à du sang, du sperme, de la salive ou des sécrétions vaginales d’une personne infectée, une injection d’immunoglobuline administrée dans un délai inférieur à 7 jours peut éviter la propagation de l’infection. Ce traitement est disponible après consultation d’un médecin, aux urgences par exemple.

 
Dépistage et traitement

 Le dépistage des hépatites est indiqué pour toute personne présentant une vulnérabilité à l’exposition au virus :

  • Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes
  • Les utilisateurs de drogues par injection
  • Les femmes enceintes
  • Les voyageurs qui ont eu des contacts sexuels dans des pays à forte exposition aux hépatites
  • Les personnes ayant des tatouages ou des perçages
  • Les personnes porteuses d’une affection au foie, cirrhose, hépatite chronique
  • Les travailleurs du sexe
  • Les personnes qui ont contracté une ITSS
  • Les personnes qui ont plusieurs partenaires
  • Les jeunes de la rue
  • Les personnes qui ont reçu des transfusions sanguines avant 1990

Il est indiqué de se faire dépister même sans symptômes, le virus pouvant être dormant durant plusieurs années.

Le dépistage des hépatites se fait par prise de sang, l’examen physique étant peu concluant.

Il permet de :

Hépatite A 

Hépatite B

  • Doser les taux d’enzymes du foie, afin de détecter des traces de cirrhose, d’atteinte hépatique
  •  La recherche de deux protéines différentes donnera deux indications :
  1. La présence des anticorps IgM anti-VHA indique une infection active, récente
  2. La présence des antigènes IgG anti-VHA indique que le corps est immunisé contre l’hépatite A, suite à la guérison à une infection.
  • Doser les taux d’enzymes du foie, afin de détecter des traces de cirrhose, d’atteinte hépatique et de destruction du foie
  •  La recherche d’une forte concentration de cellules immunitaires (lymphocytes) permet de définir qu’il s’agit d’une infection virale
  • La présence de l’antigène HBS indique qu’il s’agit du VHB. S’il est disparu, cela indique une guérison
  • La recherche des anticorps permettra de déterminer si l’infection est ancienne ou non.

 

 

Il n’y a pas de traitement spécifique pour l’hépatite A. Le système immunitaire parvient à combattre l’infection, après 4 à 6 semaines. Pour favoriser la guérison, il faut éviter alcool, médicaments et exposition aux sources de l’infection.

L’hépatite B, si elle est peu active, ne justifiera pas particulièrement de traitement. Un suivi médical s’impose cependant, et 90-95 % des cas présenteront une guérison dans les 6 mois.

Dans le cas d’une hépatite B plus agressive, un traitement par interféron ou par antiviraux est possible, qui dans 80% des cas permettront d’arrêter l’évolution de l’infection.

Dans les cas d’hépatites ayant développé des complications (hépatite fulminante, cirrhose, etc.), une greffe de foie peut être nécessaire.

 
VIH et VHAB

La vaccination contre les hépatites A et B est fortement conseillée pour les personnes séropositives au VIH. Les meilleures conditions sont une charge virale indétectable et un niveau de CD4 (cellules du système immunitaire) supérieur à 500/mm3, afin que le corps soit capable de réagir au vaccin et développer une immunité.

La vaccination aux hépatites A et B est conseillée en cas de co-infection déjà existante entre le VIH et l’hépatite B ou C, surtout pour les HARSAH.

Plus de 7 % des patients infectés par le VIH sont porteurs d’une infection chronique au VHB.

Le taux de CD4 au moment de la vaccination influe sur la durée de l’immunité. Un taux supérieur à 350/mm3 assure une bonne réponse immunitaire, mais les personnes séronégatives conservent les anticorps anti-VHA et anti-VHB plus longtemps, et sont donc plus longtemps immunisés.

Les fortes similitudes des modes de transmissions de l’hépatite B et du VIH favorisent les cas de co-infection VIH et VHB.

Les personnes séropositives avec un système immunitaire affaibli sont plus à risque de développer des dégradations du foie. Ils présentent des quantités plus importantes de VHB dans le sang, ce qui les expose plus à développer une hépatite chronique.

Cependant, aucune étude n’a montré d’influence du VHB sur le développement du VIH.

Des interactions médicamenteuses parfois importantes peuvent exister entre la multithérapie en cas de VIH et la prise de traitement contre l’hépatite B. Les molécules du traitement anti-VIH sont de plus en partie traitées par le foie, ce qui entraine une croissance d’activité.

 

Bon à savoir

La consultation d’un nutrionniste pendant une période d’infection ou de traitement à l’hépatite B peut améliorer grandement l’efficacité des thérapies ou le confort quotidien du patient.

Le vaccin contre l’hépatite B peut être administré à l’entourage familial dans les 8 jours suivant les premiers symptômes chez le sujet infecté, réduisant de 13 à 2,8% le risque de contagion.

Il est possible d’aviser anonymement ses partenaires par courriel, comme par exemple proposé par le site internet de la Clinique L’Actuel www.cliniquelactuel.ca ou parlez-en avec l’infirmier du dépistage ou le médecin qui vous a diagnostiqué, ou encore par le Programme d’Intervention préventive auprès des personnes atteintes d'une ITSS et de leurs partenaires sexuels.

 
Liens

 

Publications PVSQ

 

Guide L'Essentiel du VIH/sida

Voici la deuxième édition du guide L'Essentiel du VIH/sida en format PDF. Et la deuxième édition de la version anglaise : HIV what you need to know.

Guide VIH/sida      HIV Guide

 

 

 

 

 

Mises à jour, 31 janvier 2013 : Divulgation du statut sérologique concernant le VIH lors de relations sexuelles

Informations importantes
Suites aux décisions rendues par la Cour suprême du Canada dans les affaires Mabior et D.C. en octobre 2012, il est important de prendre note des informations sur la divulgation du statut de séropositivité au VIH avant une relation sexuelle en cliquant sur le lien suivant : http://www.aidslaw.ca/publications/publicationsdocFR.php?ref=1329  (Français) Source : Réseau juridique canadien VIH/sida : La non-divulgation du VIH et la Cour suprême du Canada.

Important Information
Following the recent decisions about HIV disclosure before having sex by the Supreme Court of Canada, in October 2012, please read the important information on the following link:
http://www.aidslaw.ca/publications/interfaces/downloadFile.php?ref=2085 (English) Source: Canadian HIV/AIDS Legal Network: HIV non-disclosure and criminal law: Implications of recent Supreme Court of Canada decisions for people living with HIV.

Si vous désirez une version papier, veuillez communiquer avec nous par courriel ou par téléphone au 1-877-767-8245 ou pour la région de Montréal au 514-523-4636.


Bottins de ressources

Bottin ressourcesVous trouverez dans la section « Ressources » un bottin pour chaque région du Québec et un bottin provincial. Vous pouvez les télécharger en suivant ce lien. En plus des ressources VIH/Sida, vous trouvez des ressources de soutien psychosocial, d’hébergement, de soutien à domicile, de dépannage, des ressources pour femmes, etc.

Si vous désirez une version papier, veuillez communiquer avec nous par courriel ou par téléphone au 1-877-767-8245 ou pour la région de Montréal au 514-523-4636.


Articles


 Dossier de presse et communiqués

Sept 2013 : Dossier de presse - PVSQ
Le Dossier de presse est diffusé aux médias ou
lors d'événements de visibilité.

Fév 2013 : Actualités Fréquence VIH :: Communiqué de presse Communiqué de presse diffusé à l'occasion du retour des Actualités Fréquence VIH via le site du Portail VIH/sida du Québec.

Mai 2013 : Communiqué de presse - Actualités VIH
Communiqué visant à informer la communauté internationale francophone du faisceau d'information qu'est Actualités - Fréquence VIH.

 

Essentiel VIH