Ce dossier est une traduction originale du dossier POZ Focus "Living with Lipo", rédigé initialement par Benjamin Ryan.

La lipodystrophie, ou d'autres changements anormaux dans la distribution des graisses, est un problème fréquent chez les personnes vivant avec le VIH, en particulier chez ceux qui ont été traités avec les antirétroviraux les plus anciens.

À lire dans le dossier :


 VIVRE AVEC LA LIPO
Crédits : From POZ.com, January 2016. Translated and reprinted with permission. Copyright 2016 CDM Publishing, L.L.C.

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La liposuccion est une autre option pour ceux qui cherchent à traiter la graisse du haut du dos. Cependant, ça revient souvent. La procédure n'est pas une option pour la graisse viscérale du ventre, parce qu'il est trop dangereux d’essayer d'atteindre la graisse qui est autour des organes.

La chirurgie de réduction mammaire est une autre possibilité pour les femmes et les hommes avec accumulation de graisse dans la poitrine. Goodrow a étudié cela comme une solution à ses maux de dos. Elle a également été parler avec les chirurgiens plasticiens sur la possibilité d'utiliser différents types d’opérations faciales, y compris un transfert de sa propre graisse d'une partie de son corps dans son visage. Son espoir est de pouvoir se regarder dans le miroir et de voir un visage plus charnu, ressemblant d’avantage à ceux de ses frères et sœurs séronégatifs. Cependant, elle a rencontré beaucoup de murs, notamment à cause de la dépense élevée des traitements reconstructifs. Les programmes d'accès aux patients des sociétés pharmaceutiques qui produisent Radiesse et Sculptra, les deux produits de remplissage approuvés par la FDA pour le traitement de la lipoatrophie du visage liée au VIH, étaient autrefois assez généreux; ce qui n’est plus le cas depuis quelques années.

Certains cliniciens ont été en mesure d'obtenir une couverture d'assurance pour ces traitements, en les classant comme reconstruction, comme pour un sein après une mastectomie. Mais obtenir le remboursement a tendance à être un exploit rare, nécessitant une quantité considérable de temps et d'efforts de la part des cabinets de médecins.

Le Blogueur et activiste du VIH Mark S. King, 55 ans, qui vit à Baltimore, est l'un des plus chanceux. Après avoir vécu une lipoatrophie du visage sévère pendant des années, il a commencé à recevoir des injections périodiques de Radiesse et Sculptra et a retrouvé une grande partie du volume perdu de son visage. (Consultez son blog vidéo couvrant ces traitements sur son site Web, MyFabulousDisease.com) Son clinicien a été en mesure d'obtenir un prix bas pour lui et il a la chance de pouvoir se permettre de payer la différence. Après avoir connu le succès avec ces remplisseurs temporaires - ils se fanent au fil du temps - il a décidé de faire le grand saut et de subir des traitements avec le produit semi-permanent Bellafill. En partie à base de collagène bovin, en partie à base de charge synthétique permanente, le traitement nécessite une série d'injections, après chacune desquelles la portion de collagène s'efface progressivement, laissant derrière la base synthétique.

King, qui à ses débuts en tant qu'acteur dans des annonces publicitaires et homme gay de West Hollywood «avait obtenu beaucoup de succès» avec son nouveau visage de jeune premier, dit qu'il a des «sentiments mitigées» suite aux procédures reconstructives faites à son visage. Il est trop conscient que beaucoup d'autres personnes vivant avec le VIH et la lipoatrophie n'ont pas accès à ces traitements, alors que d'autres portent leur visage rajeuni et charnu comme un badge d'honneur.

«D'une certaine façon, je me sens comme si j'étais simplement incapable», dit King à propos du fait de maintenir ses cicatrices de bataille visibles. «Je préfère les faire réparer. C'est un souvenir trop douloureux. Je suis trop préoccupé par mon apparence. »

En ce qui concerne Sidle, elle s'adapte aux changements positifs dans son corps, toujours pas tout à fait certaine comment interpréter sa chance en ayant tant d'amélioration de son tour de taille après toutes ces années de lutte. «Lentement, je commence à aller dans les friperies pour trouver des vêtements que je peux porter», dit-elle. Le premier ordre du jour: les pantalons qui ne tombe pas.

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